Henri Brémond et sa monumentale Histoire littéraire du sentiment religieux en France

Un abbé de l’Académie française apprécié des intellectuels de son temps
À l’occasion de la parution des meilleurs textes de la monumentale Histoire littéraire du sentiment religieux en France par les Presses de la Renaissance, David Gaillardon brosse le portrait de l’abbé Henri Brémond, élu à l’Académie française en 1923, à partir des discours académiques.


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Émission proposée par : David Gaillardon
Référence : HAB520
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Date de mise en ligne : 9 août 2009


Henri Bremond (1865-1933) de l'Académie française
Henri Bremond (1865-1933) de l’Académie française

Né à Aix-en-Provence en 1865, Henri Brémond est au collège du Sacré-Cœur de cette ville le condisciple de Charles Maurras. Il fait à 17 ans le choix d’entrer dans la Compagnie de Jésus. L’expulsion des jésuites le contraint à suivre ses supérieurs en Angleterre, au noviciat de Sidmouth (Devonshire). Ces années de formation outre-manche lui permettront de se familiariser avec la littérature anglaise classique et de la lire dans le texte sans effort.

Ordonné prêtre en 1892 à Mold, Pays-de-Galles, il rentre en France deux ans plus tard et devient un collaborateur assidu de la revue Études. Il en deviendra le directeur par la suite (1900-1903).

C’est à la faveur d’un voyage en Grèce, en 1900, qu’il fait la rencontre de Maurice Barrès à qui le liera désormais une profonde amitié. Brémond avait coutume de rappeler que cette rencontre avait eu lieu sur un échafaudage, devant le Parthénon…

Maurice Barrès, ainsi que Paul Valéry et Camille Jullian, sont les principaux artisans de l’élection de l’abbé Brémond à l’Académie française. Elle survient le 19 avril 1923. À cette date, il a quitté depuis longtemps les jésuites, conséquence d’un tempérament indépendant. Le solitaire de la rue Chanoinesse, à Paris, a parfois pu paraître suspect aux autorités religieuses de son temps (on regardait avec scepticisme une approche littéraire du « sentiment religieux » qui n’était pas sans rappeler les expériences menées quelques années plus tôt par Ernest Renan). Toutefois, seule sa biographie de saint Jeanne de Chantal a été mise à l’Index.

Véritable monument de l’histoire littéraire du premier XXe siècle, son Histoire du sentiment religieux qui a d’abord paru sous forme de cahiers était attendue avec impatience par des contemporains tels que Bernanos, Green et Claudel. Brémond y montre notamment que la spiritualité française du XVIe siècle n’a rien à envier à celle du Siècle d’Or espagnol, il y restitue aussi l’originalité des œuvres de Bérulle ou de Bourdaloue.

En savoir plus :
- L’abbé Bremond (1865-1933) sur le site de l’Académie française

Henri Brémond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France : Les mystiques français du Grand Siècle, éditions Presses de la Renaissance, 2008 ; ouvrage composé de morceaux choisis par Jean Duchesne, avec une présentation d’Emile Poulat.

L’intégralité de cette Histoire littéraire, un coffret de 5 volumes, a été publiée par les éditions Jérôme Millon.






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