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Académie des sciences morales et politiques

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« La moralisation de la vie politique »

« La moralisation de la vie politique »

Communication de Renaud Denoix de Saint Marc, membre du Conseil constitutionnel, ancien Vice-président du Conseil d’État, lors de la séance du 20 janvier 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
Il est bien sûr légitime d’exiger que les représentants du peuple soient exemplaires dans leur action. Comme le rappelle Renaud Denoix de Saint Marc, la la Constitution de l’An I précisait déjà que « Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais rester impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens. » Toutefois, ne faut-il pas aussi se méfier des possibles dérives entraînées par la passion contemporaine pour la « transparence » ? L’orateur en est, sa part, convaincu : « Si la transparence devient une fin en soi, on exigera de chaque responsable qu’il se justifie de toute décision qu’il s’apprête à prendre et cela non point en établissant la pertinence du but qu’il poursuit, mais en prouvant qu’il ne peut en retirer aucun avantage, même indirect. Un régime juridique simplement répressif se borne à punir les manquements avérés à la règle. Un régime préventif tend vers le soupçon et l’inquisition. Par là-même, il n’est pas particulièrement apte à établir un lien de confiance ». Un exposé limpide en forme de mise en garde.

mardi 28 janvier 2014

“La politisation éthique de la morale”.

“La politisation éthique de la morale”.

Communication de Didier Sicard, professeur de médecine à Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 janvier 2014.
Dans cette intervention dépourvue de langue de bois, le professeur Sicard a déploré les mouvements conjoints de remplacement de la morale par l’éthique et de dévoiement des finalités de l’éthique sous l’influence des politiques. « Le politique devrait demander à l’éthique un éclairage sur les enjeux plutôt que de s’en servir pour encadrer par des lois les conduites à tenir », estime-t-il. Et de déplorer aussi que l’éthique se voit conférer un statut alors qu’elle ne vit « que de résistance au conformisme, aux situations acquises et aux questionnements, fussent-ils inattendus. Elle est là pour éclairer la complexité des problèmes, pour contribuer à la réflexion collective. Elle ne détient ni pouvoir ni vérité, pas plus qu’elle n’est une expertise qui donnerait la voie à suivre. »

mardi 21 janvier 2014

“La politisation éthique de la morale”.

“La politisation éthique de la morale”.

Communication de Didier Sicard, professeur de médecine à Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 janvier 2014.
Dans cette intervention dépourvue de langue de bois, le professeur Sicard a déploré les mouvements conjoints de remplacement de la morale par l’éthique et de dévoiement des finalités de l’éthique sous l’influence des politiques. « Le politique devrait demander à l’éthique un éclairage sur les enjeux plutôt que de s’en servir pour encadrer par des lois les conduites à tenir », estime-t-il. Et de déplorer aussi que l’éthique se voit conférer un statut alors qu’elle ne vit « que de résistance au conformisme, aux situations acquises et aux questionnements, fussent-ils inattendus. Elle est là pour éclairer la complexité des problèmes, pour contribuer à la réflexion collective. Elle ne détient ni pouvoir ni vérité, pas plus qu’elle n’est une expertise qui donnerait la voie à suivre. »

mardi 21 janvier 2014

“L'institution académique des sciences morales et politiques”

“L’institution académique des sciences morales et politiques”

Communication de Gabriel de Broglie, membre de l’Académie française et Chancelier de l’Institut de France
Après avoir présenté une fresque historique très complète de la genèse et de l’évolution de l’Académie, le Chancelier de l’Institut a souligné, à l’occasion de cette première séance présidée par Bernard Bourgeois – qui succède à Bertrand Collomb à la présidence de l’Académie des sciences morales et politiques -, le rôle crucial joué par les sciences morales et politiques dans l’histoire des sociétés humaines : “les sciences morales et politiques se tiennent à l’interface entre les sciences de l’homme et les progrès scientifiques. Les sciences de l’homme ont sans doute abandonné leurs prétentions et leur position de supériorité antérieures et laissé dans bien des cas le progrès scientifique dominer les relations sociales et même la vie intellectuelle. [...] Mais la position centrale des sciences morales et politiques demeure. Elle leur permet de poser les questions d’éthique et contribuer à définir, avec les scientifiques, les limites de la science.” Et de conclure en déclarant que “quelle que soit son immensité, cette tâche revient, par tradition historique et par vocation à l’Académie des sciences morales et politiques”.

