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Jusqu’où peut aller le refus vaccinal en France ? L’avis de Pierre Bégué, de l’Académie de médecine

Date de parution :

lundi 29 octobre 2012

Auteur(s) de cette publication :

Notez cette émission :

de Pierre Bégué, membre de l’Académie nationale de médecine






La France est-elle mal vaccinée ?



L’Europe a des résultats inégaux et décevants, à cause de la négligence du programme vaccinal et surtout d’une opposition croissante aux vaccinations. Notre société remet en question la justification de certains vaccins de routine, n’en percevant plus le bénéfice pour les maladies disparues. Et voilà comment la coqueluche persiste en Europe et la diphtérie réapparaît en Russie.





De plus en plus de vaccins, de moins en moins de vaccinés...


Plus les vaccins sont élaborés, plus le public et les médias y font obstruction ! La vaccination de masse s’oppose aux tendances individualistes de nos sociétés occidentales, mais également d’autres régions du monde en raison des progrès de l’information et d’internet. Il suffit d’une rumeur pour déclencher un cataclysme vaccinal.





La couverture vaccinale n’est plus assurée...


Les refus de vaccinations ont pour conséquence principale l’insuffisance de la couverture vaccinale. Or, on sait que le bénéfice collectif des vaccinations exige une couverture vaccinale élevée. Son insuffisance conduit à la persistance des maladies en pérennisant la circulation de l’agent pathogène, créant ainsi des foyers épidémiques à partir des sujets réceptifs. D’autre part, on assiste à un dangereux glissement des cas de l’enfance vers l’âge adulte avec des formes plus graves.





Vous dénoncez les fausses rumeurs...


En Grande-Bretagne, la peur d’une relation entre le vaccin rougeole et l’autisme a déclenché une chute de la couverture vaccinale suivie une épidémie de 1220 cas de rougeole dont 2 décès, et cela parce que le Dr Wakefield, après avoir réussi à susciter des plaintes de parents d’enfants autistes et vaccinés contre la rougeole, avait obtenu dans la prestigieuse revue Lancet une publication sur cette relation. Le Lancet, au vu de la supercherie, s’excusa, ce qui n’empêcha pas une épidémie de rougeole de sévir en Europe depuis 2006. En France, avec 1525 cas en 2009, on est loin de l’élimination prévue pour 2010.





Les vaccins font peur...


Les « affaires vaccinales » entraînent le refus global de tout vaccin : on l’a vu avec le vaccin rougeole en Grande-Bretagne ou le vaccin hépatite B en France, accusé sans preuve scientifique sérieuse de provoquer la sclérose en plaques. Mais, on peut s’inquiéter maintenant de l’augmentation possible des cas d’hépatites B lorsque les adolescents actuellement non vaccinés atteindront l’âge adulte. Et le réflexe anti-vaccin est toujours là. La récente expérience de la vaccination contre la grippe pandémique a montré aussi que les craintes de la population vis à vis des adjuvants et des effets secondaires rares, s’inspiraient de cette polémique sur la vaccination hépatite B.





Comment remobiliser les Français ?


Il faut d’abord expliquer que la vaccination doit être maintenue puisque l’agent pathogène circule toujours et menace d’autant plus que la couverture vaccinale deviendrait insuffisante.Il faut aussi améliorer la formation en vaccinologie et infectiologie des médecins et une information plus accessible au public. Pour une meilleure compliance du calendrier vaccinal, on pourra sans doute compter un jour sur les voies transcutanée, nasale et orale, moins invasives, Enfin, il faut impérativement rembourser les vaccins ... mais aussi tarir la source des rumeurs et des mensonges.





VACCINATION : Pour ou contre ?


1. L’OBLIGATION VACCINALE EST UN PRINCIPE ARCHAÏQUE





L’obligation a été choisie il y a 40 ou 50 ans car, pour des fléaux tels que la variole, le tétanos, la diphtérie, la tuberculose ou la poliomyélite, il était impensable de ne pas faire bénéficier l’ensemble de la population de vaccins efficaces, y compris le BCG, car on mourrait de la tuberculose. Mais, la France a toujours rechigné à la vaccination systématique, même si l’obligation a pu aller de pair avec le progrès sanitaire et être encouragée par lle service militaire. Cependant, même si l’obligation vaccinale peut sembler inadaptée à notre société actuelle et doit être rediscutée, la vaccination reste une pratique plus que jamais moderne, efficace et utile, dans la mesure où seule l’insuffisance de la couverture vaccinale explique aujourd’hui la recrudescence de maladies pratiquement éradiquées, comme la rougeole dont on a dénombré en 2011 en France près de 15.000 cas, dont 6 morts.





