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Le sinologue Paul Pelliot (1878-1945), de l’histoire à la légende

Colloque international AIBL-Collège de France : interventions de Jean-François Jarrige, Jacques Gernet et Jean-Pierre Drège
En octobre 2008, le Collège de France et l’Académie des inscriptions et belles lettres (AIBL) ont organisé un colloque international autour de la figure du grand sinologue Paul Pelliot (1878-1945). Il a complètement transformé l’historiographie de la Chine médiévale et apporté un éclairage totalement nouveau sur les échanges entre l’Inde, l’Asie centrale et la Chine. Il fut sans doute le premier sinologue occidental à traiter d’égal à égal avec les savants chinois. Canal Académie vous propose d’écouter les interventions de Jean-François Jarrige consacrée à Paul Pelliot et le musée Guimet, celle de Jacques Gernet sur Paul Pelliot sinologue et bibliographe et celle de Jean-Pierre Drège au sujet de Paul Pelliot, recenseur et polémiste.


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Émission proposée par : Marianne Durand-Lacaze
Référence : COL513
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Date de mise en ligne : 16 novembre 2008


Le savant Paul Pelliot a couvert tous les domaines de la sinologie, allant de l’histoire aux religions, de la philosophie aux arts, entretenant des contacts avec des savants du monde entier. Sinologue accompli, couvert d’honneurs, membre de plusieurs Académies étrangères, il a laissé une œuvre considérable inventoriée depuis peu. En 1908, le sinologue Paul Pelliot est arrivé à Dunhuang, où il examine des dizaines de milliers de manuscrits découverts dans une grotte scellée depuis neuf siècles. Il renouvelle ainsi l’historiographie de la Chine médiévale et de ses rapports avec l’Asie centrale.

Nous vous proposons d’écouter le colloque organisé par le Collège de France et l’Académie des inscriptions et belles lettres en octobre 2008, au sujet de Paul Pelliot. Ont successivement pris la parole : Jean-François Jarrige, Jacques Gernet et Jean-Pierre Drège.


Jean-François Jarrige : Paul Pelliot et le musée Guimet

Jean-François Jarrige, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, comme Paul Pelliot en son temps, démontre combien est grande la dette du musée Guimet à l’égard de Paul Pelliot. Le savant a contribué de façon majeure à l’enrichissement et à la transformation progressive des collections du musée.
L’Académie des inscriptions et belles-lettres a confié à Paul Pelliot le soin de monter une expédition française, de 1906 à 1909. À son retour, Paul Pelliot expose au Louvre le fruit de ses découvertes : manuscrits et objets d’art. Puis les manuscrits et les estampages ont été archivés à la Bibliothèque nationale. Émile Guimet demande aussitôt à Paul Pelliot le dépôt d’une partie de la collection rapportée.
En 1945, année de la mort de l’académicien, les collections asiatiques du musée du Louvre furent transférées au musée Guimet, avec le fonds Pelliot : peintures de Dunhuang et objets archéologiques.
Jean-François Jarrige dresse l’état actuel de ces collections et des publications afférentes.


Jacques Gernet : Paul Pelliot, sinologue et bibliographe

Les notes de bibliographie occupent une place considérable dans l’œuvre de Paul Pelliot. Aussi, Jacques Gernet, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, a-t-il préféré limiter son sujet aux seuls travaux du savant concernant les techniques d’imprimerie en Chine, apparues un demi-millénaire avant Gutenberg. La publication en 1953, après sa mort, de son ouvrage inachevé Les débuts de l’imprimerie en Chine, témoigne de ses immenses qualités de sinologue.


Jean-Pierre Drège : Paul Pelliot, recenseur et polémiste

Paul Pelliot a eu une activité de comptes rendus très abondante, au point de ne pas avoir laisser d’ouvrage de synthèse. La qualité de ses recensions dépasse parfois celle des ouvrages qu’il analysait ou critiquait. Au nombre de 600, on les retrouve dans le T’oung Pao, revue dont il assurait la direction. L’assurance de ses jugements déclencha des polémiques à plusieurs reprises.


Pour en savoir plus

Paul Pelliot fut professeur des langues, de l’histoire et de l’archéologie de l’Asie centrale au Collège de France (1911-1914 ; 1918-1945). Il fut directeur d’études de 1927 à 1945 à l’École pratique des hautes études, et dans le même temps, professeur de philologie, de littérature et d’art chinois à l’Institut des hautes études chinoises de la Sorbonne. Il fut codirecteur, avec Henri Cordier, puis directeur de la revue T’oung Pao, qui devint la référence dans le monde de la sinologie.

Références :
- Académie des inscriptions et belles-lettres. Paul Pelliot fut élu membre de cette Académie au fauteuil de Robert Lasteyrie du Saillant, en 1921.
- Collège de France
- Paul Pelliot, publication du musée Guimet
- J. Ghesquière, J-F. Jarrige, F. Macouin, M. Monteil, H-C. Tsao (collectif), Paul Pelliot , Carnets de route 1906-1908, éd. Réunion des musées nationaux, les Indes savantes, musée Guimet, Paris, 2008.

Écoutez sur Canal Académie, d’autres communications du colloque Paul Pelliot (1878-1945), de l’histoire à la légende, organisé par l’Académie des inscriptions et belles-lettres et le Collège de France les 2 et 3 octobre 2008 :
- Le sinologue Paul Pelliot et les études sur Marco Polo
- Lieux et écrits à découvrir : le Tibet à l’époque de Paul Pelliot






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