Elle présente les "Essais politiques" de son confrère, membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques
Décédé le 18 décembre 2011 à 75 ans, Vaclav Havel a été l’une figure majeure de l’Europe centrale qui refusait d’être désignée comme l’« Europe de l’Est ». Personnage central de la "Révolution de velours", il fut président de la République tchèque de 1993 à 2003. Elu membre associé étranger le 13 janvier 1992 à l’Académie des sciences morales et politiques, il était aussi un homme de plume. En 1989, il publia Essais politiques. Chantal Delsol, membre de cette même académie, revient sur ces écrits au micro de Damien Le Guay. En hommage à la pensée d’un homme de courage.
Contestant les thèses féministes américaines, l’historienne est l’invitée de Damien Le Guay
Nous voudrions mieux comprendre, avec Mona Ozouf, ce conflit, qui paraît de plus en plus évident, entre « la théorie du genre », qui fait une percée constante dans les rapports entre les hommes et les femmes, et, d’autre part, la « galanterie à la française » - défendue depuis des années par Mona Ozouf qui se penche en historienne sur les soi-disants apports de la Révolution française... Il existe selon elle un "féminisme à la française" contre un "radicalisme bruyant".
Le sociologue Jean-Pierre Le Goff parle de "barbarie douce" au micro de Damien Le Guay
Jean-Pierre Le Goff est sociologue et fondateur du club « politique autrement ». Damien Le Guay le reçoit pour la publication de son dernier livre (La gauche à l’épreuve 1968-2011 où il analyse ce processus de décomposition que nous connaissons depuis les années 1970. Décomposition sociale, politique, idéologique qui touche la politique mais pourtant cette même politique ne fait que refléter des évolutions sociales profondes – qui sont celles d’un « nihilisme passif », d’un « être du vide ».
Elle aime la littérature en silence, avec constance et jubilation ! Entretien avec Damien Le Guay
A l’occasion de la publication de son livre La cause des livres (Gallimard), recueil d’articles parus dans l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur depuis trente ans, Mona Ozouf, grande dame des lettres françaises, membre du jury Fémina, nous entretient de son intérêt jamais démenti pour la littérature.
L’historien d’art François Boespflug : pourquoi les images ont-elles été interdites, multipliées, occultées ? Entretien avec Damien Le Guay
Dans cette émission (qui fait suite à une première sur la manière de voir et de regarder une représentation divine), François Boespflug, auteur d’un ouvrage de référence sur le sujet Dieu et ses images, nous raconte l’histoire de cette représentation à travers les temps : de l’interdiction à la multiplication des thèmes et des approches pour terminer par une occultation quasi totale.
Jean Sévillia, invité par Damien Le Guay, s’explique sur sa démarche et ses motivations
Après Historiquement correct (2003, 120 000 exemplaires), Moralement correct (2007), Jean Sévillia, rédacteur en chef adjoint au Figaro-magazine, nous revient avec un Historiquement incorrect . Damien Le Guay lui a demandé de s’expliquer sur ses choix, ses motivations et sa méthode de travail.
L’historien des images Francois Boespflug est l’invité de Damien Le Guay
Depuis que le Dieu des chrétiens s’est incarné, rendu visible, il se dit par la théologie mais il se pense aussi par les images. Il y a donc une histoire de ces images, de ces mises en formes, d’où la conviction du spécialiste François Boespflug, que « le christianisme latin est le seul des trois monothéismes qui ait toléré puis accepté, légitimé, suscité et pratiqué une formidable galerie de « portraits » du Dieu unique ».
"Avec le temps, la mémoire a perdu son sens... devenant une cause, une industrie, un moyen de pression"
Pierre Nora fut l’architecte et le maitre d’œuvre des « lieux de mémoire »- gigantesque entreprise éditoriale divisé en 130 articles et en trois volets : La République (publié en 1984, un volume, 566 pages) ; la Nation (1986, trois volumes, 1650 pages) et Les France (1992, trois volumes, 2499 pages). Cet ouvrage fit date. Pierre Nora dans un livre (Présent, nation, mémoire, Gallimard, 2011) revient, en rassemblant différents articles, sur ce projet, son ambition et ses controverses. L’académicien est l’invité de Damien Le Guay.
Les Editions de l’Herne publie un Cahier Maurras : Entretien avec l’historien des idées Arnaud Teyssier par Damien Le Guay
Avec la publication d’un Cahier de l’Herne sur Charles Maurras, l’occasion nous est donné d’évoquer la figure de celui qui fut en son temps un maître à penser – et ce pour plusieurs générations. Il fut une figure de référence de l’intelligentsia avant la seconde guerre mondiale, comme Jean-Paul Sartre le sera après celle-ci. Signalons aussi qu’il fut élu à l’Académie française le 9 juin 1938, reçu le 8 juin 1939 et radié de la même Académie en 1945.
Michel Guénaire plaide pour un retour à l’esprit initial du libéralisme, encore faut-il le connaître !
Le libéralisme semblait avoir triomphé depuis les années 1990 et la chute du mur de Berlin. Mais une sorte de corruption interne, un déchaînement de libéralisme économique sans vertu, sans conscience collective, sans responsabilité, ne serait-il pas en train de prendre le pas sur l’esprit d’un libéralisme raisonnable ? C’est là que le bât blesse pensent les libéraux – comme Michel Guénaire, l’invité de Damien Le Guay. Plaidant sur une meilleure connaissance du libéralisme et de sa composante morale. Mais de quelle morale s’agit-il ?
