Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Une Journée à l’Académie des beaux-arts : avec le sculpteur Claude Abeille

Retransmission de l’intervention de l’académicien

Dans cette émission, vous pouvez entendre l’intervention de Claude Abeille, accompagnée de la présentation de l’académicien et des remarques de Guy Boyer, rédacteur en chef de Connaissances des arts, modérateur des débats, dans le cadre d’une journée d’ouverture de l’Académie des beaux-arts avec les acteurs privés et institutionnels du monde de l’art. C’était "Une Journée à l’Académie", le 28 novembre 2012, une initiative de François-Bernard Michel de l’Académie des beaux-arts.


Bookmark and Share

Texte de Monsieur Claude Abeille


Pérennité de la sculpture. L'Homme qui marche !


Depuis cinquante ans, c’est-à-dire depuis la fin de la guerre et de ses atrocités, la question de l’Art s’est posée au point que l’on s’est demandé si on pouvait encore, après tant de désastres, faire de la peinture, faire de la sculpture, si cela avait un sens et si ça n’était pas carrément scandaleux.


Les mouvements artistiques qui se sont succédé dans cette période et jusqu’aujourd’hui, témoignent dans leur diversité, et on peut peut-être le dire, dans leur incohérence, d’un trouble qui ne semble pas avoir cessé. C’est pourquoi dans les discussions que nous avons entre nous ici, à l’Académie des beaux-arts mais aussi, bien sûr à l’extérieur, nous avons coutume de nous interroger.


Certes, c’est plutôt l’affaire des journalistes, des critiques d’art, des conservateurs de musées, des galeristes, des amateurs, de porter des jugements, mais les artistes eux aussi, quoique juges et partie sont amenés à se situer dans le monde si mouvant de la création artistique ou du moins à donner quelques raisons qui motivent la direction qu’a pris leur travail et leur engagement.



Comme on m’a demandé de prendre la parole dans ce colloque, je le ferai comme sculpteur dans la pensée que mon parcours n’est pas très différent de celui de beaucoup de mes confrères et que je peux croire que dans une certaine mesure je parle d’eux aussi.


Je me suis trouvé au début de mon travail devant le choix à faire entre un art qui continuerait à essayer de rendre compte de la présence physique charnelle de l’homme et un autre art qui revendiquant une absolue liberté tentait de prolonger les découvertes de l’abstraction faites avant la guerre, celles de Kandinsky, Mondrian et d’autres artistes.


Je me souviens encore par exemple des expositions organisées par la galerie Denise René et de l’admiration que j’éprouvais pour beaucoup des œuvres exposées.






Mais d’un autre côté, j’étais conscient de ce que peut avoir d’arbitraire cette débauche de manipulations du langage plastique, à l’image des mouvements littéraires comme le(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires