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« Le droit, entre morale et économie »

« Le droit, entre morale et économie »

Communication de Dominique Terré, chargée de recherche au CERSES, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
L’oratrice a notamment démontré que les 3 termes du titre de sa communication ne se présentaient nullement sous la forme statique d’un triptyque, mais au contraire dans un rapport dynamique, « la morale, force de la liberté, et l’économie, force de la nécessité » exerçant respectivement sur le droit une tension, alors que celui-ci « connaît une très grande expansion liée à une forte poussée éthique qui vient comme compenser l’instrumentalisation dont il est l’objet dans le cadre compétitif de la mondialisation et du marché. »

vendredi 11 juillet 2014

"Histoire et politique"

"Histoire et politique"

"Histoire et politique" Communication de M. Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014
"L’historien ne se trompe jamais ou du moins rarement ; l’homme politique se trompe souvent, en tout cas parfois. C’est la différence entre l’histoire, une science exacte, et la politique, un art incertain, […] L’historien ne se trompe pas car il est le prophète du passé. Il décrit les événements d’hier. […] Le politique, lui, fait l’histoire, se trouve confronté au présent et doit prévoir l’avenir. Quelle voie choisir ? S’il se trompe, outre les conséquences d’une mauvaise décision, l’erreur sera relevée par l’historien et transmise par ses soins à la postérité. Le politique peut-il l’accepter ?" a expliqué l’historien. Et de poursuive, comme en réponse à cette interrogation, en estimant que "le fait nouveau de la fin du XXe siècle, c’est la loi par laquelle le politique impose sa vérité à l’historien." Un constat que ce spécialiste de Napoléon a, outre les "lois mémorielles", étayé par "le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969 [qui] se passe dans un relatif consensus, le parti communiste citant Marx qui voyait en Napoléon le destructeur de la féodalité", alors qu’il n’en est plus de même aujourd’hui, avec "le refus officiel en 2005 de célébrer Austerlitz, la disparition des programmes d’histoire… La raison ? Bonaparte a rétabli l’esclavage en 1802."

mercredi 11 juin 2014

“Histoire et politique”

“Histoire et politique”

Communication de M. Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014
« L’historien ne se trompe jamais ou du moins rarement ; l’homme politique se trompe souvent, en tout cas parfois. C’est la différence entre l’histoire, une science exacte, et la politique, un art incertain, […] L’historien ne se trompe pas car il est le prophète du passé. Il décrit les événements d’hier. […] Le politique, lui, fait l’histoire, se trouve confronté au présent et doit prévoir l’avenir. Quelle voie choisir ? S’il se trompe, outre les conséquences d’une mauvaise décision, l’erreur sera relevée par l’historien et transmise par ses soins à la postérité. Le politique peut-il l’accepter ? » a expliqué l’historien. Et de poursuive, comme en réponse à cette interrogation, en estimant que « le fait nouveau de la fin du XXe siècle, c’est la loi par laquelle le politique impose sa vérité à l’historien. » Un constat que ce spécialiste de Napoléon a, outre les « lois mémorielles », étayé par « le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969 [qui] se passe dans un relatif consensus, le parti communiste citant Marx qui voyait en Napoléon le destructeur de la féodalité », alors qu’il n’en est plus de même aujourd’hui, avec « le refus officiel en 2005 de célébrer Austerlitz, la disparition des programmes d’histoire… La raison ? Bonaparte a rétabli l’esclavage en 1802. »

mercredi 11 juin 2014

Fondations de l'Institut de France : un engagement ancien au service de nouveaux défis

Fondations de l’Institut de France : un engagement ancien au service de nouveaux défis

Entretien avec Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut de France
À l’occasion de la cérémonie de remise des Grands prix des fondations de l’Institut de France, le chancelier a précisé que ces distinctions n’avaient pas seulement une visée honorifique, mais également une vocation opérationnelle. Il s’agit en effet de récompenser et soutenir des hommes et des femmes qui, chacun dans leur domaine, contribuent par leur action à l’intérêt général et au bien commun.