Une approche historique du libéralisme avec une anthologie des grands textes, par Michel Guénaire, invité de Damien Le Guay
Tout le monde déteste le libéralisme débridé. Mais peu nombreux sont ceux qui connaissent le contexte de la naissance du libéralisme. Encore plus rares sont ceux qui savent faire la part des choses entre les différents libéralismes et les chocs historiques auxquels ils ont été confrontés. Heureusement le livre de Michel Guénaire, Les deux libéralismes apporte un éclairage précieux. Il est l’invité de Damien Le Guay.
Avec Damien Le Guay auteur du livre De quoi DSK est-il le nom ?
Damien Le Guay, philosophe de formation, s’est à plusieurs reprises penché sur les phénomènes médiatiques, notamment la téléréalité. L’ immense retentissement dans les médias de l’affaire DSK ne pouvait échapper à son regard critique. De quoi DSK est-il le nom ?, son ouvrage paru aux Editions de l’Oeuvre en septembre 2011, est une réflexion sociologique et philosophique : que révèle donc cette affaire et quelle leçon en tirer pour notre société, notre morale, notre façon de vivre ?
Les héritiers de l’Europe deviendraient-ils ses fossoyeurs ? Entretien avec Damien Le Guay
L’affaire semble entendue : l’Europe serait une idée morte. Nous assistons à son meurtre par ceux-là même qui devraient en être les héritiers et qui s’acharnent à en être les fossoyeurs. Ses prétentions universalistes auraient produit, d’une manière impardonnable : les guerres, les exterminations de masse, la traite des noirs, des discriminations vis-à-vis des femmes, des homosexuels…. L’Europe doit, toujours et encore, battre sa coulpe. Se penchant sur les "grandeurs et misères de la culture européenne", le philosophe historien des idées propose ici des clés de réflexion essentielles.
Entretien avec le philosophe Jean-François Mattei, invité de Damien Le Guay
La théorie du gender (ou du genre) est à la mode. Elle sera désormais enseignée en SVT, en classe de première à partir de la rentrée scolaire de septembre 2011. Bien des débats ont été organisés, souvent loin de l’attention des journaux. Des questions se posent. Un effort de compréhension est nécessaire. Nous avons demandé à Jean-François Mattei, philosophe, d’éclairer notre lanterne. D’où vient cette théorie ? Que signifie-t-elle ? Qu’implique-t-elle ? Suppose-t-elle plus de clarté ou plus de confusion dans la détermination sexuelle des adolescents ?
Perrine Simon-Nahum s’entretient avec Damien Le Guay autour du livre "Dimension de la conscience historique"
L’oeuvre de Raymond Aron, grand penseur français du XXe siècle et membre de l’Académie des sciences morales et politiques, pourrait-elle nous permettre de retrouver confiance en l’Histoire ? C’est la question qu’abordent Perrine Simon-Nahum, directrice de recherche au CNRS, qui a préfacé la nouvelle édition de Dimensions de la conscience historique, et Damien Le Guay, dans ce second entretien portant sur la figure de Raymond Aron.
Perrine Simon-Nahum rappelle l’importance de cet intellectuel engagé, de l’Académie des sciences morales et politiques.
Raymond Aron est un des penseurs majeurs du XXe siècle. Pourtant, avec la chute de l’U.R.S.S. et la fin d’un monde bipolaire, la pensée de ce philosophe, fervent défenseur du libéralisme contre le marxisme, semble avoir été reléguée au second plan. Voici un premier entretien mené par Damien Le Guay avec Perrine Simon-Nahum, directrice de recherche au CNRS, qui a préfacé la nouvelle édition de Dimensions de la conscience historique. L’occasion de revenir sur une pensée toujours aussi pertinente.
Entretien avec Raphael Draï par Damien Le Guay
François Mauriac, de l’Académie française, et Albert Camus furent non seulement des hommes de lettres admirables mais aussi les défenseurs des causes les plus nobles. Cependant, s’ils partageaient un amour commun pour la justice, la conception qu’ils en avaient n’était pas la même. Rapahel Draï revient, au micro de Damien Le Guay, sur les débats nés de cette opposition.
Deux mille cinq cent pages pour raconter dix ans au coeur de la machine élyséenne... Interview par Damien Le Guay
Jacques Attali a été aux côtés du président François Mitterrand pendant 10 ans. 10 années durant lesquelles rien de ce qui se passait dans les coulisses de l’Élysée ne lui a échappé ; il a tout consigné dans son oeuvre monumentale : Verbatim. Ces annales présidentielles viennent d’être rééditées dans la collection Bouquins-Robert Laffont, l’occasion pour Damien Le Guay de revenir avec Jacques Attali sur la face cachée des années Mitterrand.
Le "Bouquin" établi par Christophe Dickès, fait redécouvrir Bainville (1879-1936)
Jacques Bainville avait presque disparu du champ intellectuel alors qu’il en fut un acteur majeur entre les deux guerres et que ses livres, dont son fameux Histoire de France, furent de grands succès de librairie. Christophe Dickes, historien, spécialiste de Bainville, vient d’éditer et de présenter un ensemble de textes de cet historien que l’on redécouvre aujourd’hui : Jacques Bainville, la monarchie des lettres. Il présente ici ce "Bouquin" dans un entretien avec Damien Le Guay.
Alain Besançon a lu le livre de son confrère à l’Académie des sciences morales et politiques
Joseph Ratzinger-Benoit XVI (toujours membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques) a fait paraître le second tome de son Jésus de Nazareth. Nous avions rendu compte du premier (publié en 2007), et, nous avons demandé à Alain Besançon de nous donner son point de vue sur le deuxième, lui qui a écrit un article sur ce livre et qui réfléchit depuis longtemps au christianisme à l’époque moderne. Quels sont, selon lui, les points les plus importants de cette lecture des épisodes évangéliques qui vont de la montée à Jérusalem à la Passion et la Résurrection ?