Souvenirs d’Italie : L’Italie mère nourricière d’une furia francese

Artistes français du XVIIe au XIXe siècle inspirés par la patrie de tous les arts
Comment l’Italie a toujours émerveillé et inspiré les artistes français pendant plus de trois siècles. Voici une sélection de chefs d’œuvres provenant des collections du Petit Palais à Paris présentées au Musée de la Vie Romantique à Paris en automne 2009. Et une interview de Daniel Marchesseau, conservateur général du Patrimoine et Directeur de ce musée, reçu par Krista Leuck.


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Émission proposée par : Krista Leuck
Référence : carr625
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Date de mise en ligne : 15 novembre 2009
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Hubert ROBERT (1733-1808), L'Hercule Farnèse 1790 Huile sur toile 281 x 132 cm PPP00109
Hubert ROBERT (1733-1808), L’Hercule Farnèse 1790 Huile sur toile 281 x 132 cm PPP00109
© Petit Palais / Roger-Viollet

De Montaigne à Chateaubriand, de Rotrou à Stendhal, l’Italie a toujours émerveillé les yeux et inspiré les cœurs des artistes. L’Italie, patrie mythique de tout artiste européen depuis la fin du Moyen Âge, terre mille fois rêvée, fantasmée, sublimée… Pour les artistes français, l’Italie est une « nouvelle Arcadie » où rien n’a bougé depuis l’Antiquité.

Daniel Marchesseau évoque cette « furia francese » qui enfle chez les artistes modernes après les premières guerres d’Italie et la victoire de Charles VIII à Fornoue en 1495 pour étancher une soif d’Italie qui devait enrichir l’art français pendant plus de trois siècles.

Nous suivons salle après salle les artistes présentés dans cette exposition. Pour le XVIIe siècle, une large place est réservée au dessinateur et graveur d’exception Claude GELLEE, dit Le Lorrain. A noter, un tableau d’Henri MAUPERCHE, l’un des meilleurs paysagistes français au milieu du XVIIe siècle.

La Tour carrée éclatée pour découvrir la tour ronde - Claude Gellée
La Tour carrée éclatée pour découvrir la tour ronde - Claude Gellée
Henri Mauperché – Paysage, vers 1650, huile sur toile, provenance : legs de Mlle Gouverné
Henri Mauperché – Paysage, vers 1650, huile sur toile, provenance : legs de Mlle Gouverné
© Petit Palais / Roger-Viollet

Parmi les artistes du XVIIIe siècle, relevons FRAGONARD, Joseph VERNET, Joseph-Marie VIEN, l’Abbé de SAINT-NON…

Au XIXe siècle, l’attrait romantique des français pour l’Italie se poursuit avec François-Marius GRANET, Pierre-Paul PRUD’HON, Camille COROT, Jean-Auguste Dominique INGRES…

François-Marius GRANET (1775-1849) Effet de lumière dans les ruines ; vers 1820 Huile sur toile 41 x 23,7 cm
François-Marius GRANET (1775-1849) Effet de lumière dans les ruines ; vers 1820 Huile sur toile 41 x 23,7 cm
© Petit Palais / Roger-Viollet

L’Italie, berceau de la Renaissance et terre d’élection des voyageurs du Nord

Depuis la Renaissance – dont le foyer d’éclosion fut la Toscane -, les artistes du Nord ont aspiré à passer les Alpes pour accéder aux richesses de l’humanisme et aux exemples d’un nouvel art figuratif, héritier des leçons de l’Antiquité classique redécouverte. Ce voyage en Italie allait rapidement devenir une destination quasi obligatoire pour les artistes (le « Grand Tour ») , hommes de lettres et érudits désirant se former ou enrichir leur bagage culturel. Au XVIIe siècle, Rome devient – devant toutes les autres villes italiennes – le centre culturel le plus fécond et le plus attractif de la péninsule. Les fouilles antiques ont fait de la ville un musée à ciel ouvert, tandis que coexistent et s’enrichissent les ferments artistiques les plus prometteurs du moment.

Hubert ROBERT (1733-1808) Ruines romaines 1776 Huile sur toile 49 x 74 cm
Hubert ROBERT (1733-1808) Ruines romaines 1776 Huile sur toile 49 x 74 cm
© Petit Palais / Roger-Viollet

C’est dans la Ville éternelle que devait être instituée en 1666 l’Académie de France à Rome. Son propos était de former « au bon goût des Anciens ». Plus largement, un grand nombre de peintres français vont à Rome pour s’y former ou compléter leur apprentissage. Certains y accomplissent toute leur carrière, à l’instar de Mellin, Gellée et Poussin.

Claude Gellée dit LE LORRAIN (1600-1682) Le Troupeau en marche par temps orageux. Entre 1650 et 1651 Eau-forte, 2e état sur deux 16,1 x 22 cm
Claude Gellée dit LE LORRAIN (1600-1682) Le Troupeau en marche par temps orageux. Entre 1650 et 1651 Eau-forte, 2e état sur deux 16,1 x 22 cm
© Petit Palais / Roger-Viollet

La pièce maitresse attend le visiteur de l’exposition en fin de parcours : la salle Hubert ROBERT ….avec ce spectaculaire décor mythologique monumental complet, huit panneaux muraux commandité par Beaumarchais à Hubert Robert pour son hôtel particulier. Ces panneaux sont réunis pour la première fois depuis deux siècles ici dans cette exposition.

Hubert ROBERT (1733-1808) La Vénus de Médicis 1790 Huile sur toile 281 x 132 cm
Hubert ROBERT (1733-1808) La Vénus de Médicis 1790 Huile sur toile 281 x 132 cm
© Petit Palais / Roger-Viollet

En savoir plus : Musée de la Vie romantique, www.vie-romantique.paris.fr

Petit Palais www.petitpalais.paris.fr

Un superbe catalogue de l’exposition est paru avec toutes les œuvres répertoriées : SOUVENIRS D’ITALIE, Chefs-d’œuvre du Petit Palais, 1600-1850, sous la direction de Daniel Marchesseau, PARIS Musées, 2009, Les musées de la Ville de Paris, www.parismusees.com.

Ecoutez aussi notre série de 8 émissions sur les écrivains français en Italie (taper le mot Italie dans le moteur de recherche), dont
- Ecrivains français en Italie (1) : Jean Cocteau, de l’Académie française
- Ecrivains français en Italie (2) : Paul Morand, de l’Académie française ainsi que Jardin d’Italie, voyageurs français à la découverte de l’art de vivre






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