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Une Journée à l’Académie des beaux-arts avec le peintre Pierre Carron, membre de l’Institut

L’art contemporain est-il un simulacre ?

L’Art d’autrefois pourrait-on déjà dire est remplacé par quelque chose d’autre qui tout en en gardant l’intitulé, le cérémonial, devient le simulacre sous l’appellation saugrenue d’art contemporain à l’image de ce qu’il représente. C’est le point de vue de Pierre Carron, membre de la section Peinture de l’Académie des beaux-arts.


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Pierre Carron, a été élu membre de l’Académie des beaux-arts, dans la section "peinture", le 21 février 1990, au fauteuil de Félix Labisse. Il a été président de l’Académie des beaux-arts durant l'année 2002. L'artiste né en 1932, a obtenu le fameux Premier Grand Prix de Rome en 1960, un prix aujourd'hui disparu. À ce titre, il séjourna de 1961 à 1964 à la Villa Médicis où il eut la chance de rencontrer Balthus, alors directeur de l’établissement romain, avec qui il se lia d’amitié. Professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts durant trente ans de 1967 à 1997, Pierre Carron a fondé en 1968 le Groupe de Recherche des Moyens d’Expression Plastique.


L'intervention de Pierre Carron s'est déroulée dans la grande salle des séances où se réunissent habituellement les membres de l'Académie des beaux-arts. Sa communication est introduite par Guy Boyer, rédacteur en chef de Connaissances des arts, modérateur des débats, lors d'une rencontre à l’Académie des beaux-arts entre les académiciens et les acteurs privés et institutionnels du monde de l’art. C’était "Une Journée à l’Académie", le 28 novembre 2012. Guy Boyer l'a invité à se prononcer sur la part « d'art officiel » en ce début du XXIe et sur « la part de la création d'aujourd'hui qui n'aurait rien à nous dire » selon Pierre Carron ainsi que sur « la tendance à schématiser un peu trop entre une certaine figuration et une certaine abstraction ».


Texte de la communication de Pierre Carron




Hier encore, que faire ?



Une Histoire qui commence avec celle de l’Humanité lorsque l’homme à peine dépouillé de son animalité en inversant la mort dans une représentation de la vie invente l’art et met en situation les images originelles par des moyens inédits, un de ces premiers gestes.


À partir de cette perfection première, le thème ne cesse de s’amplifier jusqu’à devenir un dessein à l’échelle de l’univers, celui d’établir un écho terrestre à ce qui roule dans le ciel.


L’on assiste alors en tout lieu à de fantastiques levées de pierres, à la matérialisation d’épisodes vécus ou rêvés par l’Humanité, à la mise en élévation de tout ce qui palpite derrière la paroi des apparences, à des éloges du corps et de ses gestes, à l’apparition de(...)


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