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“L’art des origines”.

Le dernier numéro de la Lettre de l’Académie vous propose une incursion dans un domaine aussi passionnant que mystérieux : l’art des origines. L’évocation de l’art paléolithique par des préhistoriens célèbres s’enrichit du point de vue d’artistes, compositeurs et penseurs contemporains sur l’émergence du phénomène esthétique. En savoir plus : www.academie-des-beaux-arts.fr.

Académie des sciences morales et politiques

Académie des sciences morales et politiques


Dernier ajout : jeudi 22 juin 2017
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Articles de cette rubrique

“Quelles stratégies de défense et de sécurité face aux nouvelles menaces ?”

“Quelles stratégies de défense et de sécurité face aux nouvelles menaces ?”

Communication de M. Nicolas Baverez, essayiste, devant l’Académie des sciences morales et politiques

jeudi 22 juin 2017

« La régulation financière face à la mondialisation des acteurs et des marchés financiers »

« La régulation financière face à la mondialisation des acteurs et des marchés financiers »

Communication de Christian Schricke, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques

mercredi 17 mai 2017

« Le Tribunal international du droit de la mer »

« Le Tribunal international du droit de la mer »

Communication de Jean-Pierre Cot, juge au Tribunal international du droit de la mer, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 novembre 2016.

mercredi 10 mai 2017

Quelle réforme du Code du travail pour améliorer la compétitivité et la croissance de l'économie et réduire le chômage ?

Quelle réforme du Code du travail pour améliorer la compétitivité et la croissance de l’économie et réduire le chômage ?

Communication de Gilbert Cette, adjoint au directeur général des études et des relations internationales de la Banque de France, professeur associé à la faculté de sciences économiques de l’université d’Aix-Marseille prononcée devant l’Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 5 avril 2017

« Comment obtenir la meilleure qualité des soins sans obérer le financement de l’assurance maladie ? »

Conférence prononcée devant l’Académie des sciences morales et politiques par Guy Vallancien, urologue, professeur honoraire à l’Université Paris-Descartes, membre de l’Académie de médecine

mercredi 22 mars 2017

« Social et “sociétal” »

« Social et “sociétal” »

Communication de Chantal Delsol en séance de l’académie des sciences morales et politiques, le 13 octobre 2014.

mercredi 22 octobre 2014

« L'économie vue par un entrepreneur »

« L’économie vue par un entrepreneur »

Communication de M. Yvon Gattaz, ancien patron de Radiall et ancien président du CNPF, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
C’est donc en tant qu’entrepreneur, « ce microéconomiste de terrain », que l’orateur s’est attaché à « déceler la zone de compatibilité entre théories macro-économiques et la pratique du terrain ou micro-économie. » Retenant la définition de Schumpeter présentant l’entrepreneur comme « celui qui est capable de transformer une idée en une innovation réussie », il a indiqué que si « les économistes privilégient la réflexion, les entrepreneurs privilégient l’intuition et l’action », toutes deux orientées vers le client et la commande et, de ce fait, nécessairement confrontées « au mur granitique des réalités ». Sur le terrain des réalités, il a rappelé l’importance de l’industrie et l’aveuglement irresponsable des chantres de l’ère postindustrielle pour qui la France pouvait sans regret abandonner sa production industrielle à des pays émergents et ne garder que les seuls services. Enfin il s’est interrogé sur une curieuse spécificité française : « Pourquoi en Allemagne et aux États-Unis, l’entrepreneur est-il considéré comme un "premier de cordée" prenant tous les risques et méritant l’estime générale, alors qu’en France sa réussite éventuelle est rarement admirée mais plus souvent jalousée, voire dénigrée ? »

vendredi 18 juillet 2014

« Le droit, entre morale et économie »

« Le droit, entre morale et économie »

Communication de Dominique Terré, chargée de recherche au CERSES, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 7 juillet 2014.
L’oratrice a notamment démontré que les 3 termes du titre de sa communication ne se présentaient nullement sous la forme statique d’un triptyque, mais au contraire dans un rapport dynamique, « la morale, force de la liberté, et l’économie, force de la nécessité » exerçant respectivement sur le droit une tension, alors que celui-ci « connaît une très grande expansion liée à une forte poussée éthique qui vient comme compenser l’instrumentalisation dont il est l’objet dans le cadre compétitif de la mondialisation et du marché. »

vendredi 11 juillet 2014

« La prévision dans les sciences morales et politiques »

