Doit-on craindre la faillite des États-Unis ?

La chronique Economie et finances de Jean-Louis Chambon, président du prix Turgot
En mai 2011 la dette publique des Etats-Unis atteignait 14,294 milliards de dollars, seuil limite d’endettement fixé par le Congrès. Inquiétées par le montant considérable du déficit public, les agences de notation ont dévalué l’inamovible (pensait-on) "AAA" de la patrie du dollar. Les Etats-Unis vont-ils sombrer dans la faillite ? Jean-Louis Chambon, président du prix Turgot, se penche sur la question.


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Émission proposée par : Jean-Louis Chambon
Référence : CHR699
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Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida7191-Doit-on-craindre-la-faillite-des-Etats-Unis.html
Date de mise en ligne : 19 juin 2011


Peut-on craindre une faillite des États-Unis ? C’est la question qui résulte du placement « sous surveillance négative » de la note souveraine des États-Unis par les agences de notation.
Elles ont osé ! Elles s’avancent sur ce terrain qui, il y a peu, serait apparu comme un crime de lèse majesté à l’encontre de l’ex-hyperpuissance mondiale.
Qu’en est-il de la réalité ? Ces craintes sont-elles justifiées et résistent-elles à une analyse globale de la situation du pays ?

Jean-Louis Chambon propose des éléments de réponse pour éclairer cette réflexion :

-  Premier élément, les facteurs socio-psychologiques : La capacité assez exceptionnelle à réaliser un sursaut collectif a été maintes fois prouvée par le peuple américain, qui a su au cours de son histoire faire face à des situations difficiles, voire compromises, comme la crise de 1929, ou le désastre de Pearl Harbour.
Cette « résilience » fait partie de l’identité américaine, elle est porteuse d’un avenir plus radieux. Les américains ont su démontrer leur capacité à faire face et à résoudre des situations délicates, et c’est sans doute ce qui a le plus manqué à « la vieille Europe » dans des situations similaires.

- Deuxième élément, les indicateurs économiques et financiers : ils sont plus contrastés qu’il peut y paraître de prime abord.
En effet rapportés au potentiel de croissance de la première économie mondiale, aux investissements de recherche et développement (qui représentent les 2/3 du total mondial) et aux performances de ses entreprises (qui occupent le premier plan mondial dans le classement des majors), la dégradation réelle des comptes publics, ainsi que celle des comptes du commerce extérieur, et le poids de l’Endettement, restent largement supportables :
D’autant plus que le « banquier fidèle », la FED, est décidé à « faire les échéances » et rappelle que « […] les conditions économiques justifient le maintien de son taux phare à un niveau exceptionnellement bas pour une période prolongée […] ».

La bourse de Wall Street
La bourse de Wall Street

Le risque de faillite des États-Unis qui alimente les peurs et « l’alarmisme médiatique » ne résiste en rien à une analyse objective. L’Amérique survivra à cette crise et ceci pour le bien des peuples et la paix dans le monde.


Jean-Louis Chambon
Président du prix Turgot


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