mardi 14 janvier 2014

“L'institution académique des sciences morales et politiques”

“L’institution académique des sciences morales et politiques”

Communication de Gabriel de Broglie, membre de l’Académie française et Chancelier de l’Institut de France
Après avoir présenté une fresque historique très complète de la genèse et de l’évolution de l’Académie, le Chancelier de l’Institut a souligné, à l’occasion de cette première séance présidée par Bernard Bourgeois – qui succède à Bertrand Collomb à la présidence de l’Académie des sciences morales et politiques -, le rôle crucial joué par les sciences morales et politiques dans l’histoire des sociétés humaines : “les sciences morales et politiques se tiennent à l’interface entre les sciences de l’homme et les progrès scientifiques. Les sciences de l’homme ont sans doute abandonné leurs prétentions et leur position de supériorité antérieures et laissé dans bien des cas le progrès scientifique dominer les relations sociales et même la vie intellectuelle. [...] Mais la position centrale des sciences morales et politiques demeure. Elle leur permet de poser les questions d’éthique et contribuer à définir, avec les scientifiques, les limites de la science.” Et de conclure en déclarant que “quelle que soit son immensité, cette tâche revient, par tradition historique et par vocation à l’Académie des sciences morales et politiques”.

mardi 14 janvier 2014

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

Communication de Bruno Lafont, PDG de Lafarge, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 9 décembre 2013
Leader mondial pour les matériaux de construction, implanté dans 64 pays, employant 65000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros, le Groupe Lafarge est l’un des symboles de la France qui gagne dans la mondialisation. Une réussite que son PDG attribue notamment à la volonté de toujours “anticiper les évolutions profondes du monde dans lequel nous vivons”. En termes de prospective, il a ainsi souligné l’avènement probable d’un monde plus peuplé (9 milliards d’humains en 2050) plus divers (puissances émergentes), plus global (interconnexion à croissance exponentielle), mais paradoxalement aussi plus local (perte de pouvoir des États centraux), plus chaud (changement climatique) et plus urbanisé.

lundi 6 janvier 2014

Les faiblesses structurelles de l'économie française : diagnostic et solutions

Les faiblesses structurelles de l’économie française : diagnostic et solutions

Entretien avec Jacques de Larosière, ancien directeur du Trésor, gouverneur de la Banque de France et directeur général du FMI, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Déficit de la balance commerciale, déclin de la compétitivité, poids des prélèvements publics, déficit d’investissement, recul de l’industrie… Jacques de Larosière dresse un bilan des faiblesses structurelles de l’économie française mais aussi des moyens d’y remédier.

lundi 6 janvier 2014

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

Communication de Bruno Lafont, PDG de Lafarge, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 9 décembre 2013
Leader mondial pour les matériaux de construction, implanté dans 64 pays, employant 65000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros, le Groupe Lafarge est l’un des symboles de la France qui gagne dans la mondialisation. Une réussite que son PDG attribue notamment à la volonté de toujours “anticiper les évolutions profondes du monde dans lequel nous vivons”. En termes de prospective, il a ainsi souligné l’avènement probable d’un monde plus peuplé (9 milliards d’humains en 2050) plus divers (puissances émergentes), plus global (interconnexion à croissance exponentielle), mais paradoxalement aussi plus local (perte de pouvoir des États centraux), plus chaud (changement climatique) et plus urbanisé.

lundi 6 janvier 2014

« La France face aux dilemmes actuels de l'enseignement supérieur dans le monde »

« La France face aux dilemmes actuels de l’enseignement supérieur dans le monde »

Communication de Catherine Paradeise, professeur émérite à l’Université Paris Est en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 25 novembre 2013.

mardi 10 décembre 2013

« La France face aux dilemmes actuels de l'enseignement supérieur dans le monde »

« La France face aux dilemmes actuels de l’enseignement supérieur dans le monde »