« La prévision dans les sciences morales et politiques »

Communication de Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014.
Afin de cerner la question délicate de la prévision, l’orateur s’est référé au texte de Pascal sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse pour développer la thèse selon laquelle « l’analyse et la prévision, prises comme un tout, sont un art dont la pratique suppose toujours une combinaison d’esprit de géométrie et d’esprit de finesse, dans des proportions variables en fonction de la nature du problème traité. » Une conviction notamment étayée par l’exemple de la prévision en économie, discipline dans laquelle « la tendance n’est plus à la recherche d’une grande théorie unificatrice, mais à la constitution et l’utilisation de petits modèles où l’intuition et le "jugement", donc la finesse, jouent le rôle prépondérant. » Pour l’orateur, il convient de se garder de placer une confiance exagérée dans “l’approche géométrique” pour s’attacher plutôt aux « personnages les plus remarquables de l’histoire, de l’entreprise, de la finance, de la religion, de la criminalité » qui tous ont tous fait la preuve d’une « capacité unique de voir et d’anticiper des situations complexes, c’est-à-dire échappant à l’esprit de géométrie, d’une capacité à changer le monde ».

jeudi 19 juin 2014

“Histoire et politique”

“Histoire et politique”

Communication de M. Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques lors de la séance du 2 juin 2014
« L’historien ne se trompe jamais ou du moins rarement ; l’homme politique se trompe souvent, en tout cas parfois. C’est la différence entre l’histoire, une science exacte, et la politique, un art incertain, […] L’historien ne se trompe pas car il est le prophète du passé. Il décrit les événements d’hier. […] Le politique, lui, fait l’histoire, se trouve confronté au présent et doit prévoir l’avenir. Quelle voie choisir ? S’il se trompe, outre les conséquences d’une mauvaise décision, l’erreur sera relevée par l’historien et transmise par ses soins à la postérité. Le politique peut-il l’accepter ? » a expliqué l’historien. Et de poursuive, comme en réponse à cette interrogation, en estimant que « le fait nouveau de la fin du XXe siècle, c’est la loi par laquelle le politique impose sa vérité à l’historien. » Un constat que ce spécialiste de Napoléon a, outre les « lois mémorielles », étayé par « le bicentenaire de la naissance de Napoléon en 1969 [qui] se passe dans un relatif consensus, le parti communiste citant Marx qui voyait en Napoléon le destructeur de la féodalité », alors qu’il n’en est plus de même aujourd’hui, avec « le refus officiel en 2005 de célébrer Austerlitz, la disparition des programmes d’histoire… La raison ? Bonaparte a rétabli l’esclavage en 1802. »

mercredi 11 juin 2014

“La géographie, science morale et politique”

“La géographie, science morale et politique”

Communication de Jean-Robert Pitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance du 19 mai 2014.
Géographe, l’orateur a retracé l’évolution et l’histoire de sa discipline avant de s’employer à définir le domaine de compétence de la géographie et à en montrer l’utilité. « La géographie, a-t-il expliqué, s’intéresse à l’espace et au territoire qui sont des aspects fondamentaux de la réalité terrestre. Elle étudie les localisations, les répartitions et les frontières qui limitent les objets naturels et les artefacts, les êtres, les idées et les représentations quels qu’ils soient. L’ensemble est mobile dans le temps. La géographie est la seule à répondre à la question : pourquoi ici et non là ? » La géographie a donc vocation à servir la cité et à éclairer les choix collectifs, notamment aujourd’hui, alors que « l’humanité dispose d’une capacité de plus en plus grande à utiliser à son service le règne minéral, végétal et animal ». En effet, « seules les connaissances géographiques permettent de transformer la terre de manière harmonieuse et de la conduire de manière aussi durable que possible, bien que ce concept de durabilité, si ressassé aujourd’hui, soit plus que contestable. À mesure que la géographie se construit, elle met de plus en plus en doute la détermination des actions humaines par l’environnement. Elle ne nie pas l’influence de celui-ci, mais elle observe le déploiement d’imagination des sociétés au cours de leur histoire pour le connaître, le maîtriser, en tirer profit, le transformer parfois radicalement. » Des remarques qui dessinent une vision équilibrée du rôle de cette discipline. En effet, si « les géographes ne croient pas aux prophéties autoréalisatrices et millénaristes fondées sur la désespérance , » ils savent en revanche que « l’ignorance en général et, particulièrement l’ignorance géographique, est une arme de destruction massive ».