vendredi 6 juin 2014

La politique monétaire : portée et limites

La politique monétaire : portée et limites

Dans les années 1980 et 1990 la politique monétaire a eu comme rôle principal de maintenir la stabilité des prix, un objectif principalement atteint dans un contexte économique favorable. Or, comme l’explique dans cette nouvelle chronique, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, avec le temps ce rôle est devenu bien différent : stabiliser le système financier et lui permettre de traverser des crises très graves, comme celle de 2007-2008. Parmi les instruments de la politique monétaire, la maîtrise de l’inflation a primé sur le contrôle du crédit ce qui n’a pas été sans conséquence.

mardi 27 mai 2014

“La géographie, science morale et politique”

“La géographie, science morale et politique”

Communication de Jean-Robert Pitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance du 19 mai 2014.
Géographe, l’orateur a retracé l’évolution et l’histoire de sa discipline avant de s’employer à définir le domaine de compétence de la géographie et à en montrer l’utilité. « La géographie, a-t-il expliqué, s’intéresse à l’espace et au territoire qui sont des aspects fondamentaux de la réalité terrestre. Elle étudie les localisations, les répartitions et les frontières qui limitent les objets naturels et les artefacts, les êtres, les idées et les représentations quels qu’ils soient. L’ensemble est mobile dans le temps. La géographie est la seule à répondre à la question : pourquoi ici et non là ? » La géographie a donc vocation à servir la cité et à éclairer les choix collectifs, notamment aujourd’hui, alors que « l’humanité dispose d’une capacité de plus en plus grande à utiliser à son service le règne minéral, végétal et animal ». En effet, « seules les connaissances géographiques permettent de transformer la terre de manière harmonieuse et de la conduire de manière aussi durable que possible, bien que ce concept de durabilité, si ressassé aujourd’hui, soit plus que contestable. À mesure que la géographie se construit, elle met de plus en plus en doute la détermination des actions humaines par l’environnement. Elle ne nie pas l’influence de celui-ci, mais elle observe le déploiement d’imagination des sociétés au cours de leur histoire pour le connaître, le maîtriser, en tirer profit, le transformer parfois radicalement. » Des remarques qui dessinent une vision équilibrée du rôle de cette discipline. En effet, si « les géographes ne croient pas aux prophéties autoréalisatrices et millénaristes fondées sur la désespérance , » ils savent en revanche que « l’ignorance en général et, particulièrement l’ignorance géographique, est une arme de destruction massive ».

mardi 27 mai 2014

“La géographie, science morale et politique”

“La géographie, science morale et politique”

Communication de Jean-Robert Pitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance du 19 mai 2014.
Géographe, l’orateur a retracé l’évolution et l’histoire de sa discipline avant de s’employer à définir le domaine de compétence de la géographie et à en montrer l’utilité. « La géographie, a-t-il expliqué, s’intéresse à l’espace et au territoire qui sont des aspects fondamentaux de la réalité terrestre. Elle étudie les localisations, les répartitions et les frontières qui limitent les objets naturels et les artefacts, les êtres, les idées et les représentations quels qu’ils soient. L’ensemble est mobile dans le temps. La géographie est la seule à répondre à la question : pourquoi ici et non là ? » La géographie a donc vocation à servir la cité et à éclairer les choix collectifs, notamment aujourd’hui, alors que « l’humanité dispose d’une capacité de plus en plus grande à utiliser à son service le règne minéral, végétal et animal ». En effet, « seules les connaissances géographiques permettent de transformer la terre de manière harmonieuse et de la conduire de manière aussi durable que possible, bien que ce concept de durabilité, si ressassé aujourd’hui, soit plus que contestable. À mesure que la géographie se construit, elle met de plus en plus en doute la détermination des actions humaines par l’environnement. Elle ne nie pas l’influence de celui-ci, mais elle observe le déploiement d’imagination des sociétés au cours de leur histoire pour le connaître, le maîtriser, en tirer profit, le transformer parfois radicalement. » Des remarques qui dessinent une vision équilibrée du rôle de cette discipline. En effet, si « les géographes ne croient pas aux prophéties autoréalisatrices et millénaristes fondées sur la désespérance , » ils savent en revanche que « l’ignorance en général et, particulièrement l’ignorance géographique, est une arme de destruction massive ».

