Les roses de la solitude

de Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, présenté par Axel Maugey
Les objets familiers de Jacqueline de Romilly déclenchent d’émouvants souvenirs. Axel Maugey a lu son ouvrage Les Roses de la solitude et nous fait ici partager son admiration.


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Émission proposée par : Axel Maugey
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Date de mise en ligne : 9 mars 2008


Jacquelines de Romilly, membre de l'Académie française et de l'Académie des inscriptions et belles lettres
Jacquelines de Romilly, membre de l’Académie française et de l’Académie des inscriptions et belles lettres

Garder toute la jeunesse de son esprit, c’est ce que nous offre l’étonnante Jacqueline de Romilly qui apporte dans les pages de ce livre fort intime et magnifique une sérénité et une espérance dignes d’éloges. L’académicienne n’a rien d’une pessimiste !

Elle évoque quelques objets familiers dont chacun porte la trace de ce qui fut sa vie. D’habitude, on ne prête guère attention à de tels objets, mais il suffit d’un simple instant et l’on retrouve une partie non négligeable de ses souvenirs.

Il en fut ainsi lorsqu’elle se mit à revoir ces deux petits chevaux de bronze, deux chevaux qui parlent car venus de cette Grèce antique. Alors, page après page, Jacqueline de Romilly se met à penser à la mort d’Achille et au chagrin des chevaux qui parlent. Grâce à cette légende, elle peut croire soudain que l’homme avec toutes ses limites et ses imperfections peut être admirable. Elle, l’académicienne qui a vécu de la littérature, se demande pourquoi n’en vivrait-on pas.

Ses propos sont en fait une double confiance dans la littérature et dans l’homme. N’est-ce pas admirable ?
À l’idée de la grandeur évoquée par Homère se joint une autre qualité, éminemment grecque, la douceur fraternelle des rapports humains. Ces deux chevaux venus de l’Olympe sont pour Jacqueline de Romilly et pour nous à présent, les chevaux de l’amitié et de la gentillesse.

Axel Maugey
Axel Maugey

Autre objet, celui du chapitre qu’elle intitule "le cadre du brigand". Et le brigand était un homme d’une rare sensibilité. Et ce brigand fait passer l’émotion du compositeur comme l’académicienne a voulu faire passer celle du poète. Et cette grande dame du Quai Conti s’exclame : « Je suis tombée en admiration devant un grand savant, à l’érudition exigeante mais fondée sur une vraie culture et accompagnée de l’humour le plus mordant ».

Enfin, dans ce livre d’une rare délicatesse, à la fois simple et érudit, source de vraie culture, Jacqueline de Romilly nous dit que le grand âge n’exclut nullement la possibilité de ferveurs, toujours renaissantes, qui sont la vie même.

Jacqueline de Romilly,Les roses de la solitude, éditions de Fallois (2006).






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