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La seconde vie des églises du Québec

par Jacques Des Rochers et Bertrand Galimard Flavigny
Que deviennent les lieux de culte au Québec lorsqu’ils sont désaffectés ? Peuvent-ils avoir une seconde vie après avoir servi de lieu de prière ? Bertrand Galimard Flavigny, sur place, s’est rendu compte par lui-même des nouvelles affectations des églises touchées par la baisse de la pratique religieuse. Et Jacques Des Rochers en donne un bon exemple avec la future annexe du Musée des beaux-arts de Montréal.


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Émission proposée par : Bertrand Galimard Flavigny
Référence : carr631
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/carr631.mp3
Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida5087-La-seconde-vie-des-eglises-du-Quebec.html
Date de mise en ligne : 15 novembre 2009
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Montréal compte environ cinq cents lieux de culte de différentes confessions. Un grand nombre d’entre elles est désaffecté et les autorités comme les Eglises tentent de leur trouver une nouvelle destination. Quelques unes ont été transformées en immeuble d’appartement, d’autres en salle de concert, ce qui est assez banal, une autre encore en salle de vente publique, celle de Iégor.auction. Dans les campagnes, les plus petites trouvent preneur pour un particulier qui en fait sa résidence principale ou secondaire.

Emmaillotée dans une toile orange et bleu, l’église se prépare pour une nouvelle affectation.
Emmaillotée dans une toile orange et bleu, l’église se prépare pour une nouvelle affectation.
D.R.

Bref, tout ceci est lié à la baisse considérable de la pratique religieuse. Celle-là, expliquent les sociologues, est née du fait qu’au Québec, jusqu’à une période récente, l’éducation, comme les soins des dispensaires et hôpitaux, étaient entre les mains des religieux. Dans chaque famille catholique ou presque, qui comptait de nombreux enfants, un ou deux entrait dans les ordres, parfois sans grande conviction. Mais c’était ainsi. Le concile Vatican II a semble-t-il bouleversé cet équilibre et les démissions des prêtres et religieuse ont été considérables. Cette désaffection a laissé une vacance dans les établissements scolaires comme dans les Hôtels Dieu, provoquant du même coup une baisse de l’éducation religieuse elle-même. On se dit catholique, mais on ne pratique plus, et les églises sont vides ou presque. Il ne nous appartient pas ici de faire une longue analyse sociologique, mais plutôt de donner un exemple du devenir de l’un de ces lieux de culte.

Un exemple à Montréal

Après le travaux, l’église deviendra une annexe du Musée des beaux-arts.
Après le travaux, l’église deviendra une annexe du Musée des beaux-arts.
D.R.

Le Musée des beaux arts de Montréal a récemment acheté une église qui se dresse sur la rue Sherbrook, dans une situation idéale, car à côté et en face de ses principaux bâtiments. Celle-là a été construite en 1892 (ou 94) dans le style neo-roman par l’architecte américain Henry Hobson Richardson. Dans les années 1940, cette église a accueilli deux communautés presbytériennes, Erskine and American et c’est à cette époque que l’on y apporta une vingtaine de vitraux provenant de l’ancienne église de l’une des deux communautés, des vitraux de Louis Comfort Tiffany. Elle est aujourd’hui en travaux, ses côtés sont emmaillotés dans une immense toile couleur orange collée au moyen de rubans bleu adhésifs non moins grands. Devenue une coque vide, cet édifice cultuel dont l’intérieur de style byzantin conservera son aspect d’origine, est en pleine transformation avant de devenir salle de concert. Jacques Des Rochers, conservateur de l’art canadien au musée des Beaux arts de Montréal explique dans cette émission l’histoire de cette nouvelle annexe du musée.






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