Il n’y a plus d’épidémies, rien ne sert de vacciner*


Des maladies que l’on croyait disparues comme la tuberculose, la rougeole, la coqueluche ou même la gale font un retour en force. Contre la tuberculose, le BCG n’est plus systématique mais réservé en principe à des populations très ciblées. Or, dans ces secteurs très défavorisés, l’accès aux soins est de plus en plus difficile. Quant à la coqueluche, on a cru pendant longtemps que la vaccination de la petite enfance suffisait, mais l’apparition de cas chez le jeune adulte montre que cette immunité est insuffisante à partir d’un certain âge. On préconise donc des rappels pour tous les jeunes adultes, notamment ceux qui sont au contact de la petite enfance, ainsi que pour tous les personnels de santé. La vaccination contre le tétanos est obligatoire dans la petite enfance, mais les rappels chez l’adulte sont trop négligés. Enfin, si l’on relâche la pression sur la grippe, on peut s’attendre, lors d’une prochaine épidémie, à une forte mortalité. La vigilance reste donc de rigueur.





Les victoires contre les maladies infectieuses ne sont pas dues à la vaccination


L’amélioration de l’hygiène de vie a effectivement largement contribué à réduire la mortalité, mais, dans la plupart des pays occidentaux, où l’on a bien surveillé les maladies infectieuses, on dispose des preuves indiscutables de l’efficacité des vaccins. Pour des vaccins plus récents, en particulier ceux concernant des maladies virales, la surveillance aux Etats-Unis démontre clairement la disparition de la poliomyélite, la réduction ou la quasi disparition de la rougeole, de la rubéole congénitale et des oreillons. Récemment, au moins deux exemples démontrent l’efficacité de la vaccination. Dans les années 1990, alors que rien n’a changé du point de vue de l’hygiène, l’introduction du vaccin contre les infections invasives causées par le Haemophilus influenza de type B supprime les méningites dues à cette bactérie, de même que le vaccin contre le pneumocoque introduit dans les années 2000.






Le recul des maladies infectieuses en France est à porter au bénéfice de la vaccination





(INSERM) mortalité par million de personnes due à certaines maladies infectieuses en France en 1950 et depuis 1990
(INSERM) mortalité par million de personnes due à certaines maladies infectieuses en France en 1950 et depuis 1990


La vaccination systématique n’est plus d’actualité...


On confond souvent obligation et « généralisation ». Il s’agit alors d’une vaccination de masse, mais non obligatoire, même si elle peut être ressentie ainsi, comme ce fut le cas avec l’instauration de la vaccination universelle des nourrissons contre l’Hépatite B qui a déclenché une polémique, alors qu’elle n’a jamais été obligatoire pour les enfants. On décide de généraliser une vaccination quand, par des études de simulation, apparaît une insuffisance de la couverture vaccinale par non respect des recommandations. Ainsi, aujourd’hui, en France et en Europe en général, il n’est pas « recommandé » de vacciner tous les nourrissons contre la varicelle, alors que, exceptionnellement, une vaccination généralisée a été largement recommandée contre la menace de grippe H1N1.





Il suffit d’une vaccination généralisée pour maintenir une bonne couverture vaccinale.


