Les timbres : Musique et Musiciens

la chronique philatélique d’Alain Laugier
Évoquez le souvenir des quatorze membres de la section Composition musicale de l’Académie des beaux-arts dont le portrait figure sur des timbres. Notre philatéliste Alain Laugier en profite pour en citer quelques autres !


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Émission proposée par : Alain Laugier
Référence : CHR358
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Date de mise en ligne : 28 juillet 2008

Parmi les musiciens ayant, depuis 1795, été élus dans la 5e section (Composition musicale) de l’Académie des beaux-arts, quatorze ont été timbrifiés par la Poste française. Ils occupent huit fauteuils, les deux derniers ayant été créés respectivement en 1967 et 1999.

Charles Trénet élu en 2001 et récemment décédé n’apparait pas dans la série de six timbres édités cette année-là, commémorant Michel Berger, le fils de Jean Hamburger de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine (on l’a déjà vu : En timbres : les Charcot et autres pères et fils, Claude François, Léo Ferré, Serge Gainsbourg, Barbara et Dalida (laquelle est évoquée par notre chroniqueur en raison du décès de Pascal Sevran, auteur de la célèbre chanson de Dalida « il venait d’avoir dix huit ans… »)

En 2002, une série de six timbres était consacrée aux musiciens de jazz parmi lesquels deux français : Michel Petrucciani au piano et Stéphane Grapelli au violon.
Jusqu’alors l’administration postale était plus conservatrice et ne songeait ni à Damia, ni à Fréhel, Yvette Giraud ou Mireille : cela viendra un jour, ne serait-ce qu’au nom de la parité mémorielle !

Au profit des chômeurs intellectuels

La Poste se contentait de timbrifier des valeurs établies. Elle a commencé en 1936 par Hector Berlioz dans la série des "chômeurs intellectuels" avec une surtaxe à leur bénéfice. Il était associé à Pasteur, Rodin, Hugo, France et Callot.
En 1938, la série mobilisant Balzac et Claude Bernard reprenait Berlioz que l’on trouvera une troisième fois en 1983.
Claude Debussy a été timbrifié en 1939 au bénéfice des "chômeurs intellectuels" à deux reprises avec le même dessin, la valeur faciale passant de 70 à 80 centimes avec une surtaxe de dix. Son faune était à ses côtés.

Et les Académiciens ?

Si l’on retourne aux seuls académiciens, Debussy n’ayant pas été élu à l’Institut, on présente à ce jour 15 timbres.
Tout d’abord, dès 1795, Nicolas Mehul (1763-1817) puis Daniel Auber (1782-1871) élu en 1829. Hector Berlioz (1803-1869) est élu au 4e fauteuil en 1856, Charles Gounod (1818-1893) dix ans après, Jules Massenet (1842-1912) en 1878 et Camille Saint-Saëns (1835-1921) en 1881.
On en arrive au 20e siècle avec les musiciens suivants :
- 1909, Gabriel Fauré (1845-1924),
- 1912, Gustave Charpentier (1860-1956),
- 1926, André Messager (1853-1929),
- 1934, Paul Dukas (1865-1935),
- 1962, Georges Auric (1899-1983),
- 1972, Darius Milhaud (1892-1974).

Sur les vignettes on les voit de face, barbus et/ou moustachus avec en arrière-plan, un fragment de partition (mais sans aller jusqu’à quatre portées et la signature de Richard Wagner sur le timbre allemand de 1968 pour le centenaire du festival de Bayreuth) ou les drapeaux de l’armée de Méhul, ou encore, des instruments (cuivres pour Berlioz ou violons pour Messager).

De quelques autres musiciens

Les autres musiciens célèbres mais non membres de l’Institut vont de Guillaume de Machault (1300-1377) à Jean-Baptiste Lully (1652-1687), deux créateurs célèbres qui précèdent la création de l’Académie. Bien d’autres n’ont pas été élus, ou pas candidats, mais ont été timbrifiés tel Chabrier (1841-1894) ou Ravel (1875-1957). En tout 33 musiciens rien que pour la poste française.

Parmi les musiciens d’origine étrangère, on trouve en France deux fois Chopin, une fois Beethoven et un beau profil de Mozart avant d’arriver à sa série d’opéras pour le bicentenaire de sa mort (1991). Ultérieurement dans une autre chronique, on aura sans doute l’occasion de présenter les musiciens posant sur les timbres allemands, autrichiens et autres européens pour voir quels Français ont été ainsi reconnus par leurs administrations postales.

Et de beaux instruments

Il faut, pour faire musique, des instruments de musique ! La philatélie fait éloge de la lutherie en 1979. On admire aussi le tableau de Raoul Dufy, le violon rouge et surtout trois orgues : celles de Wasquehal (1991), celles de Poitiers (1994) et la tapisserie de Lurçat en hommage à Jean-Sébastien Bach (1965) Les timbres préoblitérés (utilisés pour les envois en quantité, journaux et revues) vont, de 1990 à 1992, montrer divers instruments dont l’accordéon, la harpe et le piano. Salut les affranchis !






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