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4e année polaire internationale : Comment éviter la fonte des glaces polaires ? (3/5)

Avec Thomas Stocker, Jérôme Chappellaz, Jean-Claude Gascard et Frédérique Rémy
Le changement climatique est au cœur de toutes les préoccupations : gaz à effet de serre, fonte des glaces, réchauffement climatique. C’est dans ce contexte que la quatrième année polaire internationale s’est clôturée lors des deux journées organisées à cet effet au Sénat et au Collège de France les 14 et 15 mai 2009.


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Émission proposée par : Julie DEVAUX
Référence : COL572
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/col572.mp3
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Date de mise en ligne : 9 août 2009
Débacle de la banquise arctique
Débacle de la banquise arctique

Le Sénat et le Collège de France ont enregistré la totalité du colloque organisé par le sénateur Christian Gaudin, Vice-président de l’OPECST et Edouard Bard, Professeur au Collège de France, Chaire de l’évolution du climat et de l’océan. Canal Académie vous propose une sélection d’interventions parmi de nombreux invités prestigieux. Retrouvez le programme complet de ces deux journées de colloque sur le site de l’OPECST.

Retrouvez dans ce troisième volet d’une série de quatre, les interventions des personnalités suivantes :

- Thomas Stocker, professeur et co-président du groupe I du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat
- Jérôme Chappellaz, directeur de recherche au CNRS
- Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS
- Et Frédérique Rémy, directeur de recherche au CNRS

Que de questions en suspens, mais également des éléments de réponses au changement climatique avec la participation de plusieurs chercheurs tout au long de cette quatrième année polaire dont la durée s’est étendue sur deux ans.

Avec une vision de plus de 800 000 ans sur le climat, l’Homme a le recul nécessaire pour comprendre des mécanismes qui lui étaient jusqu’alors incompréhensibles, inaccessibles ou tout simplement inconnus.

Nous assistons depuis une trentaine d’années à un réchauffement significatif de notre planète de l’ordre de O.5°, qui affecte les pôles. Cette perturbation très importante, liée au gaz à effet de serre provoqué par les activités de l’Homme, va indéniablement avoir des répercussions sur l’atmosphère, l’océan et les glaces polaires.

Iceberg au Groenland
Iceberg au Groenland

La glace polaire est un acteur du système climatique car elle intervient sur l’énergie captée par la surface de la Terre provenant du soleil, sur la circulation océanique et sur le cycle du carbone. En l’étudiant au fil du temps, nous sommes capables d’expliquer l’évolution du climat. Et son accumulation est au cœur des préoccupations de l’évolution climatique future. On constate, par exemple, que la surface du Groenland a vu sa précipitation changer brutalement en seulement quelques années, ce qui pourrait engendrer la fonte d’une grande partie de sa surface.

Même si les deux pôles sont très différents, ils ont certaines similitudes telles que les cycles saisonniers de formation des glaces polaires. La banquise antarctique qui fond en été et se reforme en hiver, se comporte de manière très différente par rapport à l’Arctique dont la moitié de la glace d’hiver résistait jusqu’alors à la fonte d’été, en passant de 14 millions de km2 à 8 millions. On pouvait alors identifier des glaces pérennes (glaces d’été) pouvant aller jusqu’à une dizaine d’années d’âge. Mais aujourd’hui, ces mêmes glaces disparaissent, ce qui pose un problème majeur avec le changement climatique actuel.

Fonte de la banquise
Fonte de la banquise

On observe une forte élévation de la température, atteignant le double de celle à l’échelle globale, entraînant un recul très important de la banquise arctique et des différences de couleurs entre les glaces de premières années et celles plus âgées. Les couleurs deviennent de plus en plus pâles suite à l’effet de serre et à l’Albédo. Car, si l’effet de serre est un effet précurseur, l’Albédo en est un amplificateur. Rappelons que l’Albédo est un indicateur pouvant mesurer la température de la surface de la Terre.

Cette quatrième année polaire internationale se réalisant dans un contexte de réchauffement climatique, il faut prendre des mesures dès à présent pour contrer ce fléau dans les prochaines années. Il ne sera cependant pas possible d’attendre un demi-siècle, lors de la prochaine année polaire internationale, pour y remédier.

En savoir plus :

Ce colloque a bénéficié du soutien du CNRS : Centre national de la recherche scientifique, de l’IPEV : Institut Paul Emile Victor , de l’ICSU : International Council for Science et de l’OMM : Organisation météorologique mondiale.

Collège de France
Sénat
L’Académie des sciences dans l’histoire des expéditions vers les pôles

Visuel du Professeur Thomas Stocker
Visuel du Professeur Thomas Stocker
Visuel du Docteur Jérôme Chappellaz
Visuel du Docteur Jérôme Chappellaz
Visuel du Docteur Jean-Claude Gascard
Visuel du Docteur Jean-Claude Gascard
Visuel du Docteur Frédérique Rémy
Visuel du Docteur Frédérique Rémy

Ecoutez également :

- 4e année polaire internationale : L’homme est-il le maître de la nature ? (1/5)
- 4e année polaire internationale : scientifiques et politiques peuvent-ils collaborer ? (2/5)
- 4e année polaire internationale : Peut-on anticiper les conséquences climatiques sur la biodiversité ? (4/5)
- Erik Orsenna, Claude Lorius et Yvon Le Maho à la 4eannée polaire internationale : l’impact de l’Homme sur le changement climatique (5/5)
- La recherche polaire : se donner les moyens de l’excellence avec le sénateur Christian Gaudin
- La fonte des glaciers, des glaces de mers et des glaces continentales avec Frédérique Rémy

- Lire le rapport

http://www.librairie.senat.fr/product-r08-503.html






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