mardi 27 mai 2014

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

« Tableau raisonné des sciences morales et politiques »

Communication de Jean Baechler en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 12 mai 2014.
L’orateur est parti du constat d’un « pullulement des sciences anthropologiques dont la justification n’apparaît pas au premier regard : histoire, philosophie, sociologie, ethnologie, archéologie, psychologie, suicidologie, politologie, polémologie, économie politique, démographie, ludologie, philologie, criminologie, linguistique, science cognitive, science de la communication, de l’éducation, de l’alimentation, sinologie, indologie, égyptologie, etc. ». Faut-il alors établir un tableau raisonné des sciences anthropologiques ? Ce n’est pas l’avis de Jean Baechler qui a démontré, d’une part, que philosophie, histoire et sociologie constituent le socle premier des sciences de l’humain et, d’autre part, que « l’humain s’inscrit dans un espace à 4 dimensions : biologique, culturelle, anthropique (indispensable à la transition du virtuel à l’actuel) et psychique (qui procure à l’anthropique les ressources indispensables à l’effectuation anthropique. Il s’agit de la sensibilité appuyant la volonté éclairée par l’intelligence). » Une approche qui « condamne tout réductionnisme et tout dualisme » et souligne que « chaque dimension peut et doit devenir objet d’enquête scientifique ».

vendredi 16 mai 2014

Cérémonie d'installation de Mario Monti à l'Académie des sciences morales et politiques

Cérémonie d’installation de Mario Monti à l’Académie des sciences morales et politiques

Le 3 décembre 2012, l’ancien président du Conseil italien et sénateur à vie Mario Monti a été élu au fauteuil VIII des membres associés étrangers de l’Académie, fauteuil notamment occupé précédemment par trois illustres Italiens, Pasquale Villari, Antonio Salandra, et Ugo Papi. Le discours d’installation du « professore », économiste renommé qui siégea longtemps à la Commission européenne, a été prononcé par Thierry de Montbrial, président de l’Ifri et membre de l’Institut.

vendredi 9 mai 2014

“Le rôle des mathématiques dans les sciences humaines”

“Le rôle des mathématiques dans les sciences humaines”

Communication de Philippe Mongin, professeur à HEC, directeur d’études au CNRS

mercredi 30 avril 2014

“Sur la recherche en psychiatrie”

“Sur la recherche en psychiatrie”

Communication de Mme Anne Fagot-Largeault, psychiatre, professeur au Collège de France et membre de l’Académie des sciences.
Dans cette communication, prononcée en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, Anne Fagot-Largeault a brossé une vaste fresque historique de l’essor de la psychiatrie. Elle a notamment identifié identifié quatre étapes de « la psychiatrie sur la voie de la science ». À l’époque de Freud s’établit une tension entre deux modèles psychiatriques : le modèle objectiviste, organique qui voit dans des lésions cérébrales la cause des troubles, et le modèle fonctionnel qui voit cette même cause dans des phénomènes psychiques. Après la seconde guerre mondiale, entre 1949 et 1959, la découverte inattendue des médicaments psychiatriques donne naissance à la psychiatrie biologique. Celle-ci reste cependant « minoritaire à côté de la psychiatrie humaniste, anthropologique, qui procède par études de cas en recourant au vocabulaire de la phénoménologie ». Dans la seconde partie du XXe siècle se produit, selon les termes de l’oratrice, une « dérive », tout d’abord avec l’abandon du modèle asilaire, puis avec l’avènement de l’anti-psychiatrie qui voit dans la maladie une pure construction sociale. Après ces excès se dessinent toutefois dans les années 1980 les prodromes d’une démarche véritablement scientifique de la psychiatrie.

jeudi 24 avril 2014

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

« Les sciences cognitives sauront-elles naturaliser les sciences humaines ? »

