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Littérature comparée et Beaux-Arts aux XIX° et XX° siècles : de fructueux échanges entre artistes et écrivains (10/11)

Écrire sur l’art, l’art d’écrire, avec Pierre Brunel et Marie-Hélène Girard

Si les artistes et les compositeurs ont beaucoup emprunté aux écrivains, la dette de ceux-ci n’est pas moins élevée : transpositions d’art, Salons, essais de critiques d’art disent assez que le musée imaginaire des littérateurs a presque l’importance de leur bibliothèque. Ecoutez Pierre Brunel et son invitée, Marie-Hélène Girard, évoquer la fascination de Théophile Gautier, Baudelaire et Proust pour Watteau, Goya et Vermeer.


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La dimension européenne de l'art s'impose dans la littérature un peu avant le XIX° siècle lorsque Lessing, avec son Laocoon, commence à lancer le débat sur les mérites comparés du texte et de l'image. Il ouvre la voie à une formidable fascination de la littérature pour les images. Le monde culturel européen du XIX° siècle est très ouvert sur l'art en général. Les deux expositions universelles parisiennes (1855 et1867) ont fait découvrir les Préraphaélites, les peintres italiens, espagnols, allemands, etc. Les critiques d'art -Théophile Gautier le premier- voyagent en Europe, et même au-delà, pour visiter les musées, les expositions et rendre compte des évènements culturels.

Gautier critique d'art : une caisse de résonance de son temps


Marie-Hélène Girard précise : non seulement Gautier est un témoin du présent, mais il remonte au passé : il contribue à la réhabilitation de Watteau. C'est un homme universel. Sa carrière s'inscrit entre 1830 et 1872. Critique fécond, astucieux, perceptif, il capte bien les tendances qui se marient, s'opposent, se discutent dans le monde de son temps. Ce n'est pas un caméléon, il affiche ses convictions ; mais il a une conscience très claire de ce qui se joue par ailleurs, il en perçoit l'importance.
C'est une qualité rare chez un critique d'art !


Les Caprices de Goya et Théophile Gautier


Au retour de son voyage en Espagne (1838), Gautier publie son premier article sur les gravures de Goya (Les Caprices, La Tauromachie, Les Désastres de la guerre).

C'est la phase de découverte où l'on voit l'œuvre de Goya diffusée chez Gautier, et aussi chez Victor Hugo, Musset, Georges Sand.

L'aspect fantastique, grotesque, caricatural, voire lugubre et terrible, de certaines planches des Caprices répond à l'attente de toute une part du romantisme noir de cette époque-là. Plus tard, Baudelaire s'en emparera aussi.


Baudelaire et Les Phares

Baudelaire, qui s’est présenté comme un disciple de(...)


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