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4e année polaire internationale : Peut-on anticiper les conséquences climatiques sur la biodiversité ? (4/5)

Avec les interventions de Nigel Yoccoz, Françoise Gaill, Yves Frenot, S.A.S. Albert II de Monaco et Jean-Louis Borloo
Peut-on anticiper les conséquences climatiques sur la biodiversité ? Comment les animaux font-ils face au changement climatique ? Quel est l’impact de la température sur les plantes ? Des questions brûlantes à l’heure du développement durable, qui sont au cœur de toutes les préoccupations actuelles. C’est ainsi que s’est terminée la quatrième année polaire internationale. Elle se déroulait les 14 et 15 mai 2009 au Sénat et au Collège de France.


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Émission proposée par : Julie DEVAUX
Référence : COL573
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/col573.mp3
Adresse de cet article :
Date de mise en ligne : 9 août 2009
Antarctique
Antarctique

Le Sénat et le Collège de France ont enregistré la totalité du colloque organisé par le sénateur Christian Gaudin, Vice-président de l’OPECST et Edouard Bard, Professeur au Collège de France, Chaire de l’évolution du climat et de l’océan. Canal Académie vous propose une sélection d’interventions parmi de nombreux invités prestigieux.
Retrouvez le programme complet de ces deux journées de colloque sur le site de l’OPECST

Voici la quatrième retransmission dans laquelle vous entendrez successivement :
- Françoise Gaill, Directrice de l’Institut écologie environnement et chercheur au CNRS
- Nigel Yoccoz, Président du conseil scientifique de l’Institut Paul-Emile Victor et chercheur à l’université de Tromso
- Yves Frenot, Directeur adjoint de l’Institut Paul-Emile Victor
- Le Prince Albert II de Monaco
- Et Jean-Louis Borloo, Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la mer.

Les régions polaires sont parmi les milieux les plus sensibles de notre planète. En étudiant ces régions, les scientifiques peuvent alerter sur ces enjeux majeurs pour les générations futures. La biodiversité sera ainsi l’un des enjeux majeurs de l’écologie de demain.

On assiste depuis ces 50 dernières années à un réchauffement climatique de 3 à 4° sur les régions polaires, qui aura pour conséquence un bouleversement de la biodiversité avec une forte diminution des calottes glacières, une perturbation de la faune et de la flore ainsi que l’extinction de certaines espèces telles que le manchot, le renard ou l’ours polaire.

Manchots Adélie
Manchots Adélie

Pour anticiper les conséquences du changement climatique sur la biodiversité, il faut comprendre les limites d’adaptation des organismes vivants au changement. Ainsi, suite à l’élévation de la température de 3 à 4° en Antarctique ces cinquante dernières années, les régions polaires voient leur population animale soumise à des situations, qui sont extrêmement dangereuses pour leur avenir. La réduction de la surface de la banquise va entraîner un changement de comportement de l’ours polaire et du manchot Adélie, ce qui peut avoir des conséquences irréversibles à long terme.

Renard polaire
Renard polaire

De même, le changement climatique a un impact sur les écosystèmes arctiques et terrestres. Ce qui différencie ces écosystèmes, ce sont les lemmings, qui ont des variations cycliques. On constate également une variabilité dans l’Arctique. Alors que l’Alaska et le Nord de la Sibérie subissent une forte augmentation de la température, une forte diminution de la glace de mer et une augmentation de la productivité de la biomasse des plantes, le Sud de la Sibérie et la Scandinavie voient leur productivité primaire diminuer. On assiste enfin à un problème d’extinction de certaines espèces telles que le renard polaire alors que le renard roux venant du Sud colonise de plus en plus les zones arctiques.

Végétation arctique
Végétation arctique

Enfin, le réchauffement climatique va avoir des conséquences considérables sur la faune et la flore de l’Antarctique. Rappelons que ce continent est recouvert à 98% de glace dont la profondeur moyenne de la calotte glacière est de 2000 mètres. Seul 2% du continent est libre de glace où l’on peut trouver en majeur partie la faune et la flore. Atteignant moins 80° en hiver, le climat antarctique se réchauffe très rapidement ces dernières années. On assiste notamment à un phénomène de sècheresse très importants avec un déficit en eau et en neige, et un recul de l’ensemble des glaciers. Tous ces éléments viennent perturber la biodiversité.

Préserver la biodiversité dans les zones polaires est donc primordial et sera l’un des enjeux écologiques majeurs dans les années à venir.

En savoir plus :

Ce colloque a bénéficié du soutien du CNRS : Centre national de la recherche scientifique, de l’IPEV : Institut Paul Emile Victor , de l’ICSU : International Council for Science et de l’OMM : Organisation météorologique mondiale.

Collège de France
Sénat
L’Académie des sciences dans l’histoire des expéditions vers les pôles

Visuel du Docteur Françoise Gaill
Visuel du Docteur Françoise Gaill
Visuel du Professeur Nigel Yoccoz
Visuel du Professeur Nigel Yoccoz
Visuel du Docteur Yves Frenot
Visuel du Docteur Yves Frenot

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Ecoutez également :

- 4e année polaire internationale : L’homme est-il le maître de la nature ? (1/5)
- 4e année polaire internationale : scientifiques et politiques peuvent-ils collaborer ? (2/5)
- 4e année polaire internationale : Comment éviter la fonte des glaces polaires ? (3/5)
- Erik Orsenna, Claude Lorius et Yvon Le Maho à la 4eannée polaire internationale : l’impact de l’Homme sur le changement climatique (5/5)
- La recherche polaire : se donner les moyens de l’excellence avec le sénateur Christian Gaudin

- Lire le rapport

http://www.librairie.senat.fr/product-r08-503.html






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