Communication de Daniel Ander professeur de philosophie des sciences et de théorie de la connaissance à l’Université Paris-Sorbonne, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques. À l’occasion de cette communication, le professeur Ander s’est tout d’abord appliqué à circonscrire les sciences cognitives qui « ne sont pas clairement identifiées. Se confondent-elles avec les neurosciences […] ? avec la psychologie du développement […] ? avec l’intelligence artificielle […] ? Reprennent-elles simplement, avec des outils plus raffinés, l’ordre du jour traditionnel de la psychologie et se ramènent‐-elles en fin de compte à identifier certaines constantes du fonctionnement mental de l’être humain ? Ont‐-elles partie liée avec l’innéisme ? » À ces questions, il a répondu qu’elles étaient « un peu tout cela à la fois », et qu’elles entendaient « s’emparer de la vie mentale dans leur entièreté [et] à construire une science naturelle du mental, sans respecter quelque frontière traditionnelle que ce soit. »

vendredi 4 avril 2014

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

« Les sciences morales et politiques dans la culture anglo-saxonne »

Communication de Pierre Demeulenaere, professeur à l’université Paris-Sorbonne lors de la séance du 17 mars 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
S’il estime qu’il n’existe pas, à proprement parler de culture anglo-saxonne des sciences morales et politiques, l’orateur estime toutefois qu’« une idée centrale qui peut caractériser le développement des sciences morales et politiques en milieu anglo-saxon » : « l’effort pour considérer que les sciences morales et politiques – ou, plus tard, les sciences sociales – sont des sciences et qu’à ce titre, elles relèvent du discours scientifique ordinaire. » Il souligne ainsi que dans son Traité de la nature humaine de 1754 » David Hume considère que la « science of man » doit être empirique et informée par une connaissance expérimentale de la réalité humaine et sociale. Si bien qu’il « se réfère au modèle newtonien pour essayer d’avoir des résultats analogues à ceux obtenus dans le cadre des sciences de la nature ».

jeudi 20 mars 2014

« Les sciences morales et politiques dans l'horizon du monde chinois »

« Les sciences morales et politiques dans l’horizon du monde chinois »

Communication de Marianne Bastid-Bruguière, membre de l’Académie lors de la séance du 10 mars 2014.
En janvier 1767, dans le mensuel « Éphémérides du citoyen », sous-titré « Bibliothèque raisonnée des sciences morales et politiques », l’abbé Nicolas Baudeau écrit, à propos de la Chine que « ce vaste et magnifique empire, maintenu pendant quarante siècles contre tous les efforts des passions civilisées ou barbares, par la seule puissance de l’esprit philosophique, démontre quelle est la force et l’efficacité des connaissances morales et politiques ». Pour Marianne Bastid-Bruguière, on ne saurait mieux illustrer combien la Chine a représenté, pour les sciences morales et politiques un exemple. Toutefois, comme elle l’a expliqué, ce « modèle chinois » constitue aussi une « construction intellectuelle » notamment due aux jésuites. Si bien que ce n’est véritablement « qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, surtout par la médiation du Japon, et sous la forme des courants de réflexion allemands et anglo-saxons, que des sciences morales et politiques à l’européenne sont entrées dans l’horizon intellectuel des Chinois, sans jamais, jusqu’à présent, s’y substituer entièrement à une réflexion nourrie par la ou les raisons et regards de leurs traditions ».

mercredi 12 mars 2014

« Notice sur la vie et les travaux de Jacques Dupâquier »

« Notice sur la vie et les travaux de Jacques Dupâquier »

Communication de Alain Duhamel, membre de l’académie, lors de la séance du 3 mars 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
Jacques Dupâquier (1922-2010) fut à l’Institut le successeur d’un autre historien de renom Jean-Baptiste Duroselle. Sa monumentale Histoire de la Population française est dans toutes les mémoires. Alain Duhamel retrace la vie et l’œuvre de Jacques Dupâquier en insistant tout d’abord sur trois caractéristiques majeures de sa personnalité. Il fut un grand savant, un travailleur acharné mais aussi un militant né, passionné, opiniâtre, assumé.

jeudi 6 mars 2014

« Y a-t-il un équivalent allemand aux “sciences morales et politiques” »

« Y a-t-il un équivalent allemand aux “sciences morales et politiques” »

