Les trois voyages de Jacques Cartier

avec Bernard Allaire, historien
Jacques Cartier découvre le Canada en 1535. Issu d’une famille de marins de Saint-Malo, il effectue trois grands voyages qui le mènent à affronter d’incroyables aventures franco-québécoises. Canal Académie vous emmène en voyage avec l’historien Bernard Allaire.


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Date de mise en ligne : 29 juin 2008

Navigateur malouin, découvreur du Canada, Jacques Cartier est né en 1491 à Saint-Malo d’une famille aisée de marins. Très jeune, il est engagé comme mousse. Il se marie en 1520 avec Catherine des Granches, elle-même issue d’une famille de navigateurs. Matelot puis maître pilote, il est promu capitaine de navire lors d’une visite de François 1er au Mont Saint-Michel.
C’est à ce moment que le souverain français aurait été sollicité pour l’accord et le financement nécessaires pour armer deux navires et se lancer à la découverte du « Passage du Nord-Ouest » vers les Indes.

Arrivée de Jacques Cartier au Canada
Arrivée de Jacques Cartier au Canada

Il part de Saint-Malo le 20 Avril 1534 et aborde les côtes de Terre-Neuve le 10 mai. Il explore l’estuaire d’un fleuve qu’il nomme le Saint Laurent puis aborde le Labrador. Il prend possession de cette terre au nom du roi de France et la nomme « Canada » du mot iroquois Kanata qui signifie « village ».

De retour à Saint Malo le 5 septembre 1534, Jacques Cartier, avide de nouvelles aventures à Terre-Neuve, demande de l’argent auprès du Roi de France pour former une deuxième expédition.
L’année suivante, le 16 mai 1535, il arme une flotille de trois navires, la Grande Hermine (cent tonneaux), la Petite Hermine (soixante tonneaux), et l’Hermérillon (quarante tonneaux), et part pour Terre-Neuve, avec pour mission du roi de « parachever la découverte des terres occidentales ». La remontée du Saint Laurent permet d’atteindre le site de « Québec » où l’ancre est jetée.

L’exploration est poursuivie avec le plus maniable des navires, l’Hermérillon. Un lieu baptisé « Mont-Royal » est atteint, il deviendra Montréal. L’hiver est rigoureux et le scorbut fait périr vingt-cinq des marins de l’expédition. Au retour, par manque d’équipage, un des navires (la petite Hermine) doit être abandonné.

Jacques Cartier (1491-1557), par Théophile Hamel, 1848, d'après un portrait aujourd'hui disparu produit par François Riss (1804-1886) en 1839. — On ignore cependant son vrai visage
Jacques Cartier (1491-1557), par Théophile Hamel, 1848, d’après un portrait aujourd’hui disparu produit par François Riss (1804-1886) en 1839. — On ignore cependant son vrai visage

La troisième et dernière mission sera sous le commandement de Jean-François de la Rocque, Seigneur de Roberval avec qui Jacques Cartier se brouillera par la suite. Le 23 mai 1541, Jacques Cartier quitte Saint-Malo avec cinq bateaux, tandis que Roberval rejoint Honfleur. Entre 1541 et 1542, les premiers colons français qui devait peupler cette « Nouvelle France » apportée à la Couronne Royale, s’installèrent le long des berges du Saint Laurent. Jacques Cartier regagna la France sans l’autorisation de Roberval. Quant à ceux restés au Canada, les maladies et les mauvaises relations avec les autochtones les obligèrent, au printemps 1543, à rentrer en France.

Jacques Cartier se retire dans sa propriété de Limoëlou à Rotheneuf. Il y jouit alors d’une grande considération et y accueille d’illustres hôtes dont Rabelais. Il meurt en 1557 d’une épidémie de peste qui ravage Saint-Malo et sa région.

Bernard Allaire, historien
Bernard Allaire, historien

Bernard Allaire est historien. Né à Québec en 1960, il a obtenu un diplôme d’études approfondies de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris ainsi qu’un doctorat à l’Université Laval avec sa thèse sur le commerce des fourrures en Europe. Après quelques années de recherche pour le bureau parisien des Archives nationales du Canada, il travaille avec le Célat et le groupe de recherche britannique ARTAF sur l’histoire des voyages de Martin Frobisher. Il participe aussi à différents projets à caractère historique et archéologique de concert avec des chercheurs canadiens, américains et européens.

En savoir plus :

- Samuel de Champlain par Raymonde Litalien
- Archives Canada France

Pelleteries, manchons et chapeaux de castor : les fourrures nord-américaines à Paris, 1500-1632






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