mardi 27 mai 2014

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

Communication de Jean Baechler en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 12 mai 2014.
L’orateur est parti du constat d’un « pullulement des sciences anthropologiques dont la justification n’apparaît pas au premier regard : histoire, philosophie, sociologie, ethnologie, archéologie, psychologie, suicidologie, politologie, polémologie, économie politique, démographie, ludologie, philologie, criminologie, linguistique, science cognitive, science de la communication, de l’éducation, de l’alimentation, sinologie, indologie, égyptologie, etc. ». Faut-il alors établir un tableau raisonné des sciences anthropologiques ? Ce n’est pas l’avis de Jean Baechler qui a démontré, d’une part, que philosophie, histoire et sociologie constituent le socle premier des sciences de l’humain et, d’autre part, que « l’humain s’inscrit dans un espace à 4 dimensions : biologique, culturelle, anthropique (indispensable à la transition du virtuel à l’actuel) et psychique (qui procure à l’anthropique les ressources indispensables à l’effectuation anthropique. Il s’agit de la sensibilité appuyant la volonté éclairée par l’intelligence). » Une approche qui « condamne tout réductionnisme et tout dualisme » et souligne que « chaque dimension peut et doit devenir objet d’enquête scientifique ».

lundi 19 mai 2014

Cérémonie d'installation de Mario Monti à l'Académie des sciences morales et politiques

Cérémonie d’installation de Mario Monti à l’Académie des sciences morales et politiques

Le 3 décembre 2012, l’ancien président du Conseil italien et sénateur à vie Mario Monti a été élu au fauteuil VIII des membres associés étrangers de l’Académie, fauteuil notamment occupé précédemment par trois illustres Italiens, Pasquale Villari, Antonio Salandra, et Ugo Papi. Le discours d’installation du « professore », économiste renommé qui siégea longtemps à la Commission européenne, a été prononcé par Thierry de Montbrial, président de l’Ifri et membre de l’Institut.

vendredi 9 mai 2014

“Sur la recherche en psychiatrie”

“Sur la recherche en psychiatrie”

Communication de Mme Anne Fagot-Largeault, psychiatre, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences.
Dans cette communication, prononcée en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, Anne Fagot-Largeault a brossé une vaste fresque historique de l’essor de la psychiatrie. Elle a notamment identifié identifié quatre étapes de « la psychiatrie sur la voie de la science ». À l’époque de Freud s’établit une tension entre deux modèles psychiatriques : le modèle objectiviste, organique qui voit dans des lésions cérébrales la cause des troubles, et le modèle fonctionnel qui voit cette même cause dans des phénomènes psychiques. Après la seconde guerre mondiale, entre 1949 et 1959, la découverte inattendue des médicaments psychiatriques donne naissance à la psychiatrie biologique. Celle-ci reste cependant « minoritaire à côté de la psychiatrie humaniste, anthropologique, qui procède par études de cas en recourant au vocabulaire de la phénoménologie ». Dans la seconde partie du XXe siècle se produit, selon les termes de l’oratrice, une « dérive », tout d’abord avec l’abandon du modèle asilaire, puis avec l’avènement de l’anti-psychiatrie qui voit dans la maladie une pure construction sociale. Après ces excès se dessinent toutefois dans les années 1980 les prodromes d’une démarche véritablement scientifique de la psychiatrie.

jeudi 24 avril 2014

Sur la recherche en psychiatrie

Sur la recherche en psychiatrie

Communication de Mme Anne Fagot-Largeault, psychiatre, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences.
Dans cette communication, prononcée en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, Anne Fagot-Largeault a brossé une vaste fresque historique de l’essor de la psychiatrie. Elle a notamment identifié identifié quatre étapes de « la psychiatrie sur la voie de la science ». À l’époque de Freud s’établit une tension entre deux modèles psychiatriques : le modèle objectiviste, organique qui voit dans des lésions cérébrales la cause des troubles, et le modèle fonctionnel qui voit cette même cause dans des phénomènes psychiques. Après la seconde guerre mondiale, entre 1949 et 1959, la découverte inattendue des médicaments psychiatriques donne naissance à la psychiatrie biologique. Celle-ci reste cependant « minoritaire à côté de la psychiatrie humaniste, anthropologique, qui procède par études de cas en recourant au vocabulaire de la phénoménologie ». Dans la seconde partie du XXe siècle se produit, selon les termes de l’oratrice, une « dérive », tout d’abord avec l’abandon du modèle asilaire, puis avec l’avènement de l’anti-psychiatrie qui voit dans la maladie une pure construction sociale. Après ces excès se dessinent toutefois dans les années 1980 les prodromes d’une démarche véritablement scientifique de la psychiatrie.

