Yvon Gattaz

Membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Parcours d’Académicien : Yvon Gattaz se livre au micro de Virginia Crespeau.


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Émission proposée par : Virginia Crespeau
Référence : par009
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Date de mise en ligne : 1er janvier 2005


Yvon Gattaz
Yvon Gattaz
Membre de l’Académie des sciences morales et politiques

Yvon Gattaz [1] a été élu à l’Académie des sciences morales et politiques le 29 mai 1989, dans la section Économie politique, Statistique et Finances, au fauteuil laissé vacant par le décès de Pierre Massé.

Il a été Président de cette Académie en 1999, et Président de la section Économie politique, Statistique et Finances.

Sa carrière

Diplômé de l’Ecole Centrale de Paris et ingénieur diplômé, Yvon Gattaz a tout d’abord été ingénieur aux Acieries du Nord (1948-1950) puis chef de division aux Automobiles Citroën (1950-1954).

En 1952 il fonde, avec son frère, la société RADIALL, spécialisée dans les composants électroniques, et reste Président-directeur général de cette société jusqu’en 1993. Depuis 1994, il est Président du Conseil de surveillance du Groupe Radiall-Composants électroniques. Membre du Conseil exécutif du Conseil national du patronat français (CNPF) depuis 1975, Yvon Gattaz en est élu président en 1981, peu après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République. Au cours de la première moitié des années 1980, il défend le point de vue du patronat et prêche pour le réalisme économique. Il est Président d’honneur du CNPF (devenu MEDEF) depuis 1986. Yvon Gattaz a été également membre du Conseil Économique et social de 1979 à 1989.

Yvon Gattaz a défendu ses idées et la cause de l’entreprise par des publications, l’édition d’une revue les Quatre Vérités (1973-1993) et la créations de nombreuses associations. Il a fondé, en 1975, le mouvement ETHIC (Entreprises de taille humaine industrielles et commerciales) dont il est Président d’honneur depuis 1981. Il a fondé, en 1966, le Groupement des entreprises commerciales et industrielles de Rosny-sous-Bois (GECIR), où se trouve le siège-social de RADIALL, ainsi que, en 1987, le Comité d’expansion de Seine-Saint-Denis dont il est président d’honneur depuis 1998.

Il est actuellement Président fondateur de l’Association Jeunesse et entreprise, fondée en 1986 pour favoriser la formation et l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle, et Président fondateur de l’association des moyennes entreprises patrimoniales (ASMEP), fondée en 1994 afin de défendre les entreprises patrimoniales.

Ses œuvres

- 1969 - Les Hommes en gris.
- 1979 - La Fin des patrons.
- 1988 - Les Patrons reviennent.
- 1993 - Le Modèle français.
- 1999 - Mitterrand et les patrons, 1981-1986.
- 2002 - La moyenne entreprise, championne de la croissance durable.

[1] En quelques mots...
En créant une entreprise industrielle, RADIALL, avec mon frère, en juin 1952, j’ai fixé la devise de la maison "VITE ET BIEN", qui est toujours en vigueur et qui est dessinée sur un tableau bien encadré dans mon bureau. Cette maxime peut sembler simple voire simpliste. En fait, elle est d’une rare difficulté. Il est courant de rencontrer des lents qui n’ont pas compris que la vitesse c’est la vie moderne et qu’on ne peut la traverser en gastéropode sans souci des autres et de l’environnement. Bien sûr, le conseil" Il faut tuer les lents" est une image brutale et simplement satirique. Il serait plus humain de les parquer dans des cités réservées où tout se ferait lentement... lentement... lentement...
Le lent ne sait pas qu’il freine tout le monde : le flot des voitures comme les études des élèves normaux. Au feu rouge de 15 secondes, le lent qui met 5 secondes à démarrer diminue le trafic d’un tiers, avec des conséquences économiques qu’on ne veut pas évaluer. Si le perfectionniste est dangereux, le "trop rapide" risque de bâcler. La vie moderne exige le "bien fait", de même qu’elle veut des réponses rapides, ce qu’on appelle dans l’entreprise de la réactivité.
Le compromis incontestable est le "vite et bien" que peu de nos compatriotes savent vraiment réaliser. On a pu dire que cette expression n’était pas une devise mais une asymptote !






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