Le Prix Bernard Destremau, en souvenir du champion de Roland-Garros

Des sportifs honorés par ce prix décerné par l’Académie des sciences morales et politiques
Chaque année, ce sont plus de 50 prix qui sont remis par l’Académie des sciences morales et politiques. Et parmi eux, un prix pas tout à fait comme les autres récompense les sportifs de haut niveau.


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Émission proposée par : Solenne Robin
Référence : PDM232
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Date de mise en ligne : 25 juin 2007


Sportifs de haut niveau, oui, mais pas seulement ! Car pour aspirer à devenir lauréat du Prix Bernard Destremau, il faut avoir conjointement atteint un niveau d’excellence dans le sport et réussi un parcours étudiant remarquable.

Bernard Destremau (1917 -2002), tennisman, homme d’Etat, fut membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Bernard Destremau (1917 -2002), tennisman, homme d’Etat, fut membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

Une volonté chère à son fondateur : Bernard Destremau, qui aurait pu faire un lauréat parfait, ayant lui-même réussi ce tour de force ! Héritier des "mousquetaires" (joueurs de tennis célèbres), ce sportif hors pair a en effet fait la gloire du tennis français : 6 fois numéro un du classement national, 3 participations à la Coupe Davis, Bernard Destremau est également celui qui, en 1937, remporte la finale en double aux Internationaux de Roland Garros. Rien de moins ! A l’époque, le champion est également étudiant à HEC. Il enchaîne sur un cursus à Sciences Po. S’il fait preuve d’une indefectible motivation pour poursuivre la compétition au plus haut niveau jusque dans les années 50, il entame également une brillante carrière diplomatique, puis d’homme politique -il sera en effet député dans les années 60 et 70, puis brièvement secrétaire d’Etat.

Yvon Pétra et Bernard Destremau après la victoire en double à Roland Garros- 1937
Yvon Pétra et Bernard Destremau après la victoire en double à Roland Garros- 1937

Et quand l’heure de la retraite sonne, elle ne sonne jamais véritablement pour Bernard Destremau, qui va employer les vingt dernières années de sa vie à écrire des livres d’histoire. Une telle hyperactivité marque probablement une bataille sans fin de celui qui aura lutté toute sa vie pour s’abstraire de l’image du "pur sportif" qui lui colle à la peau.

Quand Bernard Destremau s’interroge en 2000 sur la pertinence de créer un prix à son nom, l’idée s’impose naturellement : fort d’un parcours admirable, Bernard Destremau regrette la professionalisation toujours croissante qui caractérise le sport de haut niveau. L’argent qui circule dans certains sports ne motive pas non plus les jeunes espoirs à poursuivre des études exigeantes et longues.

En créant cette récompense, remise par l’Académie lors de la tradionnelle cérémonie de novembre, Bernard Destremau souhaite que ces lauréats puissent devenir les modèles d’une vertu et d’une éthique du sport, mais aussi les modèles d’une éthique de vie, qu’il jugeait menacés.
La première remise a lieu en 2001. Le lauréat est un judoka d’excellence, également titulaire d’un doctorat de philosophie et alors étudiant à HEC... Un digne représentant des valeurs défendues par Bernard Destremau ! Bernard Destremau n’aura malheureusement connu que la première remise du prix qui porte son nom, puisqu’il décède en 2002. Mais le prix continue depuis d’honorer sa mémoire.

Retrouvez dans cette émission Gilles Destremau, le fils de Bernard Destremau, ainsi que Cédric Dubourdieu, co-lauréat du Prix avec son frère en 2005.
Gilles Destremau est actuellement directeur de société.
Cédric Dubourdieu est quant à lui associé dans un fonds d’investissement.






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