Communication de Karlheinz Stierle, correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques (section Philosophie) lors de la séance du 10 février 2014.

jeudi 13 février 2014

« Les sciences morales et politiques selon Cournot »

« Les sciences morales et politiques selon Cournot »

Communication de Bertrand Saint-Sernin, professeur de philosophie et spécialiste de l’histoire des sciences, lors de la séance du 20 janvier 2014 de l’Académie des sciences morales et politiques.
Après avoir rappelé qui fut Cournot (1801-1877), mathématicien, économiste, philosophe, recteur d’académie, l’orateur s’est attaché à présenter la conception des sciences morales et politiques qui était la sienne. Il a notamment retenu sept points susceptibles d’illustrer l’actualité de Cournot : « 1° Les crises rénovatrices des sciences sont les seules crises rénovatrices de la philosophie ; 2° L’action humaine change la Terre et peut l’altérer irréversiblement ; 3° La nature n’est pas saturée : on peut y introduire des corps et des processus nouveaux ; 4° Le hasard n’est pas seulement le corrélat de notre ignorance : il est constitutif de l’univers ; 5° L’exploration scientifique de l’univers se réalise en recourant à des clés de décryptement successives, de plus en plus pénétrantes et englobantes : les changements de clé constituent des “révolutions scientifiques” ; 6° Les institutions, en particulier celles de l’Instruction publique, ont un double statut. À court terme, elles sont administratives ; à long terme, elles modèlent la vie sociale et sont politiques ; 7° Il y a une différence entre décider en temps ordinaire et décider en temps de crise. » Autant d’observations qui, bien sûr, éclairent singulièrement les enjeux des temps présents.

mercredi 5 février 2014

“La politisation éthique de la morale”.

“La politisation éthique de la morale”.

Communication de Didier Sicard, professeur de médecine à Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 janvier 2014.
Dans cette intervention dépourvue de langue de bois, le professeur Sicard a déploré les mouvements conjoints de remplacement de la morale par l’éthique et de dévoiement des finalités de l’éthique sous l’influence des politiques. « Le politique devrait demander à l’éthique un éclairage sur les enjeux plutôt que de s’en servir pour encadrer par des lois les conduites à tenir », estime-t-il. Et de déplorer aussi que l’éthique se voit conférer un statut alors qu’elle ne vit « que de résistance au conformisme, aux situations acquises et aux questionnements, fussent-ils inattendus. Elle est là pour éclairer la complexité des problèmes, pour contribuer à la réflexion collective. Elle ne détient ni pouvoir ni vérité, pas plus qu’elle n’est une expertise qui donnerait la voie à suivre. »

mardi 21 janvier 2014

“L'institution académique des sciences morales et politiques”

“L’institution académique des sciences morales et politiques”

Communication de Gabriel de Broglie, membre de l’Académie française et Chancelier de l’Institut de France
Après avoir présenté une fresque historique très complète de la genèse et de l’évolution de l’Académie, le Chancelier de l’Institut a souligné, à l’occasion de cette première séance présidée par Bernard Bourgeois – qui succède à Bertrand Collomb à la présidence de l’Académie des sciences morales et politiques -, le rôle crucial joué par les sciences morales et politiques dans l’histoire des sociétés humaines : “les sciences morales et politiques se tiennent à l’interface entre les sciences de l’homme et les progrès scientifiques. Les sciences de l’homme ont sans doute abandonné leurs prétentions et leur position de supériorité antérieures et laissé dans bien des cas le progrès scientifique dominer les relations sociales et même la vie intellectuelle. [...] Mais la position centrale des sciences morales et politiques demeure. Elle leur permet de poser les questions d’éthique et contribuer à définir, avec les scientifiques, les limites de la science.” Et de conclure en déclarant que “quelle que soit son immensité, cette tâche revient, par tradition historique et par vocation à l’Académie des sciences morales et politiques”.

mardi 14 janvier 2014

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

“Lafarge, un groupe français leader dans un monde qui change”

