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Byron et Shelley, deux "fils de la révolte" poètes de la liberté

Écrits romantiques et rebelles : le romantisme anglais et la Révolution française, avec Michel Paraire invité d’Anne Jouffroy

Michael Paraire présente son ouvrage Byron et Shelley, Écrits romantiques et rebelles. Lord George Gordon Byron (1788-1824) et Percy Bysshe Shelley (1792-1822), morts à un âge où nul ne devrait mourir, fauchés en pleine jeunesse, sont les deux grands poètes anglais de la liberté. Admirateurs de la Révolution française, contemporains des grandes batailles napoléoniennes, ces « fils de la révolte » ont porté à son plus haut degré l’exigence du combat contre l’oppression. Pourquoi une lecture conjointe, en miroir, des poèmes de Byron et de Shelley ? Quelle fut l’influence de la Révolution française sur ces deux poètes romantiques et lyriques mais aussi politiques et engagés ?


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Byron et Shelley, les deux grands poètes romantiques de la seconde génération -après Wordsworth et Coleridge- furent de grands amis.
Leur situation de parias, d'exilés volontaires, hors d'une Angleterre pré-victorienne dont ils rejetaient la morale et les conventions étriquées, les réunit en 1816 autour du lac de Genève.


Cette rencontre marquante, pour l'un comme pour l'autre, eut des répercussions incommensurables sur le développement de leur art et de leur vie.
Sur les routes de l'exil, leurs œuvres ne formèrent bientôt plus qu'un dialogue fructueux, une conversation permanente.




Une destinée commune : des poètes maudits

Lord Byron, descendant des Biron venus avec Guillaume le Conquérant, appartenait à la très vieille aristocratie anglaise.
Son engagement politique progressiste en faveur des classes populaires, ses frasques et son comportement en tant qu'époux, le contraignirent à s'exiler.
Byron, poète reconnu et célébré pour son art mais poète scandaleux fut ostracisé.



Shelley, issu d'une famille extrêmement riche, en rupture de ban, lui aussi, avec sa classe, choisit la poésie et la liberté contre le confort, et l'argent familial.
Son texte La Nécessité de l'athéisme, écrit en 1811, et la version revue et augmentée de 1813, lui valurent d'être déchu de ses droits de paternité.
Il s'agissait du premier ouvrage de langue anglaise ouvertement athée.


Une sensibilité collective : des poètes politiques et engagés


On aurait tort de ne voir en eux que de simples poètes des éléments naturels, chantres des tourments intérieurs, lyriques, élégiaques et désespérés.

La sensibilité individuelle que l'on prête ordinairement aux Romantiques ne peut concerner Byron et Shelley. Ils partageait une même sensibilité pétrie de politique, plus particulièrement des idéaux révolutionnaires français.



Wordsworth et Coleridge s'étaient également intéressés aux idées de la Révolution française. Ils s'en écartèrent, par loyalisme patriotique, dès le début de la guerre entre L'Angleterre et la France.


Dans cette période d'hostilité entre les deux pays, Shelley(...)


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