Frédérique Hébrard et son père, André Chamson

Un double « Parcours »...
Un double parcours : celui de Frédérique Hébrard, Grand Prix du Roman de l’Académie française pour son ouvrage Le Harem, et celui de son père, André Chamson, de l’Académie française et écrivain cévenol.


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Émission proposée par : Virginia Crespeau
Référence : par006
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Date de mise en ligne : 1er janvier 2005

Disparu en 1987, André Chamson, offre, à travers ses romans et ses témoignages, l’itinéraire d’un homme qui, malgré ses profondes convictions pacifistes, va s’engager dans les troubles et guerres de son époque pour être citoyen et témoin des tumultes et soldat de ses guerres. Un père et sa fille engagés dans l’action de résister, avec, en toile de fond, les Cévennes, terre des Camisards. Leur outil de résistance : l’écriture, le livre, et donc la transmission et la mémoire.

André Chamson,

A propos de Frédérique Hébrard

Frédérique Hébrard
Frédérique Hébrard

Comédienne depuis 1950 et écrivain depuis 1953, Frédérique Hébrard est également scénariste pour la télévision de :
- Comment ne pas épouser un milliardaire (en coll. avec Louis Velle, 1966),
- Le Regret de Pierre Guilhem (1967),
- Les Témoins (1973),
- Adieu ma Chérie (1981),
- Le Château des oliviers (1993),
- Le Grand Batre (1997).

Ses œuvres

- La Petite fille modèle (1954)
- Le Mois de septembre (1956)
- Babouillet (1960)
- La Demoiselle d’Avignon (en coll. avec Louis Velle, 1971, feuilleton en 1972)
- L’Ile sans serpent (1973)
- Je vous aime (1974)
- Un mari c’est un mari (1976)
- La Vie reprendra au printemps (1979)
- La Chambre de Goethe (1981, prix Roland Dorgeles)
- Un visage (1982)
- La Citoyenne (1985)
- Le Harem (Grand prix du roman de l’Académie française 1987)
- Le Mari de l’Ambassadeur (1990)
- Félix, fils de Pauline (1992, prix Mémoire d’Oc 1993)
- Le Château des oliviers (1993)
- Le Grand Batre (1997)
- La Protestante et le catholique (en coll. avec Louis Velle, 1999)
- Esther Mazel (2000)
- Je vous aime... toujours ! et Célébration de la rencontre (2002)
- Le Goûter chez Dieu (2003)
- Les Châtaigniers du désert (2005)

A propos d’André Chamson

André Chamson
André Chamson
de l’Académie française

André Chamson est né à Nîmes, le 6 juin 1900. D’ascendance protestante, André Chamson grandit dans ses Cévennes natales. Après des études secondaire au lycée d’Alès, puis à Montpellier, il se fit un temps gardien d’alpage, par amour de la montagne, avant de réussir le concours de l’école des Chartes en 1920 et d’être nommé archiviste-paléographe. Au cours de ses années d’étude à la Sorbonne, il fonda le groupe des "Vorticistes", dominé par l’esprit de liberté et de curiosité.

Dans l’entre-deux-guerres, André Chamson allait prendre une figure notable parmi les intellectuels engagés. Il milita dans les années 30 aux côtés des partisans du Front populaire, fondant en 1935, avec Jean Guéhenno et André Viollis, l’hebdomadaire Vendredi.

Après son baptême du feu auprès des Républicains pendant la guerre d’Espagne, André Chamson devait être mobilisé, lorsqu’éclata la Seconde Guerre mondiale, comme capitaine dans les Chasseurs alpins.

Rappelé pour diriger l’évacuation des chefs-d’œuvre du musée du Louvre, avant l’arrivée des troupes allemandes à Paris, il fut résistant pendant l’Occupation, en liaison avec les maquis du Lot, puis prit part, au sein de la brigade Alsace-Lorraine, avec André Malraux, aux combats menés pour la libération du territoire. Nommé après la victoire des Alliés conservateur du Petit-Palais, élu à la présidence du Pen Club en 1956, André Chamson se vit proposer en 1959, par André Malraux, la direction des Archives de France. Il siégea également au conseil d’administration de l’ORTF.