jeudi 24 avril 2014

Ce qui entrave la croissance des entreprises françaises

Ce qui entrave la croissance des entreprises françaises

Dans cette nouvelle chronique, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, décrypte les causes et les conséquences de la réduction des marges des entreprises françaises par rapport à celles de leurs concurrentes étrangères. Une analyse indispensable pour comprendre nos difficultés actuelles, tant sur le plan du commerce extérieur que sur celui de la création d’emploi et de l’investissement, notamment dans la R&D.

vendredi 18 avril 2014

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

Communication de Daniel Ander professeur de philosophie des sciences et de théorie de la connaissance à l’Université Paris-Sorbonne, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques. À l’occasion de cette communication, le professeur Ander s’est tout d’abord appliqué à circonscrire les sciences cognitives qui « ne sont pas clairement identifiées. Se confondent-elles avec les neurosciences […] ? avec la psychologie du développement […] ? avec l’intelligence artificielle […] ? Reprennent-elles simplement, avec des outils plus raffinés, l’ordre du jour traditionnel de la psychologie et se ramènent‐-elles en fin de compte à identifier certaines constantes du fonctionnement mental de l’être humain ? Ont‐-elles partie liée avec l’innéisme ? » À ces questions, il a répondu qu’elles étaient « un peu tout cela à la fois », et qu’elles entendaient « s’emparer de la vie mentale dans leur entièreté [et] à construire une science naturelle du mental, sans respecter quelque frontière traditionnelle que ce soit. »

vendredi 4 avril 2014

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

Communication de Daniel Ander professeur de philosophie des sciences et de théorie de la connaissance à l’Université Paris-Sorbonne, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques. À l’occasion de cette communication, le professeur Ander s’est tout d’abord appliqué à circonscrire les sciences cognitives qui « ne sont pas clairement identifiées. Se confondent-elles avec les neurosciences […] ? avec la psychologie du développement […] ? avec l’intelligence artificielle […] ? Reprennent-elles simplement, avec des outils plus raffinés, l’ordre du jour traditionnel de la psychologie et se ramènent‐-elles en fin de compte à identifier certaines constantes du fonctionnement mental de l’être humain ? Ont‐-elles partie liée avec l’innéisme ? » À ces questions, il a répondu qu’elles étaient « un peu tout cela à la fois », et qu’elles entendaient « s’emparer de la vie mentale dans leur entièreté [et] à construire une science naturelle du mental, sans respecter quelque frontière traditionnelle que ce soit. »

vendredi 4 avril 2014

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

Communication de Pierre Demeulenaere, professeur à l’université Paris-Sorbonne lors de la séance du 17 mars 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
S’il estime qu’il n’existe pas, à proprement parler de culture anglo-saxonne des sciences morales et politiques, l’orateur estime toutefois qu’« une idée centrale qui peut caractériser le développement des sciences morales et politiques en milieu anglo-saxon » : « l’effort pour considérer que les sciences morales et politiques – ou, plus tard, les sciences sociales – sont des sciences et qu’à ce titre, elles relèvent du discours scientifique ordinaire. » Il souligne ainsi que dans son Traité de la nature humaine de 1754 » David Hume considère que la « science of man » doit être empirique et informée par une connaissance expérimentale de la réalité humaine et sociale. Si bien qu’il « se réfère au modèle newtonien pour essayer d’avoir des résultats analogues à ceux obtenus dans le cadre des sciences de la nature ».

jeudi 20 mars 2014

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

Communication de Pierre Demeulenaere, professeur à l’université Paris-Sorbonne lors de la séance du 17 mars 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
S’il estime qu’il n’existe pas, à proprement parler de culture anglo-saxonne des sciences morales et politiques, l’orateur estime toutefois qu’« une idée centrale qui peut caractériser le développement des sciences morales et politiques en milieu anglo-saxon » : « l’effort pour considérer que les sciences morales et politiques – ou, plus tard, les sciences sociales – sont des sciences et qu’à ce titre, elles relèvent du discours scientifique ordinaire. » Il souligne ainsi que dans son Traité de la nature humaine de 1754 » David Hume considère que la « science of man » doit être empirique et informée par une connaissance expérimentale de la réalité humaine et sociale. Si bien qu’il « se réfère au modèle newtonien pour essayer d’avoir des résultats analogues à ceux obtenus dans le cadre des sciences de la nature ».

jeudi 20 mars 2014

Pourquoi est-il important de réduire la dépense publique ?

