Vietnam, Impressions

Avec Louis Monier, photographe
Le Vietnam, ses paysages, ses brumes, ses hommes et ses femmes sont les sujets du livre Vietnam, Impressions (Timée Editions) dont nous parle dans cette émission Louis Monier, réalisateur des photographies de cet album qui sont accompagnées par des textes d’Alain Dubos.


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Référence : PAG633
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Date de mise en ligne : 12 juillet 2009

Ce sont des touches de vie impressionnistes, révèlant un travail en binome. Deux hommes passionnés de contrées lointaines partent à le recherche du paradis perdu. Ils en reviennent avec la quintessence des profondeurs venues des âges anciens. Dès le début de l’ouvrage ils préviennent qu’il est destiné « à tous ceux dont ce pays a un jour changé le regard sur les autres. » Car il est vrai que beaucoup n’en ressortent pas indemnes, à jamais touchés par la foudre du Fleuve Rouge. Les voici donc partis comparer le Vietnam d’autrefois avec celui d’aujourd’hui : Louis Monier, photographe connu pour ses clichés d’écrivains et Alain Dubos, auteur de romans dont beaucoup se situent au Québec.

© Louis Monier
© Louis Monier

Les deux hommes s’interrogent dès l’introduction sur la question suivante :

- « Sous les blessures, derrière le murmure des souffrances qui va s’éteignant, marié à celui des ressentiments, quels fils demeurent tendus entre cette entité politique, géographique, historique encore si énigmatique, et nous ? »

© Louis Monier
© Louis Monier

Pour y répondre, rien de mieux que d’immortaliser quelques moments d’éternité entre vestiges du présent et du passé. Les thèmes qui l’entourent : paysage originel, eau, terre, ville, voyage, esprit... sont ceux des premiers temps du monde. Comme une dimension allumée de la vie, les pages qui se succèdent sous nos yeux représentent l’empreinte des chants vietnamiens. Pas besoin de partir très loin, dans des lieux reculés où l’on se perd, le spectacle est à portée de main. « La rue vietnamienne est un spectacle permanent. Il faut, pour en jouir, s’arrêter en bordure d’un trottoir, s’asseoir sur un tabouret bas, devant une soupe, une noix de coco étêtée, un épi de maïs bouilli. Au centre du monde. Tout se raconte alors comme sur un écran. La peine des uns dans leurs obscures besognes, la jeunesse rieuse, criarde, chamailleuse de tant d’autres, les habits sérieux des deux-roues charriant la rivière intarissable des gens ».

© Louis Monier
© Louis Monier






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