Les chevaliers de l’Apocalypse, une autre lecture des origines du christianisme

Avec Jean-Marie Salamito, professeur d’histoire ancienne à Paris VI-Sorbonne
Jean-Marie Salamito est professeur d’histoire du christianisme antique à l’université Paris IV Sorbonne, succédant ainsi à l’académicien Henri-Irénée Marrou. Son livre Les chevaliers de l’Apocalypse se veut une réponse à des films ou des livres, notamment ceux de Prieur et Mordillat, qui avancent des thèses sur les origines du christianisme qui, historiquement, sont critiquables et contestables. Les succès à l’écran n’emportent pas toujours l’adhésion des grands historiens...


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Émission proposée par : Damien Le Guay
Référence : ECL576
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Date de mise en ligne : 11 octobre 2009
Le premier chevalier de l'Apocalypse
Le premier chevalier de l’Apocalypse

Bref rappel du contexte justifiant le livre de Jean-Marie Salamito Les chevaliers de l’Apocalypse :

- Après le succès de la série Corpus Christi, de Jérôme Prieur et Gérard Mordillat et des livres qui ont suivi comme « Jésus contre Jésus » et « Jésus après Jésus », les deux auteurs ont fait une dernière série, diffusée fin 2008 sur ARTE : APOCALYPSE sur les premiers siècles du christianisme avec, comme livre, « Jésus sans Jésus ». Cette série sur ARTE était ambitieuse (80 invités, 12 heures d’émissions) autour des premiers temps du christianisme.

Dans un petit livre, court, ramassé, vif de ton Les chevaliers de l’Apocalypse, réponse à MM Prieur et Mordillat), Jean-Marie Salamito réagit vigoureusement. Il fait des deux auteurs des « chevaliers de l’anti-christianisme » - eux qui disent, ouvertement, que « l’Eglise est le plus grand organisme de cœrcition que la terre ait jamais connue ». Il y a donc, dit Jean-Marie Salamito, une « grille de lecture », un parti pris.

Cet entretien que Jean-Marie Salamito a donné à Damien Le Guay pour Canal Académie, sans trop revenir sur toutes les péripéties de cette affaire, cherche bien plutôt à prendre de la hauteur et à reprendre une à une les thèses de MM Prieur et Mordillat pour savoir en quoi elle sont critiquables et critiquées par Jean-Marie Salamito.

Jésus était-il un « chef politique », un « révolutionnaire » ?

Jésus s’est opposé de bien des manières aux pratiques juives. Est-ce à dire, pour autant que les chrétiens sont, dans les premiers temps, comme le disent Mordillat et Prieur, des « anti-juifs sinon des antisémites » ? Ne faut-il pas distinguer un « antijudaisme théologique » et un « antisémitisme politique » ?
Le « moment constantin ». Quelle fut la nature de l’alliance entre l’Eglise et Constantin ? Faut-il dire, pour autant, comme le disent Mordillat et Prieur, que le « parti chrétien devient religieusement totalitaire » ?
D’une manière avons-nous assisté à une « tromperie sur la marchandise » à savoir une dicontinuité entre le message d’amour de Jésus et le rôle de l’Eglise ?

Il nous a semblé nécessaire, sur toutes ces questions anciennes, et qui pourtant ont des résonances aujourd’hui, de poser toutes ces questions à un spécialiste des premiers temps de l’Eglise. Ecoutez ses réponses.

A lire de Jean-Marie Salamito :






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