Communication de Catherine Paradeise, professeur émérite à l’Université Paris Est en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 25 novembre 2013.

mardi 10 décembre 2013

« Les Pieds-Nickelés s'en vont en guerre », par Jean Tulard

« Les Pieds-Nickelés s’en vont en guerre », par Jean Tulard

L’historien et académicien Jean Tulard évoque l’engagement improbable des célèbres héros de bande dessinée lors de la Grande Guerre.
Preuve de l’élan patriotique qui s’empare de la France en 1914, même les personnages de bande dessinée vont revêtir l’uniforme bleu horizon y compris les moins recommandables. Ainsi de Croquignol, Ribouldingue et Filochard, les déjà célèbres « Pieds-Nickelés », pourtant davantage connus pour leur esprit frondeur voire anarchisant qui, de 1915 à 1918 vont mettre leur art consommé de l’escroquerie au service de la nation. A l’occasion de la réédition sous forme d’album de ces planches parues en feuilleton (Editions Vuibert, septembre 2013), l’historien Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques et fin connaisseur des Pieds-Nickelés, décrypte les raisons de cet engagement aussi sincère qu’improbable.

lundi 2 décembre 2013

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

Communication de M. Pierre Gattaz, président du directoire de Radiall, président du Medef, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 octobre 2013.
Après avoir rappelé que Radiall avait été créée en 1952 par son père Yvon Gattaz et son oncle Lucien Gattaz, l’orateur a examiné les causes du succès de cette entreprise familiale devenue, en quelques décennies, le leader mondial en connectique aéronautique. “Il y a là la quintessence de l’excellence opérationnelle française, de la créativité française et de l’économie mondialisée assumée - qui créent de l’emploi en France”, a souligné Pierre Gattaz, en insistant sur la nécessité de ne plus percevoir la mondialisation comme une menace mais comme une opportunité à saisir. Une posture combative qui nécessite toutefois de prendre la mesure de cette compétition en libérant les entreprises françaises des lourdeurs réglementaires et fiscales qui, trop souvent, les désavantagent par rapport à leurs concurrentes étrangères.

mardi 12 novembre 2013

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

Communication de M. Pierre Gattaz, président du directoire de Radiall, président du Medef, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 octobre 2013.
Après avoir rappelé que Radiall avait été créée en 1952 par son père Yvon Gattaz et son oncle Lucien Gattaz, l’orateur a examiné les causes du succès de cette entreprise familiale devenue, en quelques décennies, le leader mondial en connectique aéronautique. “Il y a là la quintessence de l’excellence opérationnelle française, de la créativité française et de l’économie mondialisée assumée - qui créent de l’emploi en France”, a souligné Pierre Gattaz, en insistant sur la nécessité de ne plus percevoir la mondialisation comme une menace mais comme une opportunité à saisir. Une posture combative qui nécessite toutefois de prendre la mesure de cette compétition en libérant les entreprises françaises des lourdeurs réglementaires et fiscales qui, trop souvent, les désavantagent par rapport à leurs concurrentes étrangères.

mardi 12 novembre 2013

"L'attitude des Français face au travail"

"L’attitude des Français face au travail"

Communication de Mme Dominique Méda, inspectrice générale des Affaires sociales en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 octobre 2013.
Sur fond de mise en place des 35 heures, on entend souvent dire que les Français n’aimeraient pas ou plus le travail, qu’ils aspireraient surtout à davantage de loisirs et que cette propension expliquerait la baisse de notre compétitivité par rapport à certains de nos partenaires. Pour Dominique Méda, ce cliché n’a aucun fondement dans la réalité. En s’appuyant sur de nombreuses études internationales, elle démontre en effet que les Français sont, parmi les Européens, les plus attachés à la valeur travail. Alors que d’autres y voient essentiellement un moyen de gagner leur vie, nos compatriotes y voient davantage encore un moyen de s’épanouir, de nouer des relations et d’exprimer ses talents. D’où une nécessité : revoir nos modes de management de façon à répondre à ces attentes et renforcer ainsi d’un même mouvement le bonheur au travail et l’engagement des salariés.

lundi 28 octobre 2013

"L'attitude des Français face au travail"