Ce chartiste émérite fut aussi un remarquable romancier à qui l’on doit une œuvre empreinte de son amour pour les Cévennes et inspirée, pour une grande partie, par son attachement aux souvenirs et aux malheurs de ses ancêtres huguenots. Citons entre autres :
- Roux le bandit (1925),
- Les Hommes de la route (1927),
- Le Crime des justes (1928),
- Histoires de Tabusse (1928),
- Héritages (1932),
- L’Année des vaincus (1934),
- La Galère (1939),
- Quatre mois (1940),
- Le Puits des miracles (1945),
- L’Homme qui marchait devant moi (1948),
- La Neige et la Fleur (1951),
- Le Chiffre de nos jours (1954),
- Nos Ancêtres les Gaulois (1958),
- Le Rendez-vous des espérances (1961),
- La Superbe (1967),
- La Tour de Constance (1970).

André Chamson fut élu à l’Académie française le 17 mai 1956, par 18 voix (celles, entre autres, de Jules Romains, André Maurois et Georges Duhamel) au fauteuil du baron Seillière.

Dans ses mémoires posthumes, Il faut vivre vieux, André Chamson raconte que l’idée de sa candidature avait été soulevée dès 1936 par Paul Valéry. Elle devait mettre vingt années à se concrétiser, après que le romancier cévenol eut d’abord subi un échec, en 1953, au fauteuil de Grousset, contre Pierre Gaxotte.

André Chamson fut reçu sous la Coupole le 23 mai 1957 par Jean-Louis Vaudoyer.

Il est mort le 9 novembre 1983.

Ses œuvres

- 1923 : Attitudes (La Laborieuse)
- 1925 : Roux le Bandit (Grasset)
- 1927 : L’Homme contre l’Histoire (Grasset)
- 1927 : Les Hommes de la route (Grasset)
- 1928 : Le Crime des Justes (Grasset)
- 1928 : Tabusse. La fête et le char (Les Cahiers Libres)
- 1929 : Clio, ou l’Histoire sans les Historiens (Hazan)
- 1930 : Tyrol (Grasset)
- 1930 : L’Aigoual (Émile Paul)
- 1930 : Histoire de Magali (Hartmann)
- 1930 : Histoires de Tabusse (Mercure de France)
- 1930 : Li Nivo éron si compagno. Compagnons de la Nuée, poème provençal (Hartmann)
- 1930 : La Révolution de dix-neuf, suivi de : Esquisse d’une théorie de l’immunité (Hartmann)
- 1931 : Affirmations sur Mistral (Émile Paul)
- 1932 : Héritages (Grasset)
- 1933 : L’Auberge de l’abîme (Grasset)
- 1934 : L’Année des vaincus (Grasset)
- 1935 : Les quatre éléments (Grasset)
- 1937 : Retour d’Espagne (Grasset)
- 1939 : La Galère (Nouvelle Revue française)
- 1940 : Quatre mois, carnet d’un officier de liaison (Flammarion)
- 1944 : Écrit en 1940 (Nouvelle Revue française)
- 1945 : Le Puits des miracles (Nouvelle Revue française)
- 1946 : Le dernier village (Mercure de France)
- 1946 : Fragments d’un liber veritatis 1941-1942 (Gallimard)
- 1947 : Écrit en 40. Écrit en 44 (Minuit)
- 1948 : La peinture française au Musée du Louvre (Braun)
- 1948 : Si la parole a quelque pouvoir, discours et articles de revues 1945-1947 (Éditions du Mont-Blanc)
- 1948 : L’Homme qui marchait devant moi (Gallimard)
- 1951 : Le Garçon, la Fille et la Bête (Éditions de la Paix)
- 1951 : La Neige et la Fleur (Gallimard)
- 1952 : On ne voit pas les cœurs, quatre actes (Gallimard)
- 1953 : La fin de "Greenville"
- 1954 : Le chiffre de nos jours (Gallimard)
- 1954 : L’École de tout le monde (Fayard)
- 1955 : Courbet (Flammarion)
- 1955 : Le drame de Vincennes (Grasset)
- 1956 : Adeline Venician (Grasset)
- 1958 : Nos ancêtres, les Gaulois (Gallimard)
- 1961 : Devenir ce qu’on est (Gallimard)
- 1961 : Le rendez-vous des espérances (Gallimard)
- 1964 : Comme une pierre qui tombe (Gallimard)
- 1965 : La petite Odyssée (Gallimard)
- 1967 : La Superbe (Plon)
- 1968 : Suite cévenole (Plon)
- 1969 : Suite pathétique (Plon)
- 1970 : La Tour de Constance (Plon)
- 1974 : Les Taillons ou la Terreur blanche (Plon)
- 1975 : La Reconquête (Plon)
- 1977 : Sans peur (Plon)
- 1979 : Castanet, le camisard de l’Aigoual (Plon)
- 1982 : Catinat, gardian de Camargue (Plon)






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