Mal de Pierre de Mélina Agus et Le canapé rouge de Michèle Lesbre

Les femmes écrivains, chronique littéraire de Jean Mauduit
Mal de Pierre de Mélina Agus et Le canapé rouge de Michèle Lesbre, deux romans décryptés par l’amoureux des livres écrits par des femmes, Jean Mauduit.


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Référence : CHR326
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Date de mise en ligne : 17 février 2008


A propos de Mal de Pierre, de Mélina Agus :
« Le récit est dominé par une héroïne, une jeune Sarde aux yeux immenses et à la longue chevelure noire. Nous ne connaîtrons pas son nom car le narrateur, sa petite-fille, ne l’appelle jamais que Grand’mère et cette médiation doublée de cet anonymat ne contribue pas peu à l’ambiance de mystère. Notre héroïne habite à Cagliari, cette ville verticale sous le soleil, dont les maisons semblent grimper les unes sur les autres. C’est une fille âpre, un peu braque, un peu déjantée même – elle a fait un séjour en hôpital psychiatrique - que tous ses prétendants abandonnent successivement malgré sa beauté, parce qu’elle leur écrit des lettres d’amour enflammées et que cela leur fait peur. »

A propos du Canapé rouge de Michèle Lesbre :
« C’est extraordinairement prenant à cause de la grâce du style, à cause aussi du mélange parfait entre hier, avant-hier et aujourd’hui, le réel et l’imaginaire. En contre point d’ailleurs, l’auteur fait vivre d’une vie comme ralentie les silhouettes qui au fil des stations, apparaissent et disparaissent – celles des compagnons de voyage de l’héroïne. Notamment celle d’un homme, Igor, sur qui elle focalise son attention, se plaisant à imaginer une aventure qui n’arrivera pas. C’est tout simplement envoûtant, écrit dans un style qui fait preuve d’une superbe maîtrise de la langue, avec notamment l’emploi du plus-que-parfait comme temps principal de la narration, celui qui relègue le souvenir tout au fond de l’antériorité, et du coup signe la mort mélancolique du passé. « Le canapé rouge » est en réalité une magnifique variation sur le temps, le temps perdu qu Proust exaltait, et qui comme chez lui, devient ici la substance même de l’émotion. Il faut retenir le nom de Michèle Lesbre. »

Jean Mauduit

Jean Mauduit est journaliste, écrivain, docteur ès lettres, ancien secrétaire général adjoint de France Soir, ancien secrétaire général de Elle. Il a longtemps produit des émissions d’Histoire à la télévision, puis occupé des responsabilités aux éditions Hachette. Il est aujourd’hui consultant à Médiamétrie.
Sur Canal Académie, Jean Mauduit tient une chronique sur les femmes écrivains.

Bibliographie :
Maxim’s 60 ans d’histoire et de plaisir, éditions du rocher, 1958
Saint Vincent de Paul, France Empire, 1960
La Révolte des femmes, Fayard 1971
La Grande Aventure du travail féminin, Fayard 1974
La France contre la France, 1984, couronné par l’Académie Française
Pour l’amour de Mazarin, Flammarion 2000
Les Fantômes de Newburry, Flammarion 2003
Le roman vrai de la meusure d’audience, éditions Médiamétrie 2005, distingué par l’Institut des Sciences Morales et Politiques
La conjuration de la Rose Noire, Flammarion 2007
Denis Huisman, une faim si dévorante, Picollec 2009
Tant de feuilles emportées par les jours, Flammarion 2010

Retrouvez toutes les chroniques de Jean Mauduit.






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