La première contre-révolution (1789-1791), la coterie des Aristocrates Noirs

Une étude politique de Jacques de Saint Victor, invité de Christophe Dickès
La contre-révolution est généralement associée à un bloc idéologique incarné dans la défense de la monarchie et tout particulièrement de la monarchie absolue. Avec son ouvrage consacré à la première contre- révolution (PUF, coll. Fondements politiques), l’historien Jacques de Saint Victor nous montre qu’il n’en est rien. Dans la continuité de son étude sur les racines de la liberté, il nous présente un mouvement certes rallié à l’ordre ancien, mais attaché malgré tout à une réforme de la royauté.


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Émission proposée par : Christophe Dickès
Référence : HIST651
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Date de mise en ligne : 1er mai 2011

Ils furent appelés les « aristocrates noirs »... et firent partie de la première Constituante, érigée en Assemblée nationale, qui fut fondée par les Etats généraux en ce mois de juin 1789. Trois cents députés qui prirent le train de la révolution française avec la volonté de réformer la monarchie absolue. Leur volonté ne fut pas tant de créer un nouvel ordre que d’en restaurer un ancien, celui d’une constitution mythique où l’aristocratie, les princes mais aussi les peuples avaient un rôle politique à jouer. Assimiler ce groupe à un mouvement contre-révolutionnaire global serait une erreur : « Au fond, écrit Jacques de Saint Victor, la première contre-révolution peut être qualifiée de "libérale" au sens que les Anglais donnent à ce mot, car elle ne vise pas à défendre en l’état l’ancienne monarchie, elle n’idéalise pas la Tradition, tout comme elle ne brandira pas les termes de la contre-révolution intégrale (antiparlementarisme, théocratisme et providentialisme), mais elle veut une Restauration constitutionnelle, sans pour autant approuver la révolution. » Dans une étude fouillée, l’auteur nous présente ce mouvement inconnu dont faisait partie plusieurs académiciens dont l’abbé Maury, une des figures de proue de cette contre-révolution.

L’invité.

Jacques de Saint-Victor
Jacques de Saint-Victor

Historien et philosophe du droit, Jacques de Saint Victor a commencé sa carrière comme avocat et chargé de cours à Paris IV (LEA) puis il est devenu journaliste au Figaro Économie pendant la rédaction de sa thèse d’histoire du droit. Il a quitté Le Figaro Économie et est devenu maître de conférences en histoire du droit à l’Université de Paris VIII, tout en restant chroniqueur au Figaro Littéraire. Il est aussi membre du comité de rédaction de la revue Cités (PUF) et de la Revue des Deux Mondes. Depuis 2009, il est professeur des Universités à Paris VIII, où il enseigne notamment l’histoire de la pensée politique. Il est aussi professeur invité à l’Université de Rome III.

Il est auteur de plusieurs essais sur l’histoire des idées politiques, les systèmes de droit et la pensée libérale : Les racines de la Liberté (Perrin), Critique des nouvelles servitudes (PUF), La première contre-révolution (PUF, coll. Les fondements politiques). Retrouvez aussi Jacques de Saint Victor sur Canal Académie à propos de son livre Les racines de la Liberté, en cliquant ici.

- Retrouvez les émissions d’« Un jour dans l’histoire » par Christophe Dickès






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