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Les timbres : Roosevelt et les mains

La chronique philatélique d’Alain Laugier
Dans cette chronique philatélique, le Dr Alain Laugier présente des timbres illustrant Roosevelt, philatéliste notoire, soulignant une erreur de gravure dans les mains, ce qui le conduit à évoquer d’autres timbres consacrés aux mains.


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Émission proposée par : Alain Laugier
Référence : chr355
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/chr355.mp3
Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida3095-Les-timbres-Roosevelt-et-les-mains.html
Date de mise en ligne : 28 juillet 2008


On a déjà évoqué la contrainte du graveur : il ne doit pas se tromper car aucune retouche n’est possible. L’action de ses deux mains a été bien montrée lors de la journée du timbre en 1966. Chaque année, à l’occasion du congrès de la Fédération des Associations philatéliques, la Poste émet un timbre célébrant la ville qui reçoit : mais cette fois elle l’avait consacré au geste auguste du graveur.

Le timbre aux six doigts !
Le timbre aux six doigts !

En gravant un timbre de Monaco de 1947 consacré au président Roosevelt, philatéliste notoire, l’artiste s’est aperçu d’un grand espace entre son auriculaire et l’album de timbres. Malgré l’adjonction d’une éponge support, il a été obligé d’ajouter un doigt. Ce qui, avec le pouce replié, faisait six doigts à la main gauche. L’erreur n’est pas passée inaperçue et fait la joie des observateurs.

Les USA n’ont pas pour cela déclaré la guerre à Monaco comme la « souris qui rugissait » mais dans leur timbre du centenaire de la naissance de Roosevelt en 1982 il a mis en plus du pouce caché quatre doigts à la main gauche. Malheureusement ils tiennent un fume cigarette ce qui, de nos jours, n’est pas politiquement et sanitairement correct. Les Yougoslaves, en 1990, empêchaient de fumer tout simplement en coupant la main ainsi doublement coupable, alors qu’au Portugal on se contente de la repousser (1980).

La drogue est aussi une mauvaise pratique : les mains tendues vers le pavot sont dénoncées par les Nations-Unies (1964) tandis qu’en Turquie l’injection de cocaïne se fait dans une veine du pli du coude (1990). La main a mis le garot à l’avant bras et tient la seringue.

La main peut aussi faire de belles choses : elle peut tenir la main de l’enfant américain handicapé (1974) ou symboliser le bénévolat des volontaires (1983). Elle peut aussi par l’autopalpation du sein trouver en Bolivie une petite tumeur (mais la mammographie est plus sensible). La main est dans ce timbre de la République Fédérale d’Allemagne le symbole de l’action charitable du médecin, tel Friedrich Haass dont on a célébré le bicentenaire de la naissance en 1980 : il avait exercé à Moscou y créant un hôpital charitable.

Malades ? les doigts peuvent se crisper dans la paralysie spastique cérébrale (Danemark 2000), perdre de leur souplesse ou être très déformés par les rhumatismes (Autriche 1980).

On sait que la découverte des rayons X par Roentgen fin 1895 a été à la fois une découverte majeure en physique mais aussi en même temps une innovation médicale considérable puisqu’elle permettait de voir « à travers l’invisible » (Italie et Mexique pour le centenaire). Roentgen en effet avait envoyé avec son article scientifique un cliché de la main de Bertha, sa femme.

La main, organe d’une très grande habilité peut augmenter ses performances grâce à la souris informatique du second millénaire (Grande-Bretagne 2000). Elle peut être remplacée par des organes artificiels (Bosnie-Herzégovie (199), Iran (1992). Ne disons pas à ces progrès majeurs en orthopédie comme César : « pouce ! » (France 1997).

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