Communication de Bruno Lafont, PDG de Lafarge, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 9 décembre 2013
Leader mondial pour les matériaux de construction, implanté dans 64 pays, employant 65000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros, le Groupe Lafarge est l’un des symboles de la France qui gagne dans la mondialisation. Une réussite que son PDG attribue notamment à la volonté de toujours “anticiper les évolutions profondes du monde dans lequel nous vivons”. En termes de prospective, il a ainsi souligné l’avènement probable d’un monde plus peuplé (9 milliards d’humains en 2050) plus divers (puissances émergentes), plus global (interconnexion à croissance exponentielle), mais paradoxalement aussi plus local (perte de pouvoir des États centraux), plus chaud (changement climatique) et plus urbanisé.

lundi 6 janvier 2014

« La France face aux dilemmes actuels de l'enseignement supérieur dans le monde »

« La France face aux dilemmes actuels de l’enseignement supérieur dans le monde »

Communication de Catherine Paradeise, professeur émérite à l’Université Paris Est en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 25 novembre 2013.

mardi 10 décembre 2013

“Une voie française dans la mondialisation”

“Une voie française dans la mondialisation”

Communication de M. Philippe d’Iribarne, directeur de recherche au CNRS en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 janvier 2013.
Auteur, entre autres livres, de Cultures et mondialisation (1998), Penser la diversité du monde (2008) ou L’épreuve des différences (2009), Philippe d’Iribarne s’interroge sur les causes de la difficulté des Français à se positionner dans la mondialisation. Constatant le fort attachement des Français à une « éthique de l’honneur » d’origine aristocratique, il remarque que celle-ci peut tout aussi bien conduire à l’accomplissement de grandes œuvres collectives qu’au repli sur soi lorsqu’elle est contrariée. Une conviction qui le conduit à recommander de proposer à nos compatriotes « de grandes œuvres qui mobilisent l’honneur conquérant, avec les atouts qui lui sont associés : une grande capacité de combinaison d’autonomie et d’allégeance à quelque chose de grand, précieuse dans un monde turbulent et une capacité à se dévouer au bien public ». Une intervention qui n’est pas sans rappeler le mot du général de Gaulle lorsqu’il affirmait que « la France ne peut être la France sans la grandeur ».

lundi 4 novembre 2013

Lecture de la notice sur la vie et l'oeuvre de Maurice Allais

Lecture de la notice sur la vie et l’oeuvre de Maurice Allais

par Jean Tirole, son successeur à l’ACADEMIE DES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES
Séance en hommage à l’économiste Prix Nobel Maurice Allais, le lundi 26 novembre 2012. L’économiste Jean Tirole, élu en juin 2011 à l’Académie des sciences morales et politiques, a rappelé le parcours et les nouvelles théories économiques de son prédécesseur, savant autodidacte dont les découvertes n’ont été mondialement connues que tardivement. Il a dressé le portrait de l’homme, du chercheur, de l’enseignant et de l’académicien Maurice Allais. Retransmission intégrale de la séance.

dimanche 16 décembre 2012

L'industrie manufacturière française : par Yvon Gattaz et Bertrand Collomb

L’industrie manufacturière française : par Yvon Gattaz et Bertrand Collomb

Les entretiens de l’Académie des sciences morales et politiques, synthèse de la séance du lundi 22 octobre 2012
La séance de l’Académie des sciences morales et politiques du lundi 22 octobre 2012 revêtait un caractère un peu spécial puisque deux académiciens, Yvon Gattaz et Bertrand Collomb, ont fait ensemble le bilan des "Entretiens de l’Académie" qui s’étaient tenus le matin même à l’Institut sur le thème "L’industrie manufacturière en France". Vous entendrez donc dans cette retransmission la synthèse chiffrée donnée par Yvon Gattaz et la synthèse des interventions des personnalités invitées donnée par Bertrand Collomb : Arnaud Montebourg, Pierre Gattaz, Louis Gallois, Anne Lauvergeon, Xavier Fontanet, Christian Saint-Etienne et Jean-Louis Beffa.

dimanche 4 novembre 2012

Pierre Delvolvé : <i>Administration et Justice</i>

Pierre Delvolvé : Administration et Justice

Retransmission de la séance de l’Académie des sciences morales et politiques du 4 juillet 2011
Pierre Devolvé, de l’Académie des sciences morales et politiques, a abordé la question des liens entre Administration et Justice : Quels sont les rôles des juridictions administratives ? Sont-elles elles aussi soumises à la justice ? Pourquoi une dualité des juridictions en France ? Autant de questions auxquelles a répondu l’académicien dans la communication qu’il a donnée en séance le 4 juillet 2011.

