Marcel Boiteux (2/4)

Membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Président d’honneur d’EDF, Marcel BOITEUX est membre de l’Académie des Sciences morales et politiques.


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Date de mise en ligne : 1er janvier 2005

MARCEL BOITEUX (né le 9 mai 1922 à Niort, Deux-Sèvres) Élu le 14 décembre 1992, dans la section Économie politique, Statistique et Finances au fauteuil laissé vacant par le décès d’Emile James. Président de l’Académie en 2002.

Carrière Normalien, agrégé de mathématique et diplômé de l’Institut d’études politiques, Marcel Boiteux a tout d’abord été attaché au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) (1946), avant d’accomplir, à partir de 1949, une ascension exemplaire au sein d’Electricité de France (E.D.F.), entreprise publique avec laquelle son nom se fond sans se confondre. Ingénieur au service commercial d’E.D.F. (1949), ingénieur au service des études économiques générales (1956), directeur des études économiques à la direction générale (1958), directeur général adjoint, il est nommé en 1967 directeur général de l’entreprise, avant d’en devenir président du conseil d’administration (1978-1987) puis président d’honneur. Il prend alors la présidence de la Fondation EDF pour le mécénat. A la tête d’E.D.F., Marcel Boiteux a été l’un des artisans de la politique nucléaire de la France. Il a été membre du Comité de l’énergie atomique de 1967 à 1987 et a présidé (1986-1989) le Conseil mondial de l’énergie, dont il est Président d’honneur. Elu en 1959 président de la Société internationale d’économétrie (Econometric society) et, en 1965-66, Président de la Fédération internationale des sociétés de Recherche Opérationnelle (IFORS), Marcel Boiteux a enseigné l’économie à l’Ecole Supérieure d’électricité (1957-1962) puis à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées (1963-1967). Il est membre honoraire du Conseil consultatif de la Banque de France, auquel il a appartenu de 1980 à 1987. Par ailleurs, il a présidé auprès du premier ministre le Comité consultatif de la Recherche scientifique et technique en 1966-1967. Au moment de quitter l’EDF, il a été appelé à la présidence de l’Institut des hautes études scientifiques (IHES) de 1985 à 1994, et de l’Institut Pasteur (1988-1994).

En quelques mots :

J’ai toujours répugné à me lancer dans une action dont je ne puisse penser que d’une façon ou d’une autre, elle pourrait contribuer au bien public. (Marcel Boiteux, correspondance privée)

Par chance, et par tempérament, je n’ai éprouvé quant à l’argent, ni fort appétit, ni manque grave. Cela entraînait deux conséquences : d’une part, l’argent n’a pas joué de rôle important dans mes propres déterminations ; d’autre part, je m’interdis de porter des jugements péremptoires sur ceux qui ont été déterminés autrement que moi. (François Bloch-Lainé, Ce que je crois, Paris, 1995, p. 109)

Il y a toujours dans l’air l’idée que le secteur privé est impur, qu’il recherche le profit avant tout. Sans doute est-ce moins patent aujourd’hui, mais il en reste des traces. En somme, c’est le préjugé du catholique à l’égard de l’argent, dont ne souffre pas le protestant. (Paul Delouvrier, Paul Delouvrier ou la passion d’une vie, Paris, 1994, p.137)

Pour une raison qui tient à la force inégalable des motivations personnelles, l’économie de marché, appuyée sur le moteur de la concurrence, l’emporte en efficacité sur les systémes où, au lieu de fixer les régles du jeu, l’autorité publique prétend guider la main du joueur. Mais l’inégalité excessive de revenus que le systéme engendre, l’existence d’externalités et de valeurs non marchandes qu’ignorent les mécanismes du marché, la préservation d’intérêts à long terme qui entrent difficilement dans les calculs des joueurs, tout cela fait probléme. Et, supposer que ces problémes puissent être convenablement maîtrisés, encore faut-il que la concurrence puisse effectivement s’exercer. (Marcel Boiteux, "Concurrence et service public", Sciences de la Société 42/1997, p.9-10)

Les fins à poursuivre sont du domaine de la politique, et en fait, c’est là la t‚che essentielle des systémes politiques que de les dégager par des compromis d’ensemble. Mais précisément, sur le plan économique, le rôle de l’économiste est d’examiner si les fins dégagées par ces compromis sont effectivement compatibles entre elles et si les moyens utilisés pour les atteindre sont effectivement les plus appropriés. (Maurice Allais, Autoportraits, une vie, une œuvre, Paris, 1989, p.62)

J’ai toujours cherché - ce fut une constante de mon existence - à faire travailler les gens avec l’adhésion de leur esprit. De surcroît, la qualité d’exécution est alors supérieure. (Paul Delouvrier, Paul Delouvrier ou la passion d’une vie, Paris, 1994, p. 324)

Je ne suis ni à droite, ni à gauche ; je suis ailleurs. (Michel Jobert, cité par François Bloch-Lainé, op. cit., p.† 266)

Discours et conférences

Travaux académiques :

Notice Notice sur la vie et les travaux de Emile James, séance du 25 octobre 1994. Séance solennelle "Le développement durable", discours de la séance solennelle du 18 novembre 2002 Divers Allocution à l’occasion de la cérémonie jubilaire organisée en l’honneur de M. Pierre Chaunu (9 décembre 2002)

Allocution d’ouverture de la séance publique en hommage à Léopold Sédar Senghor (5 mars 2002) "L’économie des PECO cinq ans aprés la chute du mur de Berlin", dans L’Europe centrale et orientale cinq ans aprés la chute du mur de Berlin, sous la direction de Jean Foyer, Publications de l’Institut de France, 1995.

"Le rôle d’une fondation en faveur du patrimoine collectif", dans Le patrimoine culturel, sous la direction d’Alain Plantey, Paris, 1996.

"Progrés technique et emploi", dans Travail et emploi, Revue des sciences morales et politiques, hors-série, 1998.

En dehors de l’Académie :

"Les Etats-Unis ont-ils du mérite ?", article paru dans Les Echos du 4 janvier 2005 sous le titre "La facture américaine"

"Taxer l’essence ou le kilomètre ?", article paru dans Les Echos du 27 octobre 2004

"Le scandale du modèle Newtonien", article paru dans Sciences et pseudo-sciences, n°264, octobre 2004

"Le bon patron anticipe sur les évolutions de l’opinion publique", interview accordée à Domoclick le 10 juin 2004.

"L’électricité entre monopole et compétition", discours prononcé lors du séminaire de Rio (Brésil) en juin 2004.

"EDF va à la concurrence", article paru dans Le Monde du mardi 15 juin 2004.

"Faut-il combler la Méditerranée", article paru dans Les Echos du 9 octobre 2003

"Une nouvelle étape dans la monétarisation des nuisances", article paru dans la revue Transport / Environnement / Circumation , TEC n°171, mai-juin 2002 (pp2-5)

Du muscle à l’atome (Commentaire N° 97, printemps 2002)

Etat et services publics, texte paru dans Economie publique, n°8, 2001/2






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