La vaccination généralisée contre une maladie transmissible produit effectivement, dans un premier temps, un effondrement spectaculaire du nombre des cas. Pendant un certain temps, cette "lune de miel" résulte de l’équilibre entre les individus bien vaccinés et ceux qui ont contracté la maladie, car tous possèdent des anticorps protecteurs. Mais, si la couverture vaccinale stagne à un niveau insuffisant, la situation se déséquilibre : la raréfaction de la maladie diminue la fréquence des contacts infectants et l’effet de "relance" immunitaire. Faute d’un rattrapage vaccinal à temps coexistent alors plusieurs catégories d’individus : ceux qui sont bien protégés par le vaccin ou par la maladie, les anciens vaccinés qui n’ont plus d’anticorps protecteurs ou qui n’ont pas répondu aux vaccins, les anciens malades qui ont perdu leurs anticorps faute de rappel "naturel" et les non vaccinés par refus ou négligence qui ne rencontrent pas l’agent pathogène du fait de sa moindre circulation et demeurent réceptifs. Cette situation très hétérogène et complexe expose à deux risques : la survenue de foyers épidémiques et l’apparition de la maladie, sous des formes plus graves, chez les adolescents et les jeunes adultes.





- Après la chute du bloc communiste en 1991, l’effondrement du système de soins étatique, la pénurie de vaccins et une mauvaise organisation des campagnes de vaccinations, ont ainsi été à l’origine d’une recrudescence dans les pays de l’Est et en Russie des maladies infectieuses.



- La récente épidémie de diphtérie qui a frappé certains états nouvellement indépendants a provoqué des dizaines de milliers de cas depuis 1990, et des milliers de personnes sont mortes d’une maladie qu’on pensait éradiquée.






Le refus des vaccins n’est plus un combat marginal...


Le refus de vaccination date de la découverte même de la vaccination, mais le combat contre la vaccination ne se limite plus aujourd’hui aux actions marginales des ligues anti-vaccinales qui, depuis toujours et partout dans le monde, manifestent à grand bruit leur opposition systématique au principe même de la vaccination. Aujourd’hui, le refus apparaît comme un vrai problème de société. Le « mensonge », voire le « complot », vaccinal alimentent des polémiques successives, largement relayées dans les médias et sur internet, génératrices d’inquiétudes à l’origine d’une chute significative de la couverture vaccinale. Résultat : aucun des objectifs fixés par la loi de santé publique n’est atteint. Pour les vaccinations qui figurent au calendrier vaccinal depuis plus de 10 ans (Diphtérie, Tétanos, Polio, Coqueluche, Rougeole – Oreillons – Rubéole, Hépatite B), un quart des adolescents seulement sont à jour . Et les résultats sont encore moins bons pour les nouveaux vaccins : un tiers des jeunes filles de 15 ans sont vaccinées contre le papillomavirus ; seul un adolescent sur 5 a bénéficié du rattrapage vaccinal contre le méningocoque
Enquête Vaccinoscopie 2011 sur la couverture vaccinale des adolescents.





Même les médecins sont contre ...


Il y a toujours eu des médecins pour s’opposer à la vaccination, ceux-là mêmes, paradoxalement, qui prescrivent le plus de médicaments ... Et le choix des autorités de faire vacciner contre le H1N1 sans passer par les généralistes ainsi que les doutes créés dans le public autour des vaccins, n’ont pas arrangé les choses... En outre, certains médecins, même s’ils ne sont pas opposés aux vaccins, ne prennent pas toujours le temps d’expliquer à des parents réticents, l’intérêt de protéger leur enfant. Ils se contentent le plus souvent, afin de ne pas courir le risque d’être mis en cause, de noter dans le dossier qu’ils se sont entretenus avec le patient de l’intérêt du vaccin. Inversement, c’est grâce aux mêmes médecins généralistes que la couverture vaccinale contre la grippe des personnes âgées de plus de 70 ans a pu être considérablement augmentée. Le succès de la vaccination passe bien d’abord par les médecins généralistes, qui font plus de 90% des vaccins, et qui sont les mieux placés pour s’adapter au cas de chaque patient, dans une démarche d’intérêt collectif.





Même les pays les plus pauvres ne veulent plus des vaccins...



Dans les pays développés, les réticences peuvent s’expliquer parce que l’on n’y est que rarement confronté à la maladie que l’on cherche à éviter : comme on ne peut plus se révolter contre la maladie qui tue, on se dresse contre le vaccin censé être plus dangereux que la maladie elle-même. Rien à voir avec les pays du Sud où on a assisté à de véritables émeutes anti-vaccinales (Philippines, Nigéria, Yémen, Cameroun, Pakistan…) au nom d’un fanatisme religieux qui, soupçonnant l’Occident de vouloir rendre les hommes stériles, condamne de nouveau des enfants à la poliomyélite, un fléau que l’OMS pensait être sur le point d’éradiquer...





2. L’OBLIGATION VACCINALE EST UNE ATTEINTE AUX DROITS DU PATIENT
ET DU CITOYEN


C’est comme si on obligeait les gens à prendre des médicaments sans être malades...


Les vaccins s’adressent à des personnes généralement bien portantes, en prévention d’un risque souvent mal perçu ; il est d’autant plus difficile de faire prendre un « médicament » à une personne qui n’est pas malade, en prévention d’une éventuelle maladie sans susciter au minimum de l’inquiétude et au maximum un refus. L’injection, la douleur et la crainte d’effets secondaires sont aussi un frein à la vaccination malgré les bénéfices infiniment plus importants qu’on peut en attendre... La vaccination reste avant tout une question de pédagogie.





La vaccination doit rester facultative


La France est un des derniers pays à avoir encore des vaccinations obligatoires, définies par le Code de la santé publique (tétanos, diphtérie et poliomyélite, plus quelques obligations dans le cadre des vaccinations des professionnels, comme l’hépatite B pour les personnels soignants). La vaccination est donc « recommandée », mais on oublie que la « recommandation » vient du terme anglais « mandatory » qui équivaut à une obligation, qu’il faudrait, comme dans les pays nordiques, faire reposer sur une prise de conscience citoyenne, dans le cadre d’une relation de confiance par rapport aux décisions de santé publique. En France, la « recommandation » s’est édulcorée au point de devenir « facultative », ce qui est un contresens.





Les parents ont le droit de refuser de faire vacciner leurs enfants sans être culpabilisés pour autant...


« Si je vaccine mes enfants et qu’ils développent une narcolepsie, une sclérose en plaque, une fibromyalgie ou autre, je culpabiliserai. Si je ne les vaccine pas et qu’ils meurent du virus, je culpabiliserai »...


Mais, il faut savoir que le refus de vacciner un enfant, qui confine au refus de soins, est considéré comme une forme de maltraitance ; c’est pourquoi le Code de déontologie impose au médecin de défendre d’abord les enfants, en expliquant aux parents que le risque zéro n’existe pas mais que, par exemple, le pourcentage de complications d’une rougeole ou d’une varicelle, même faible, est toujours nettement supérieur à celui des effets indésirables graves, mais très rares, des vaccins. Ne pas faire vacciner son enfant, c’est un peu comme ne pas utiliser un siège d’auto ou la ceinture de sécurité parce qu’on pense qu’on n’aura pas d’accident... sachant qu’il s’agit de protéger son propre enfant, et, du même coup tout l’entourage. Ainsi, si tous les petits sont vaccinés contre le pneumocoque, ils vont à la fois protéger leurs grands parents des infections à pneumocoques souvent mortelles et favoriser une couverture vaccinale optimale des 1 à 24 ans pour le méningocoque. Si, malgré tout, le médecin ne parvient pas à persuader les parents, il doit leur faire signer ce refus et le consigner sur le carnet de santé. Tout faux certificat est passible de sanctions.





La vaccination doit être laissée au libre choix de chacun


Toute politique de prévention repose sur un calendrier vaccinal, et, dans une société qui privilégie le libre-arbitre et la responsabilité de chacun, il ne devrait pas être nécessaire, face aux enjeux et à la gravité de la maladie, qu’un vaccin soit obligatoire pour être effectué … Entre le droit au refus et le droit à la santé, la vaccination est en mal de statut…Fondée sur le principe d’un accès aux soins égal pour tous, elle offre à tous la possibilité, y compris financière, de bénéficier des vaccins. Mais, depuis la loi du 4 mars 2002 relative au droit des patients, « toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé », ce qui laisse une porte ouverte au refus. Entre les deux plateaux, c’est au professionnel de santé de convaincre que la balance bénéfice-risque est largement en faveur de la vaccination.