"L’attitude des Français face au travail"

Communication de Mme Dominique Méda, inspectrice générale des Affaires sociales en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 octobre 2013.
Sur fond de mise en place des 35 heures, on entend souvent dire que les Français n’aimeraient pas ou plus le travail, qu’ils aspireraient surtout à davantage de loisirs et que cette propension expliquerait la baisse de notre compétitivité par rapport à certains de nos partenaires. Pour Dominique Méda, ce cliché n’a aucun fondement dans la réalité. En s’appuyant sur de nombreuses études internationales, elle démontre en effet que les Français sont, parmi les Européens, les plus attachés à la valeur travail. Alors que d’autres y voient essentiellement un moyen de gagner leur vie, nos compatriotes y voient davantage encore un moyen de s’épanouir, de nouer des relations et d’exprimer ses talents. D’où une nécessité : revoir nos modes de management de façon à répondre à ces attentes et renforcer ainsi d’un même mouvement le bonheur au travail et l’engagement des salariés.

lundi 28 octobre 2013

Le vin, une affaire de goût et de civilisation

Le vin, une affaire de goût et de civilisation

Entretien avec Jean-Robert Pitte.
Jean-Robert Pitte, géographe, spécialiste de l’histoire mondiale du vin et membre de l’Académie des sciences morales, confie son amour du vin, fruit de la terre, du travail des hommes et de… la civilisation !

lundi 21 octobre 2013

“Axa, leader mondial de l'assurance”

“Axa, leader mondial de l’assurance”

Communication d’Henri de Castries, PDG d’Axa, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le lundi 30 septembre 2011
Alors que les Français doutent souvent de leur capacité à relever les défis de la mondialisation, il n’est pas inutile d’analyser les ressorts de “la formidable croissance d’Axa qui, en quelques années, est devenu le numéro 1 mondial de l’assurance, avec 160000 collaborateurs opérant dans 57 pays”. Car, comme l’a précisé Henri de Castries, les entreprises “contribuent au rayonnement du pays et à son développement”.

lundi 21 octobre 2013

“Les singularités du marché français du travail”

“Les singularités du marché français du travail”

Communication de Françoise Gri, Directrice générale du Groupe Pierre & Vacances - Center Parcs, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 23 septembre 2011.
Analysant les difficultés de la France à s’adapter aux grandes tendances qui affectent le marché du travail, François Gri a défendu l’idée que “le blocage vient aujourd’hui de la mauvaise explication de la marche de la mondialisation et de sa prise de conscience comme étant un fait et non une option, par une opinion publique qui n’est pas préparée à des réformes plus fondamentales. La question est maintenant : comment rattraper le temps perdu et amener les esprits à l’acceptation de nouvelles règles, parfois en rupture, tout en gardant la confiance en l’avenir ?

lundi 21 octobre 2013

“La cuisine française dans le monde”

“La cuisine française dans le monde”

Communication d’Alain Ducasse en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le lundi 7 septembre 2013
En France, impossible de parler de vin sans évoquer aussi la gastronomie. L’un ne va pas sans l’autre et inversement. Mais aujourd’hui, dans une “scène culinaire contemporaine globalisée, multipolaire et concurrentielle”, quelle est encore la place de la gastronomie française ? Et quels défis devra-t-elle relever pour conserver son rang ? Réponse avec le célèbre chef cuisinier Alain Ducasse.

lundi 21 octobre 2013

“Les singularités du marché français du travail”

“Les singularités du marché français du travail”

Communication de Françoise Gri, Directrice générale du Groupe Pierre & Vacances - Center Parcs, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 23 septembre 2011.
Analysant les difficultés de la France à s’adapter aux grandes tendances qui affectent le marché du travail, François Gri a défendu l’idée que “le blocage vient aujourd’hui de la mauvaise explication de la marche de la mondialisation et de sa prise de conscience comme étant un fait et non une option, par une opinion publique qui n’est pas préparée à des réformes plus fondamentales. La question est maintenant : comment rattraper le temps perdu et amener les esprits à l’acceptation de nouvelles règles, parfois en rupture, tout en gardant la confiance en l’avenir ?”

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