Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Les sondages politiques, depuis quelques semaines, occupent les esprits. Les tracés montent, descendent, ondulent, les intentions de vote stagnent, s’effondrent, frémissent ... On a grappillé un matin quelques parcelles de faveur que l’on perdra le lendemain. Le rêve du
candidat, c’est de voir un beau jour la courbe de ses électeurs virtuels s’élever, croiser celle de son principal rival, puis s’élever encore : il va « creuser l’écart ». Cette expression gêne Pierre Bénard, qui veut nous dire ici en quoi.
Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Les mots latins « a minima » sont employés ... au maximum, à tout bout de champ et à contretemps, ce qui fait sourire Pierre Bénard, lequel voit là un trait de langue « chic » en même temps qu’un signe d’ignorance, à mettre dans le même sac que le latin de cuisine des médecins de Molière.
Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Les élections qui viennent et les campagnes électorales qui s’y rattachent vont nous donner mille fois l’occasion d’entendre ou de lire l’antique expression « battre l’estrade », dont Pierre Bénard, toujours respectueux de l’usage et indulgent aux glissements qui composent l’histoire de langue, voudrait tout de même rappeler l’origine et le sens premier.
Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Fumer est interdit dans les lieux publics, mais il est rare que l’on formule une prohibition, de nos jours, en des termes aussi crus que « défense de »... ou « interdiction de »... C’est ainsi que l’on aboutit, en évitant l’expression normale, à une phrase comme « La gare est un espace non fumeur », qui plaît médiocrement à Pierre Bénard.
Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Le verbe « enjoindre » est à la mode et fait une rude concurrence à « ordonner », « commander », « prescrire » ... Dommage qu’on l’emploie de travers. Sans rien enjoindre à quiconque, Pierre Bénard plaide pour que l’on use d’ « enjoindre » d’une manière correcte.
Faut-il le dire ? la chronique de Pierre Bénard
Certaines "affaires" ont beaucoup évoqué dernièrement des « parties fines ». C’est par une extension de sens, que Pierre Bénard admet et enregistre, bien sûr, non sans prendre soin de rappeler l’emploi premier de l’expression, où la présence de « fin » se comprend mieux.
« Faut-il le dire ? » La chronique de Pierre Bénard
En ce mois où l’usage est d’échanger des vœux que l’on dit « bons », Pierre Bénard nous rappelle qu’on ne se souhaite pas des vœux . A ceux qui nous souhaitent tous leurs vœux, on devrait souhaiter, estime-t-il, un meilleur sentiment de la langue.
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Pierre Bénard, qui se garde bien de prescrire une prononciation, se rappelle simplement avec un peu de regret le temps où l’e interne de certains mots était plus discret qu’aujourd’hui, où les mesures n’étaient pas encore les ... meueueusures.
dimanche 11 décembre 2011
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Pierre BENARD
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
"En fait" s’entend à tout bout de champ, à tout bout de phrase, et cela depuis des années déjà. Pierre Bénard s’en amuse et s’en irrite un peu. On tâche de se guérir d’un tic nerveux. Que des millions de gens en soient possédés, est-ce une raison de baisser les bras devant un tic de langage ?
dimanche 20 novembre 2011
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Pierre BENARD
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Faut-il parler d’une avancée militaire ou d’une avance ? Et si l’on reste dans ce domaine, quel sens doit-on donner au verbe investir ? La langue française est si riche qu’il nous arrive parfois de nous y perdre, aussi nous faut-il écouter les conseils avisés de Pierre Bénard qui milite pour un retour aux mots simples mais corrects.
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Le mot « champ » occupe décidément une place de plus en plus importante dans notre vocabulaire. Un champ n’est plus seulement une parcelle de terre labourable, c’est aussi devenu un mot que l’on retrouve dans de nombreuses expressions. Pour tout connaître sur ce mot, écoutez les conseils avisés de Pierre Bénard...sur-le-champ !
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Faut-il laisser tomber "tomber" au profit de "chuter" ? La langue française est si riche qu’il nous arrive parfois de nous y perdre, et la quantité considérable de synonymes que proposent les dictionnaires n’est pas pour nous aider. Aussi nous faut-il écouter les conseils avisés de Pierre Bénard qui milite pour un retour aux mots simples mais corrects.
dimanche 18 septembre 2011
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Pierre BENARD
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Il est des fois où, soyons magnanimes, notre langue fourche. C’est à ces moments que quelque paronymie se transforme en barbarisme inexcusable. Afin d’éviter de telles déconvenues, suivez les conseils de Pierre Bénard et cette nouvelle chronique qui distingue "circonvolution" de "circonlocution" et "omnibuler" d’"obnubiler".
dimanche 11 septembre 2011
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Pierre BENARD
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
Que faire lorsque tout ce qui nous entoure, du journal du matin au menu du dîner, comporte des fautes d’orthographe ? Il faut s’en remettre à Pierre Bénard bien sûr ! Luttez contre ces erreurs insidieuses qui s’infiltrent dans votre quotidien avec cette nouvelle émission qui fustige, entre autres, cette manie de mettre des Y partout...
« Faut-il le dire ? » la chronique de Pierre Bénard
À bas les abus de langage ! Tel est le credo de notre défenseur des lettres françaises. Dans cette nouvelle chronique, Pierre Bénard propose de rétablir l’ordre dans notre syntaxe en attaquant le mal à la racine avec l’emploi du verbe « abuser », hélas trop souvent (mal) employé dans nos médias ces derniers temps.
On a même entendu dire « inhumé en mer » !
Le sort réservé au corps d’Oussama Ben Laden en aura choqué plus d’un. Et tout particulièrement Pierre Bénard, meurtri par les barbarismes qu’a engendrés cette pratique funéraire. Ce défenseur de la langue française, docteur ès lettres, chroniqueur de langue au Figaro pendant dix ans, et notamment auteur d’« Au nord du grand canal », revient avec nous sur cet idiotisme journalistique que l’on ose à peine prononcer : « inhumé en mer ».