L’enquête Baromètres santé 2010 réalisée auprès de 27 653 personnes montre que le médecin généraliste est un élément clé dans le dispositif vaccinal. Pour 42 % des personnes interrogées, le médecin traitant est celui qui a décidé ou conseillé au patient de faire sa dernière vaccination, et pour 16 %, il s’agit d’un autre médecin. Au total, le médecin décide 60 % des personnes interrogées à se faire vacciner. A contrario, les motifs de non vaccination des enfants de moins de 16 ans contre la rougeole ou l’hépatite B (VHB) seraient le fait du médecin (contre-indication, enfant trop jeune). Cependant, si un médecin proposait de vacciner les enfants qui ne le sont pas, seuls 41 % des parents accepteraient le vaccin contre l’hépatite B, et 56 % contre la rougeole.





3. L’OBLIGATION VACCINALE EST INEFFICACE



La vaccination marche mieux si elle n’est pas obligatoire



Il est sûr que, dans nos sociétés, ce n’est pas en décrétant l’obligation qu’on augmentera le pourcentage de vaccination ; c’est peut-être même le contraire qui se produirait en braquant un certain nombre de personnes, et les rares vaccinations encore obligatoires sont amenées à disparaître. L’obligation, en effet, ne donne pas forcément de meilleurs résultats. Ainsi, on constate que seulement 85,3 % des 11/13 ans ont effectivement reçu les six doses du vaccin DTP (Diphtérie-tétanos-polio), en principe obligatoire. Inversement, aux USA et dans les pays du Nord de l’Europe, les couvertures vaccinales sont excellentes en l’absence de toute obligation légale... mais la vaccination y bénéficie de vrais moyens et d’une application efficace. En Finlande ou aux Pays-Bas, on vaccine dans des centres de vaccination ad hoc avec des personnels spécifiquement formés, ce qui n’est pas le cas de nos 65 000 médecins vaccinateurs ! Aux USA ou aux Pays-Bas, il faut un carnet de vaccination à jour pour entrer à l’école. Les parents opposés aux vaccinations, pour des questions religieuses, par exemple, doivent scolariser leurs enfants hors du système officiel... sans garanties...C’’est ainsi qu’une épidémie de poliomyélite s’est déclarée en 1992-1993 dans une communauté religieuse hollandaise non vaccinée (65 cas et 2 décès). En France, la scolarisation est obligatoire, indépendamment du risque de contagion porté par des enfants non vaccinés...





Même une grave menace sanitaire, comme la grippe aviaire, ne suffit pas pour obliger à se faire vacciner...


A moins d’une vraie menace sanitaire (terrorisme, flambée épidémique massive), la vaccination obligatoire ne peut plus se concevoir qu’à titre exceptionnel... Mais, on ne sait pas assez que l’insuffisance de couverture vaccinale permet l’éclosion de formes atypiques comme lorsque des maladies infantiles relativement bénignes - rougeole, oreillons ou rubéole - évoluent sous des formes graves à l’âge adulte. Or, si 90% d’une population est vaccinée, les 10% restants sont protégés d’un effet épidémique, mais, au fur et à mesure que le taux de vaccination baisse, les risques d’épidémie augmentent très vite... et les effets secondaires de la vaccination sont toujours beaucoup plus rares que les complications graves des maladies contre lesquelles on vaccine.Le seul moyen de corriger à temps les insuffisances, c’est donc de privilégier l’information et la surveillance de la couverture vaccinale, mais ceci suppose une organisation de type CDC (Centers for Disease Control and Prevention ) aux États-Unis ou InVS (Institut de veille sanitaire) en France, trop coûteuse pour être envisagée ailleurs que dans les pays riches.






4. LES VACCINS SONT DANGEREUX : On court au moins autant de risque à se faire vacciner qu’à ne pas se faire vacciner


On peut contracter la maladie tout en étant vacciné


Dans le cas de la rougeole, par exemple, 1 enfant sur 1 000 subissait une méningite avant l’immunisation de masse. Actuellement, on estime que le vaccin provoque une méningite seulement dans 1 cas sur 1 million.





Les effets indésirables peuvent être graves...


On aurait observé des cas de bécégites chez les enfants ayant certains déficits immunitaires d’origine génétique, des manifestations cliniques parfois très graves après vaccination contre la rougeole en Afrique ou des paralysies du nerf facial après administration d’un vaccin nasal contre la grippe. Mais, il s’agit de manifestations très rares, et nous disposons, sur le modèle de la pharmacovigilance pour les médicaments, d’une « vaccinovigilance » efficace, avec des réseaux bien organisés et réagissant rapidement, au niveau international, européen en particulier, aptes à déceler ces effets très rares sur le long terme, après une large utilisation, et à en tirer les conséquence.





Il y a des corrélations troublantes...



Les rumeurs, les peurs et la défiance sont principalement à l’origine de la chute de la couverture vaccinale. Ainsi, certaines allégations non validées et abusives font le lit, selon les pays, de graves risques sanitaires. L’épidémie de rougeole qui sévit aujourd’hui en Europe est la conséquence directe d’une véritable escroquerie scientifique en Grande Bretagne de la part d’un « chercheur » dont l’étude, publiée dans une des revues les plus réputées au monde, imputait au vaccin la responsabilité de l’autisme (article paru dans The Lancet du 28 février 1998) ... Le même « chercheur », n’hésite pas aujourd’hui à soutenir ouvertement la nouvelle croisade anti-vaccinale dirigée contre l’aluminium dans les adjuvants !
le risque est d’attribuer à la vaccination des effets déclarés qui n’ont rien à voir avec la vaccination, dont on dira plus tard qu’ils ne lui étaient pas imputables, mais qui, sur le moment, sont déclarés comme tels. Il ne s’agit souvent que d’une association temporelle et l’on confond alors l’augmentation des cas et les progrès de leur identification. Le meilleur exemple en est la controverse autour de la vaccination contre l’hépatite B accusée de déclencher des scléroses en plaques. Fin 1998, lorsque Bernard Kouchner décide de ne plus vacciner systématiquement les adolescents, il est vigoureusement critiqué par l’OMS. Soulignant que « plus d’un milliard de doses (de vaccin) avaient été utilisées depuis 1981 avec un exceptionnel niveau de sécurité et d’efficacité », celle-ci dénonçait alors les « énormes pressions exercées (en France) par des groupes hostiles aux vaccinations ». D’ailleurs les événements signalés en France ne l’ont jamais été… qu’en France. En 2002, l’OMS réaffirme le bien-fondé de la vaccination. En 2003, un consensus international de l’INSERM fondé sur un nouveau bilan de pharmacovigilance, recommande « la vaccination universelle de tous les nourrissons, un programme de rattrapage (…) à destination des enfants et des adolescents, le renforcement de la vaccination des personnes exposées et l’accompagnement (…) par des mesures d’information du grand public et des professionnels de santé ». Position réitérée en avril 2008 par le Haut Conseil de la Santé publique. En effet, même dans les pays de faible endémie comme la France, le virus de l’hépatite B (VHB) est plus fréquent que celui du SIDA (VIH). Il y a donc plus de risque d’y être exposé qu’au VIH. Or, ce virus est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH. (OMS). Il y aurait 300 000 porteurs chroniques en France, 1 500 décès par an et une transplantation hépatique sur dix en France (INSERM). Cependant, malgré l’absence avérée de lien entre le vaccin hépatite B et la sclérose en plaques, la France reste le seul pays où le vaccin hexavalent ( DTCoqPolio+ Hémophilus + Hépatite B ) est encore contesté... [1]





On ne peut pas comparer l’utilité des vaccins et celle des médicaments...


Le vaccin est un médicament, doté lui aussi d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) validant son innocuité, mais il n’est pas perçu comme un médicament et on admet mal qu’il puisse produire des effets indésirables alors qu’il est censé « protéger » des maladies... Ainsi, paradoxalement, plus un vaccin est efficace, plus il risque d’être mis en cause et les effets secondaires des vaccins prennent de plus en plus d’importance au fur et à mesure de la disparition des maladies prévenues par la vaccination et des craintes qu’elles suscitaient. D’où la demande paradoxale de la part des mêmes opposants de vaccins de prévention par exemple du sida, du paludisme, des infections à streptocoques, etc.





