Jean-Jacques Henner, le dernier des romantiques

L’Académicien des Beaux-arts et ses belles rousses
A travers l’exposition consacrée à l’académicien des beaux-arts Jean-Jacques Henner (1829-1905) au Musée de la Vie romantique à Paris, découvrez l’oeuvre d’un peintre qui jouit d’une grande célébrité, trop oubliée aujourd’hui, en compagnie de Daniel Marchesseau, conservateur de ce musée.


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Émission proposée par : Hélène Renard
Référence : CARR313
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Date de mise en ligne : 3 décembre 2007
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Rêverie
Rêverie
© musée du Petit Palais / Roger-Viollet

C’est dans le ravissant Musée de la Vie romantique, dans le 9ème arrondissement de Paris, juste au bout de la rue qui porte justement le nom de Henner, que l’on peut découvrir une grande rétrospective qui lui est consacrée, la première à Paris depuis un siècle. Ce musée ouvert en 1987, a 20 ans. Il fut la demeure et les deux ateliers (construits vers 1830) du peintre Arry Scheffer, oncle de Renan.

Formé par des maîtres de l’école romantique, Ingres, Delacroix, Henner, Alsacien d’origine paysanne, il se vit couronné du Prix de Rome en 1858.

Après avoir peint les lumières du Nord, s’être rendu à pied à Bâle pour y admirer l’oeuvre de Holbein, Henner s’est laissé séduire par les couleurs de l’Italie lors de son séjour à la Villa Médicis.

Comme l’explique dans cette interview Daniel Marchesseau, qui s’est fait notre guide dans cette exposition, Henner reste le peintre de l’éternel féminin -des "belles rousses"- mais, et cela se sait moins, il est aussi paysagiste, avec notamment une "période alsacienne" importante. Daniel Marchesseau détaille ici un nu allongé voluptueux.

La femme qui lit, dite la Liseuse
La femme qui lit, dite la Liseuse
© RMN, photo Hervé Lewandowski.

Lorsque son pays natal, l’Alsace s’est retrouvé meurtri, occupé, il n’est pas resté indifférent et a peint un portrait qui est resté parmi les plus célèbres : l’Alsacre, elle attend. Une jeune femme à la coiffe traditionnelle attend. Non pas résignée, mais décidée à résister.

Autre dimension que nous fait découvrir Daniel Marchesseau : la peinture religieuse d’Henner. Son Christ mort est impressionnant, tant dans la composition que dans les couleurs et sa Madeleine bien émouvante.

Jean-Jacques Henner, contemporain et ami de Degas, Renoir, Manet, sera finalement évincé par les impressionnistes. Et c’est bien injuste. Sa singularité lui valut le succès de son vivant (il fut également très apprécié en Amérique). Il fallait le remettre à l’honneur. C’est chose faite avec des tableaux prêtés par divers musées, dont le Petit Palais de Paris, le Musée national Jean-Jacques Henner (actuellement en rénovation dont le conservateur est Rodolphe Rapetti), le musée d’Orsay de Paris, les musées de Mulhouse, de Colmar et d’Amiens ainsi que de l’Ecole nationale des Beuax Arts de Paris.

La femme au Divan Noir
La femme au Divan Noir
© M.B.A. Mulhouse, Collection Société Industrielle de Mulhouse, photo C. Kemps.

Daniel Marchesseau termine la visite de cette exposition en citant Victor Hugo. Hugo qui avait publié en 1828 dans Les Orientales, un poème intitulé Sara la baigneuse, avait en effet commandé à Henner Sara la baigneuse vers 1902, car il appréciait énormément le talent de cet artiste.

Musée de la Vie romantique :
16 rue Chaptal 75009 Paris
tél. 01.55.31.95.67
ouvert tous les jours sauf lundi, de 10 à 18 h.
Exposition Jean-Jacques Henner jusqu’au 13 janvier 2008 inclus.

Consulter le site de l’Académie des Beaux-Arts






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