L’Académie des technologies : 10 ans d’existence !

Bilan et projets de la plus jeune des académies, avec son président Bruno Revellin-Falcoz
Pour faire la jonction entre recherche scientifique et applications, l’Académie des technologies a ouvert ses portes en France en 2000 et fête en 2011 ses 10 ans d’exercice. Bruno Revellin-Falcoz, président de l’Académie fait le point sur les actions menées par cette Académie et les projets qu’elle compte concrétiser.


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Date de mise en ligne : 17 avril 2011

Si la science est importante dans notre société, c’est en grande partie pour toutes les applications technologiques qui en découlent.
Qu’il s’agisse des matériaux de construction, du textile, des énergies, des cosmétiques ou tout simplement des ordinateurs et des téléphones, tous ces exemples sont autant d’applications technologiques issues de recherches que les industriels ont décidé de développer à grande échelle.
Malgré notre besoin toujours croissant de nouveaux outils, on serait tenté de dire qu’ils sont de plus en plus mal vus aujourd’hui : l’expérimentation des plantes génétiquement modifiées a été gelée en France, le débat sur les antennes de téléphonie mobile revient régulièrement sur la place, la chimie est perçue comme une pollution à part entière et l’industrie pharmaceutique a perdu beaucoup de crédit avec la liste émise par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de 77 médicaments sous surveillance ;

- un avis que ne partage pas le président de l’Académie des technologies Bruno Revellin-Falcoz : « C’est au contraire un grand temps qui s’annonce pour les technologies car il faut parler de leur bon usage. Elles sont structurantes pour la vie personnelle, les déplacements etc. Ce sont des progrès considérables. Il est important aujourd’hui que soient bien affichés les bénéfices et pas seulement les risques, faute de quoi nous aurions un avenir bien bouché ».

Ces propos vont-ils à l’encontre du principe de précaution ? Pas du tout certifie Bruno Revellin-Falcoz qui croit au bien fondé de cette mesure inscrite dans la Constitution. Pour notre invité, utilisé à bon escient, le principe de précaution n’a pas vocation à immobiliser la recherche mais au contraire à développer un principe d’action. « S’il y a doute, il est essentiel de s’interroger et de lancer des actions de recherche permettant de lever les incertitudes. Il est essentiel de ne pas arrêter la marche de la recherche et de l’expérimentation. Prenons l’exemple des OGM. Quand nous serons 9 milliards de terriens, il sera difficile de ne pas envisager les cultures de plantes génétiquement modifiées. Déjà 12% des terres arables sont cultivées sous ce mode. Le débat français apparaît curieux : Nous mettons beaucoup plus l’accent sur les inconvénients que sur les avantages ».

Les trois expérimentations en cours de l’Académie des technologies

Ingénieurs, architectes, économistes, industriels, chercheurs… Avec ses quelques 260 membres, l’Académie des technologies regroupe des personnes d’origines très diverses pour traiter au mieux les problèmes de société. Outre les rapports réalisés à destination des pouvoirs publics, l’Académie a lancé dernièrement trois projets qui résument bien les réflexions du moment.

- 1. La médecine à domicile : « Nous avons inventé à cette occasion le terme de “domomédecine”. Nous avons cherché à améliorer le système médical des personnes éloignées des villes. Une expérimentation est lancée en Champagne-Ardenne sur plus de 10 000 patients » nous explique l’intéressé. Cette expérience consiste à équiper ses personnes à domicile de système pour bénéficier d’une surveillance en permanence par les centres médicaux. Cette expérience doit mesurer à terme les intérêts thérapeutiques et économiques.

- 2. Une billetterie pour tous les transports. Force est de constater qu’à ce jour, il n’existe pas aujourd’hui de système permettant d’optimiser les trajets et qu’il n’existe pas non plus de billetterie unique. « C’est la raison pour laquelle nous avons fait créer une plateforme que l’on appelle “charte multimodale intelligente” pour utiliser au mieux toutes les possibilités de transports : taxi, RER, métro, TGV, TER, … . Elle a été signée par une vingtaine de fédérations, d’organismes de transporteurs et d’usagers » précise Bruno Revellin-Falcoz

- 3. La création des ateliers de villes post-carbone. « Nous nous rendons dans les grandes ville pour envisager avec les municipalités d’utiliser toutes les nouvelles technologies en terme d’urbanisation, de meilleure gestion de la ville, de gestion de l’énergie et des transports ».

A travers ses rapports, ses colloques et ses projets, l’Académie des technologies travaille sur les problèmes technologiques d’aujourd’hui et de demain de manière réfléchie et indépendante.

Ecoutez les explications détaillées de Bruno Revellin-Falcoz au cours de cette émission.

© DR

Bruno Revellin-Falcoz est Président de l’Académie des technologies depuis le 1er janvier 2011. Il devient Vice-Président Directeur Général de Dassault Aviation (2000-2006) après une carrière de 45 ans au sein de l’entreprise.

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