Les Paradis artificiels de Baudelaire illustrés par Arnaud d’Hauterives

Regard sur un livre d’artiste : Les Paradis artificiels
Le peintre Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, a illustré Les Paradis artificiels de Charles Baudelaire en 1974. Regard personnel sur son propre travail, presque 40 ans plus tard : découvrez ce livre d’artiste où mystère et poésie se conjuguent au fil des pages.


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Émission proposée par : Marianne Durand-Lacaze
Référence : CARR322
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Date de mise en ligne : 27 janvier 2008


La Bibliothèque de l’Institut de France a réalisé une exposition consacrée aux livres d’artistes des membres de l’Académie des beaux-arts (exposition jusqu’au 31 janvier 2008). Une douzaine d’ouvrages est ainsi présentée. Beaux objets de bibliophilie et œuvres d’art singulières sont offerts au regard des visiteurs.

Lithographie d'Arnaud d'Hauterives, Les Paradis artificiels, 1974
Lithographie d’Arnaud d’Hauterives, Les Paradis artificiels, 1974
© Canal Académie

Arnaud d’Hauterives raconte l’expérience de son premier travail d’illustration d’un ouvrage, durant les psychédéliques années soixante-dix.

Les Paradis artificiels, illustrés par Arnaud d'Hauterives, 1974, couverture
Les Paradis artificiels, illustrés par Arnaud d’Hauterives, 1974, couverture
© Canal Académie

Il y voit une correspondance particulière entre l’œuvre de Baudelaire et sa démarche d’artiste qu’il relie au monde symboliste. Le rêve, la sensorialité et la sensualité de Baudelaire lui sont familiers et sa peinture s’exprime dans ce domaine. Arnaud d’Hauterives dit le plaisir qu’il a eu à chercher une cadence pour illustrer le texte, démarche absente d’un travail sur toile. « Le plaisir est à la fois dans la cadence des images et dans la contemplation de chaque image ».

Arnaud d’Hauterives explore les pénombres et « le monde ouaté du silence », en réponse à la solitude du poète, thème central des Paradis artificiels. A la description de l’ivresse par Baudelaire, Arnaud d’Hauterives répond par un climat baigné dans le flou des formes, par une atmosphère de mystère qui accompagne le texte de Baudelaire.

Les Paradis artificiels illustrés par Arnaud d'Hauterives, 1974,
Les Paradis artificiels illustrés par Arnaud d’Hauterives, 1974,
© Canal Académie

Dans l’introduction de l’ouvrage signée par Raymond Cogniat, celui-ci rappelle les nombreux efforts des tenants de l’art figuratif « pour ne pas tomber dans les imageries romantico-symboliques d’autrefois ».

Les Paradis artificiels illustrés par Arnaud d'Hauterives, 1974, couverture
Les Paradis artificiels illustrés par Arnaud d’Hauterives, 1974, couverture
© Canal Académie

Canal Académie vous propose à travers cette émission de visiter l’exposition organisée à la Bibliothèque de l’Institut par Mireille Pastoureau ; une exposition privée, qui avait lieu jusqu’au 31 janvier 2008.
- Catalogue de l’exposition
- Voir les vitrines de l’exposition

En savoir plus

- Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts
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-  Les Paradis artificiels, ouvrage illustré de lithographies originales d’Arnaud d’Hauterives, Club du Livre, Philippe Lebaud Editeur, 1974.
Le tirage de cet exemplaire a été limité à 300 exemplaires sur Japon Nacré et une suite en couleur tirée sur Auvergne et signée de l’artiste. L’édition a été réalisée sous la direction de Philippe Lebaud avec la collaboration de Jacques Lepape et Jean-François Fouquereau avec le concours des Maîtres Imprimeurs Pierre Jean Mathan pour l’impression du texte et Fernand Murlot pour le tirage des lithographies. Stéphane Beaulieu a dessiné la maquette de la reliure réalisée par Jean-Luc Ebrard.
Le but de Baudelaire dans Les Paradis artificiels était de montrer les effets de l’opium sur un esprit méditatif et enclin à la rêverie. Baudelaire dit le mal qu’il pense du haschich, ses voluptés comme la torture de sa tyrannie. Dans l’Angleterre du XIXe siècle, il était consommé par des ouvriers comme par des bourgeois, sous forme de pâte, appelée dawannesk, pour atténuer des douleurs rhumatismales ou pour l’effet de son ivresse. Baudelaire s’inspire des Confessions d’un mangeur d’opium de De Quincey. Il raconte, cite des passages du livre, le complète, invente de nouveaux passages.

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Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, le 11 décembre 2007
Arnaud d’Hauterives, Secrétaire perpétuel de l’Académie des beaux-arts, le 11 décembre 2007
© Canal Académie

Les plus grandes dates de Baudelaire sont sur Kronobase

[1] Galerie Thadaeus Ropac, 69 avenue du Général Leclerc, 93500, Pantin






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