Cinquante années de science dans le Larousse (1955-2005)

avec François Wesemaël, astrophysicien, de l’Université de Montréal
Comment les éditions du Petit Larousse, de 1955 et de 2005, traitent-elles la science, et particulièrement la physique ? L’astrophysicien François Wesemaël, professeur au département de physique de l’Université de Montréal, souligne ici l’amélioration des définitions, l’évolution des connaissances, et pointe les néologismes. En 50 ans, les mots de la physique ont bien changé !


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Émission proposée par : Hélène Renard
Référence : FOC355
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Date de mise en ligne : 29 juin 2008



François Wesemaël
François Wesemaël

François Wesemaël a participé aux deux premières Journées des Dictionnaires au Québec, lancées à l’initiative de Monique Cormier, professeure du département linguistique et traduction de l’Université de Montréal. Celle-ci avait demandé à son collègue scientifique d’examiner comment les dictionnaires traitent de la science de façon générale, et plus spécifiquement de la physique. François Wesemaël s’est d’abord penché sur le Petit Robert mais ce dictionnaire linguistique n’étant pas encyclopédique offrait moins d’entrées que le Petit Larousse.
Son travail a donc porté sur cinquante années de science reflétées dans ce dictionnaire courant.

Dans ce Larousse, on peut observer, entre l’édition de 1955 (car la physique n’a réellement pris un essor que dans ces années là), et 2005, de nombreuses différences.

Il s’est particulièrement penché sur les termes inclus dans les travaux d’Einstein (1879-1955, lequel, on peut le rappeler, avait été élu membre de l’Académie des sciences le 26 juin 1933).

Quatre axes ont guidé son travail :
- l’amélioration des définitions. Elles sont devenus plus techniques, plus précises. Par exemple « mouvement brownien », « photoélectrique » et « relativité ».
- l’évolution des connaissances scientifiques. Certains contenus ont changé (par exemple, on en sait plus aujourd’hui sur les comètes ou sur l’ozone que jadis). Et les rubriques parfois se sont multipliées (par exemple, le mot noyau qui comportait autrefois 5 rubriques, en comporte aujourd’hui 11).
- le développement de l’usage des termes
- les néologismes : en 55, de nombreux mots nouveaux portaient le préfixe « micro », puis on a vu apparaître le préfixe « nano » et aujourd’hui, on voit poindre « pico ».

Il aurait également pu évoquer les illustrations car elles aussi ont changé !

En savoir plus : Vous pouvez lire l’intégralité de la communication de François Wesemaël dans l’ouvrage Les dictionnaires Larousse : genèse et évolution publié en 2005 par les Presses de l’Université de Montréal.

À écouter également :
- Monique Cormier ou la passion québécoise des dictionnaires
- Le Franqus, dictionnaire du français québécois standard

M. Wesemaël a eu la courtoisie d’offrir à Canal Académie ce texte en document, le voici :

communication de François Wesemaël dans l’ouvrage Les dictionnaires Larousse : genèse et évolution publié en 2005 par les Presses de l’Université de Montréal.





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