dimanche 4 septembre 2011

Notice sur la vie et les travaux d'Édouard Bonnefous

Notice sur la vie et les travaux d’Édouard Bonnefous

Par André Vacheron, de l’Académie des sciences morales et politiques
Comme l’étiquette académique l’exige, le professeur André Vacheron a lu la notice qu’il a rédigée sur la vie et les travaux de son prédécesseur à l’Académie des sciences morales et politiques, l’homme politique Édouard Bonnefous, parlementaire et ministre, qui nous a quittés au cœur de sa centième année, en février 2007. Canal Académie vous propose la retransmission de ce portrait et hommage à ce grand serviteur de l’État, qui fut chancelier de l’Institut de France de 1978 à 1993.

dimanche 25 juillet 2010

Les origines de la démocratie par Jean Baechler

Les origines de la démocratie par Jean Baechler

Une communication prononcée à l’Académie des sciences morales et politiques
La démocratie : tel est le thème de l’année 2010 proposé aux membres de l’Académie des sciences morales et politiques. Pour ouvrir cette série de communications, Jean Baechler, historien, sociologue et penseur de la politique, invite à réfléchir sur la définition de la démocratie, sa place dans l’histoire et sa résurgence en Europe. Un magistral survol d’un système toujours perfectible !

dimanche 24 janvier 2010

Notice sur la vie et les travaux de Roger Arnaldez, de l'Académie des sciences morales et politiques par Chantal Delsol

Notice sur la vie et les travaux de Roger Arnaldez, de l’Académie des sciences morales et politiques par Chantal Delsol

Œuvre et parcours de Roger Arnaldez par son successeur Chantal Delsol
La philosophe Chantal Delsol a été élue le 18 juin 2007, au fauteuil de Roger Arnaldez disparu le 7 avril 2006, à l’Académie des sciences morales et politiques. Chantal Delsol a écrit et lu en séance la notice consacrée à son prédécesseur, le 8 décembre 2008. Canal Académie vous propose d’écouter la retransmission de cette séance où la philosophe a saisi la vocation de Roger Arnaldez pour les langues, pour l’étude de l’islam, son rapport aux autres et son intérêt pour l’œcuménisme.

dimanche 4 janvier 2009 - Emission proposée par : Marianne Durand-Lacaze

Notice sur la vie et les travaux de Jean Cazeneuve

Notice sur la vie et les travaux de Jean Cazeneuve

par Mireille Delmas-Marty de l’Académie des sciences morales et politiques
Le 20 octobre 2008, Mireille Delmas-Marty, élue en mai 2007 à l’Académie des sciences morales et politiques, dans la section morale et sociologie, a fait l’éloge de son prédécesseur, Jean Cazeneuve, décédé en 2005. Selon l’usage à l’Académie des sciences morales et politiques, le nouvel académicien rédige une notice sur la vie et les travaux de l’académicien disparu. Les notices font l’objet d’une publication régulière par l’Académie. Canal Académie vous propose d’écouter la retransmission de cette séance exceptionnelle.

dimanche 26 octobre 2008 - Emission proposée par : Marianne Durand-Lacaze

Notice de Bruno Neveu, professeur d'histoire culturelle et religieuse

Notice de Bruno Neveu, professeur d’histoire culturelle et religieuse

par Xavier Darcos de l’Académie des sciences morales et politiques, ministre de l’Education nationale
En juin 2006, L’Académie des sciences morales et politiques élisait au fauteuil n°7, dans la section Morale et sociologie, Xavier Darcos, haut fonctionnaire et homme politique. Selon l’usage de cette Académie, le nouvel académicien rédige la notice de son prédécesseur. Xavier Darcos, entre temps nommé ministre de l’Education nationale dans le gouvernement de François Fillon, depuis le 18 mai 2007, a donc prononcé le 3 décembre 2007, l’éloge de son prédécesseur Bruno Neveu devant ses confrères de l’Académie des sciences morales et politiques, en grande salle des séances.

dimanche 9 décembre 2007 - Emission proposée par : Marianne Durand-Lacaze