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Didier Sicard


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“La politisation éthique de la morale”.

“La politisation éthique de la morale”.

Communication de Didier Sicard, professeur de médecine à Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 janvier 2014.
Dans cette intervention dépourvue de langue de bois, le professeur Sicard a déploré les mouvements conjoints de remplacement de la morale par l’éthique et de dévoiement des finalités de l’éthique sous l’influence des politiques. « Le politique devrait demander à l’éthique un éclairage sur les enjeux plutôt que de s’en servir pour encadrer par des lois les conduites à tenir », estime-t-il. Et de déplorer aussi que l’éthique se voit conférer un statut alors qu’elle ne vit « que de résistance au conformisme, aux situations acquises et aux questionnements, fussent-ils inattendus. Elle est là pour éclairer la complexité des problèmes, pour contribuer à la réflexion collective. Elle ne détient ni pouvoir ni vérité, pas plus qu’elle n’est une expertise qui donnerait la voie à suivre. »

mardi 21 janvier 2014

“La politisation éthique de la morale”.

“La politisation éthique de la morale”.

Communication de Didier Sicard, professeur de médecine à Paris-Descartes, ancien président du Comité consultatif national d’éthique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 janvier 2014.
Dans cette intervention dépourvue de langue de bois, le professeur Sicard a déploré les mouvements conjoints de remplacement de la morale par l’éthique et de dévoiement des finalités de l’éthique sous l’influence des politiques. « Le politique devrait demander à l’éthique un éclairage sur les enjeux plutôt que de s’en servir pour encadrer par des lois les conduites à tenir », estime-t-il. Et de déplorer aussi que l’éthique se voit conférer un statut alors qu’elle ne vit « que de résistance au conformisme, aux situations acquises et aux questionnements, fussent-ils inattendus. Elle est là pour éclairer la complexité des problèmes, pour contribuer à la réflexion collective. Elle ne détient ni pouvoir ni vérité, pas plus qu’elle n’est une expertise qui donnerait la voie à suivre. »

mardi 21 janvier 2014