Le château de Groussay (78) : le grand œuvre de l’esthète Charles de Beistegui

Visite avec l’historienne de l’art Ariane Chauffert-Yvar et David Gaillardon
Découvrez l’univers d’un esthète collectionneur, Charles de Beistegui qui décora son château, à Groussay dans les Yvelines, avec goût et imagination, ne refusant pas de faire cotoyer une cheminée vénitienne et des tapisseries tissées d’après les cartons de Goya ! L’historienne de l’art, Ariane Chauffert-Yvar se fait notre guide pour une visite exceptionnelle.


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Émission proposée par : David Gaillardon
Référence : carr714
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Date de mise en ligne : 15 août 2010

Charles de Beistegui (1895-1970), de son véritable nom Carlos de Beistegui y de Yturbe, est le créateur d’un style décoratif et festif qui puise ses sources dans le néo-classicisme. D’une famille d’origine basque ayant fait fortune au Mexique, de nationalité espagnole, il séjourna surtout en France, ce qui lui valut d’être appelé usuellement « Charles », et plus familièrement « Charlie » par ses amis.

Esthète, collectionneur et mécène, il organisa sa vie selon les principes esthétiques qui ont conduit les historiens de l’art à parler d’un véritable "style Beistegui". Célèbre pour les fêtes somptueuses qu’il donna et notamment pour un bal au palais Labbia, à Venise, après guerre, Charles de Beistegui fut surtout le propriétaire du château de Groussay, dans les Yvelines. Cette ancienne demeure de la duchesse de Béthune-Charost fut restaurée suivant ses plans, par le décorateur et architecte Emilio Terry. Centre d’une certaine vie mondaine durant la guerre et jusque vers le début des années 1960, Groussay est un univers à part. Le parc y est orné de fabriques dans l’esprit de celles qu’on édifiait au XVIIIe siècle, de Potsdam à Retz et de Chanteloup à Saint-Petersbourg.

Personnage non dénué de panache mais doté d’une personnalité difficile, Beistegui et l’univers qu’il a su créer à Groussay sont devenus mythiques. On redécouvre aujourd’hui avec intérêt cet univers disparu qu’on avait longtemps regardé avec dédain, dépassant l’aspect simplement "mondain" pour tenter de déchiffrer les différentes familles esthétiques qui en ont nourri l’imaginaire.

Le journaliste David Gaillardon reçoit Ariane Chauffert-Yvar, spécialiste de Groussay. La toute jeune historienne de l’art se fait notre guide dans ces lieux enchanteurs et nous livre, une à une les clefs d’une esthétique disparue mais devenue incontournable.

http://www.chateaudegroussay.com/

Extrait de la présentation du site du château :

La magistrale bibliothèque flanquée de deux escaliers en colimaçon à la taille et dans le syle de celles que l’on trouve dans certains châteaux anglais ou écossais. En acajou, placage d’acajou et pour certains morceaux en imitation d’acajou, elle s’offre aux visiteurs comme un stupéfiant décor de théâtre.

Habillées de grandes tapisseries tissées spécialement pour le château de Groussay d’après les cartons de Goya conservés au Musée du Prado de Madrid, la galerie Goya mène au théâtre privé du Château.

La salle hollandaise, construite dans l’aile opposée au théâtre et dont le sol et le plafond ont été dessinés par Charles de Beistegui lui même. Créé dans les années cinquante, cet ensemble est un étonnant carambolage historique entre le style Louis XIII de la galerie, les grandes portes en acajou néo-classiques, une cheminée vénitienne, une salle à manger tout en longueur ornée de grands portraits d’aristocrates anglais, des tissus verts bordés de faïence de Delft bleu et blanc, un magnifique plafond à caisson(dont la réplique en trompe l’oeil se trouve dans la bibliothèque), le tout éclairé par un colossal lustre hollandais en bronze de près d’un tonne !

Et vous pourrez découvrir bien d’autres pièces originales comme le salon Marie-Antoinette, la salle de billard, le bureau, etc. En tout, près d’une heure de voyage à travers le monde si particulier de Charles de Beistegui.






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