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Jean Raspail, le voyageur impénitent

Parcours d’un écrivain-aventurier hors normes

Jean Raspail demeure, malgré le succès de chacun de ses ouvrages, un écrivain hors normes, un voyageur impénitent, un militant de la liberté individuelle. Et c’est tant mieux. Les hommes de cette trempe se font rares, heureusement il reste Raspail !


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Comme l’avait prédit Alexis de Tocqueville, le passage à la modernité a engendré une société dominée par la multitude, l’uniformisation des goûts et des mœurs, ainsi que l’affadissement des caractères. Ce « modèle » triomphe aujourd’hui dans tout l’Occident. Pour les rebelles, il n’existe aucune échappatoire, excepté dans le monde du rêve et de l’écriture.

Jean Raspail appartient à cette race taillée dans le roc d’un certain esprit aristocratique – qui n’est point coquetterie ou arrogance mais plutôt synonyme de résistance : à la consommation sans frein, aux modes factices, à tout ce qui conditionne nos consciences pour les rendre banales, interchangeables, et constamment « hyper-connectées », Raspail oppose des valeurs qui ne mentent pas, simples, humaines, vraies, profondes, irremplaçables. A travers sa hantise de la servitude, son œuvre invite à réfléchir à notre liberté perdue.

L’un de ses admirateurs, Philippe Hemsen, écrit sur le site www.raspail.net : "en des temps où l'amnésie fait des ravages, Jean Raspail est le chroniqueur des lisières de la mémoire et de l'oubli, défiant l'absence par la noblesse de l'attitude et des sentiments. Car il ne s'agit pas d'avoir encore des illusions, mais de se tenir, droit et fier, comme si l'on en avait encore, pour manifester respect et attachement à ce qui n'est plus."

Dans cet entretien, Jean Raspail s’attarde sur quelques-uns de ses succès :

- Septentrion, paru en 1979, et que vient de rééditer Robert
Laffont. L’histoire met en scène un train fuyant vers le nord ;

- le Camp des saints (1972), son plus grand succès, métaphore de
l’engloutissement du monde blanc qui, face à l’immigration du tiers-monde, renonce à exister – en raison du dévoiement de notre morale universelle d'inspiration chrétienne ;

- Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie : c’est le Jean
Raspail, voyageur, arpenteur des terres vierges, des destins impossibles à reproduire, qui nous livre ici sa réflexion sur un conquérant de l’inutile, passablement mégalomane, Antoine de Tounens. Jean(...)


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