Il faut laisser faire la nature


Ne pas vacciner quand c’est possible contre une maladie mortelle ou lourdement invalidante relève de la non assistance à personne en danger. Et, loin d’agresser notre système immunitaire, le vaccin est l’arme qui peut lutter contre son ennemi, qu’il s’agisse d’un virus ou d’une bactérie. Vacciner c’est une goutte d’eau dans l’océan d’une exposition antigénique précoce, et donner plusieurs vaccins simultanément aux enfants ne produit pas de surcharge sur leur système immunitaire en augmentant le risque de réponse négative aux vaccins... Au cours des premiers mois de sa vie, un nouveau né ingère de grandes quantités de bactéries nouvelles qui vont coloniser son tube digestif, ce qui constitue une confrontation immunitaire bien plus importante, bien que naturelle. De même, un enfant en crèche va rencontrer en permanence des virus. Chaque jour, les enfants, comme les adultes, sont en contact de façon continue avec des milliers d’antigènes, susceptibles de déclencher une réaction immunitaire. Notre système immunitaire est conçu pour ça. De plus, bien qu’on immunise aujourd’hui contre plus de maladies, les vaccins contiennent beaucoup moins d’antigènes qu’avant. Ainsi, par rapport aux années 1980, le nombre total d’antigènes dans l’ensemble de vaccins est passé de 3 000 à 130 environ. Les vaccins sont aussi plus purifiés, grâce au génie génétique et à la biologie moléculaire. En terme de surcharge antigénique, on a beaucoup plus agressé les enfants lorsqu’on leur pratiquait par exemple le vaccin contre la variole. C’est donc au plus tôt dans leur vie qu’il faut protéger les enfants car c’est à ce moment que le risque de contracter certaines maladies graves. Même les prématurés doivent être vaccinés.





Il faut appliquer le principe de précaution au moindre doute




Dans un monde globalisé où les épidémies font aisément le tour de la planète, la vraie précaution, c’est de considérer les vaccins comme des « biens publics globaux » à mettre en commun. Des organisations internationales puissantes, dont le fonds Gavi [2], s’emploient ainsi à susciter des partenariats inédits entre autorités politiques, laboratoires de recherche, producteurs de vaccins et distributeurs sur le terrain. Pour parvenir au contrôle ou à l’élimination d’une maladie infectieuse par un vaccin, le seul moyen est d’atteindre une couverture vaccinale élevée, déterminée scientifiquement. C’est pourquoi on ne peut pas dissocier bénéfice individuel et bénéfice collectif pour la population d’un pays. Mais, cette notion de « bénéfice collectif » est de moins en moins bien perçue...





4. IL Y AURAIT DES MOYENS DE FAIRE MIEUX ACCEPTER LA VACCINATION


Le calendrier vaccinal est trop compliqué


Il est vrai qu’il y a trop de différences d’un pays à l’autre (29 modes de vaccination diphtérique pour 72 pays) et qu’une uniformisation européenne et souhaitable. Par ailleurs, les changements fréquents de stratégie ne sont pas bien compris et engendrent plutôt la défiance, même parmi les médecins. Pourtant, le calendrier vaccinal français est de plus en plus documenté et très informatif, même s’il mériterait d’être simplifié, sur le modèle du site du CDC américain.
La question se pose surtout pour les adultes, très négligents en la matière. La suppression du service militaire a accru ces insuffisances, de même que la précarité. Pourtant, avec le déplacement des maladies infantiles vers l’âge adulte et l’augmentation du nombre de personnes très âgées, un calendrier alternatif et sélectif risquerait de retarder encore davantage certains vaccins et de laisser trop longtemps des enfants sans protection. Ce serait particulièrement grave dans le cas des nourrissons pour qui l’application exacte du calendrier de vaccination est essentielle.Toutefois, on ne peut pas obliger le médecin à ne pas céder aux souhaites des parents d’étaler les vaccins ni les parents à refuser, en cas de séparation des vaccins combinés, à augmenter les visites … et les piqûres...





Il faut des vaccins inoffensifs comme les vaccins « homéopathiques »


L’efficacité d’un vaccin se mesure à l’aune de son effet et de sa durée de protection. Un vaccin ne peut donc pas être homéopathique. En 2006, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France mettait en garde contre les préparations homéopathiques ayant une indication dans la prévention des états grippaux, et parfois même présentées comme « vaccin homéopathique ». Il rappelait que « l’autorisation de mise sur le marché octroyée à ces médicaments homéopathiques ne nécessite pas l’existence de preuves scientifiquement établies... » soulignant que « l’utilisation de ces médicaments homéopathiques à la place du vaccin anti-grippal constitue une perte de chance, notamment chez les personnes à risque de complications » dans la mesure où la promotion des thérapies « alternatives », homéopathie en tête, envahit Internet, mais aussi de nombreux magazines, surfant sur la vague de peur et d’inquiétudes que suscite la vaccination, et l’attrait du prétendu « naturel ».