Pourquoi est-il important de réduire la dépense publique ?

Depuis plusieurs années, la réduction des dépenses publiques figure parmi les objectifs prioritaires des politiques publiques. En quoi est-ce si nécessaire ? Quels sont les objectifs visés et les résultats escomptés ? Telles sont les questions auxquelles répond Jacques de Larosière, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, dans cette nouvelle édition de sa chronique mensuelle.

jeudi 20 mars 2014

1830-1848 : la police parisienne entre deux révolutions

1830-1848 : la police parisienne entre deux révolutions

Entretien avec Jean Tulard, historien, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Simple rouage du ministère de la Police générale, sous la Restauration, la Préfecture de Police de Paris devient, à partir de 1830, une grande administration, dont le chef dispose d’un pouvoir presque aussi étendu que celui du ministre de l’Intérieur. Dans une capitale en mutation, où le vol, le proxénétisme ou le meurtre tiennent haut leur place, la Police est toujours sur le qui-vive. Une bureaucratie se constitue, un corps de police en uniforme est établi. Des inspecteurs “en bourgeois” sillonnent les quartiers mal famés et y laissent une réputation parfois pire que celle des malfaiteurs qu’ils poursuivent ! Dans “La police parisienne entre deux révolutions (1830-1848)”, Jean Tulard, de l’Académie des sciences morales et politiques, fait revivre l’histoire de cette police qui, dans le Paris d’avant la révolution aussmannienne, inspira Balzac, Hugo et Eugène Sue.

jeudi 20 mars 2014

« Les sciences morales et politiques dans l'horizon du monde chinois »

« Les sciences morales et politiques dans l’horizon du monde chinois »

Communication de Marianne Bastid-Bruguière, membre de l’Académie lors de la séance du 10 mars 2014.
En janvier 1767, dans le mensuel « Éphémérides du citoyen », sous-titré « Bibliothèque raisonnée des sciences morales et politiques », l’abbé Nicolas Baudeau écrit, à propos de la Chine que « ce vaste et magnifique empire, maintenu pendant quarante siècles contre tous les efforts des passions civilisées ou barbares, par la seule puissance de l’esprit philosophique, démontre quelle est la force et l’efficacité des connaissances morales et politiques ». Pour Marianne Bastid-Bruguière, on ne saurait mieux illustrer combien la Chine a représenté, pour les sciences morales et politiques un exemple. Toutefois, comme elle l’a expliqué, ce « modèle chinois » constitue aussi une « construction intellectuelle » notamment due aux jésuites. Si bien que ce n’est véritablement « qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, surtout par la médiation du Japon, et sous la forme des courants de réflexion allemands et anglo-saxons, que des sciences morales et politiques à l’européenne sont entrées dans l’horizon intellectuel des Chinois, sans jamais, jusqu’à présent, s’y substituer entièrement à une réflexion nourrie par la ou les raisons et regards de leurs traditions ».

mercredi 12 mars 2014

« Notice sur la vie et les travaux de Jacques Dupâquier »

« Notice sur la vie et les travaux de Jacques Dupâquier »

Communication de Alain Duhamel, membre de l’académie, lors de la séance du 3 mars 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
Jacques Dupâquier (1922-2010) fut à l’Institut le successeur d’un autre historien de renom Jean-Baptiste Duroselle. Sa monumentale Histoire de la Population française est dans toutes les mémoires. Alain Duhamel retrace la vie et l’œuvre de Jacques Dupâquier en insistant tout d’abord sur trois caractéristiques majeures de sa personnalité. Il fut un grand savant, un travailleur acharné mais aussi un militant né, passionné, opiniâtre, assumé.

jeudi 6 mars 2014

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