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Le mystère Lapérouse, exposition au Musée national de la Marine

Revivez l’expédition de 1785 en compagnie d’Hélène Tromparent de Seynes
En 1785, le commandant Lapérouse fut missionné par Louis XVI pour réaliser en trois ans l’équivalent de l’ensemble des voyages de l’anglais James Cook ! De Hawaï au Kamtchatka, en passant par l’Alaska et Macao, le voyage se terminera brutalement par un naufrage, près de l’île Vanikoro. Visite de l’exposition consacrée au Mystère Lapérouse au musée de la Marine, en compagnie, d’Hélène Tromparent de Seynes, commissaire de l’exposition.


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Référence : CARR369
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Date de mise en ligne : 25 mai 2008
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Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (ou de Lapérouse) (1741-1788)
Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (ou de Lapérouse) (1741-1788)

Contexte historique :

Fin du XVIIIe siècle, époque des Lumières. Les conflits franco-anglais s’achèvent, la guerre de sept ans terminée il y a 20 ans, la guerre d’Amérique est conclue en 1783 par le traité de Versailles et l’on se tourne alors vers des activités plus spécifiques.

Alors que l’Angleterre a une avance considérable sur dans la découverte du Pacifique, grâce aux voyages menés par James Cook (entre 1768 et 1780), Louis XVI décide que la France doit prendre à son tour toute sa place dans cette exploration du monde.
Un grand voyage de trois ans, placé sous le commandement de Jean François de Galaup, comte de Lapérouse, brillant officier de la marine, est alors programmé.

Objectifs du voyages :
- compléter la cartographie du Pacifique, notamment ce qui concerne la côte nord-ouest de l’Amérique et la côté asiatique
- créer des comptoirs pour le commerce des peaux entre la côte ouest de l’Amérique et la Chine .
- réaliser des observations scientifiques
- espionner les implantations des autres puissances européennes !

Les deux bateaux, l’Astrolabe et la Boussole, appareillent le 1er aout 1785 au port de Brest, avec un équipage de 220 personnes (des officiers, savants de marins et d’artistes).
Parmi les fournitures embarquées pour le voyage et le troc, 9000 couteaux, 9000 hameçons 50 000 aiguilles à coudre, 4 orgues, 12 serinettes ainsi que des casques de dragon en cuivre, des outils et des plaques de métal.

Vestiges de l'équipement des troupes chargées de la protection de l'expédition Lapérouse - Musée de l'Histoire maritime de Nouvelle-Calédonie © Frédéric Osada - Images Explorations
Vestiges de l’équipement des troupes chargées de la protection de l’expédition Lapérouse - Musée de l’Histoire maritime de Nouvelle-Calédonie © Frédéric Osada - Images Explorations

Une douzaine de savants et d’ingénieurs choisis parmi les meilleurs de leur temps accompagné de trois dessinateurs, sont du voyage. Ils emportent à leur bord une bibliothèque comportant de nombreux ouvrages des Lumières, ainsi que des outils d’astronomie de cartographie et de physique.

Parmi toutes les escales que Lapérouse et Fleuriot réalisent, notre guide Hélène Tromparent de Seine développe au cours de cette visite, celles de Hawaï, l’escale au Port des Français en Alaska, Macao, le Kamtchatka et ce qui sera leur dernier arrêt à Botany Bay en Australie. Lors de leur escale dans la partie orientale de la Russie, le jeune Berthelemy de Lesseps regagne la France par voix de terre, avec toute une série de documents attestant de leurs étapes et de leurs rencontres, avant le naufrage.

Plan du Port des Français, par Blondéla, 1786 - Centre Historique des Archives Nationales © MnM/A. Fux
Plan du Port des Français, par Blondéla, 1786 - Centre Historique des Archives Nationales © MnM/A. Fux

Le premier épisode tragique survient en décembre 1787 aux îles Samoa : le commandant Fleuriot de Langle ainsi qu’une dizaine de marins meurent, attaqués par des indigènes.

Épuisés, démoralisés, le reste de l’équipe fait escale à Botany Bay en Australie (actuelle Sydney). Ils repartiront mi-mars 1788, date à partir de laquelle on perd leur trace.

En France, l’inquiétude s’installe mais le contexte de la Révolution française empêche le roi de faire démarrer les recherches avant 1791. Rendez-vous manqué, ce n’est qu’en 1827 que l’Irlandais Peter Dillon localise avec certitude le lieu du naufrage sur l’île de Vanikoro. Un an plus tard, Dumont d’Urville découvre à son tour l’une des épaves. Des recentes fouilles en 1999, 2005 et 2008 continuent de remonter au jour des vestiges des deux bateaux, miraculeusement bien conservés dans le corail. L’exposition au Musée de la marine en est l’incroyable reflet.

Site de la faille (épave de La Boussole) © Teddy Seguin
Site de la faille (épave de La Boussole) © Teddy Seguin

Les fouilles archéologiques, menées par l’association Salomon, se font également sur terre, dans l’île même de Vanikoro où se dit-il, ses survivants au naufrage auraient reconstruit un bateau pour repartir.

Vue aérienne de Vanikoro – Photo Association Salomon. DR
Vue aérienne de Vanikoro – Photo Association Salomon. DR

Prennez le large et suivez sans plus attendre les aventures de Lapérouse et de son équipage au cours de cette visite "virtuelle".

En savoir plus :

- Musée national de la Marine
- Site de l’Académie de Marine
- Association Salomon qui dirige les fouilles sous-marines à Vanikoro

Association Salomon, Le mystère Lapérouse, ou le rêve inachevé d’un roi, Editions de Conti, mars 2008






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