Les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs


La perception du risque joue plus que le risque lui-même dans la décision d’une vaccination et, si la plupart des gens ont une confiance forte dans les vaccins anciens, surtout pédiatriques, dont ils ont l’habitude, tout nouveau vaccin suscite de la méfiance !. Ainsi, si la maladie ne fait pas peur, on ne fait rien, même si le vaccin est considéré comme n’étant pas dangereux. Si elle fait très peur, on se vaccine, en acceptant un certain risque vaccinal. Mais si la peur est modérée, on calcule, on compare et on hésite... En pratique, les jeunes parents estiment que les maladies contre lesquelles il est absolument justifié de vacciner leurs enfants sont le tétanos, la poliomyélite et la méningite, à cause de leurs effets neurologiques qui font peur. D’un point de vue scientifique, c’est une opinion irrationnelle : le tétanos est rarissime, il n’y a plus de polio dans nos pays, la prévalence de la méningite est faible. Aujourd’hui, le risque pour un enfant de faire une complication neurologique vient essentiellement de la rougeole et de la coqueluche, pour lesquelles la couverture vaccinale est insuffisante !





Il y a trop de vaccins


Le défi actuel est justement de créer de plus en plus de vaccins qui, dans le cas du VIH ou du paludisme par exemple, pourraient servir à freiner l’évolution de la maladie, et à limiter sa gravité.... Aujourd’hui, les vaccins combinés permettent en une seule injection, de prévenir plusieurs maladies, sans stress ni douleur... Ces combinaisons étaient encore inconnues ou très limitées dans les années 90. Mais, c’est grâce au vaccin DTCoqPolio que la France a pu maintenir la couverture vaccinale la plus élevée d’Europe contre la coqueluche dès 1966. La vaccination par voie muqueuse (orale ou nasale) permettrait l’administration des vaccins de manière non invasive levant ainsi certains obstacles au bon suivi des recommandations vaccinales. Les vaccins à base de matériel génétique, les « vaccins ADN », enfin, devraient permettre d’obtenir des réponses immunes efficaces contre les micro-organismes correspondants et de faciliter l’utilisation d’antigènes rares ou instables.





Il faudrait supprimer les adjuvants


Cela reviendrait à supprimer purement et simplement la vaccination puisque la quasi totalité des vaccins utilisés actuellement ont besoin des adjuvants pour être efficaces. Même si les adjuvants sont devenus les boucs émissaires du refus de vaccination, ils restent en effet indispensables pour potentialiser la réaction immunitaire induite par les vaccins.


Parmi les nombreux adjuvants ajoutés aux vaccins, les plus anciens sont les sels d’aluminium, hydroxyde ou phosphate d’aluminium, longtemps seuls utilisés depuis 1926 : leur tolérance n’a jamais été remise en cause après des centaines de millions de vaccinations dans le monde jusqu’en 1998 où un groupe de neurologues français a rapporté des douleurs diffuses s’accompagnant de fatigue chez des patients dont la plupart avaient reçu un vaccin de l’hépatite B contenant de l’hydroxyde d’aluminium. La biopsie du muscle de l’épaule montrait effectivement une lésion, mais bien différente de celle d’une myopathie, et les biopsies à distance de cette lésion étaient normales. Mais cette lésion locale d’accumulation de macrophages chargés d’aluminium au site de l’injection vaccinale, pouvant persister des années, véritable tatouage vaccinal sans danger, allait , sous le nom de myofascite à macrophages (MMF) déclencher la peur des vaccins en général... malgré les conclusions d’une étude cas-témoins de 1400 patients mise en place en 2002 par l’AFSAPPS : « la plus grande fréquence de la fatigue observée dans l’étude épidémiologique chez les sujets présentant l’entité histologique ne permet pas de conclure à la réalité d’un lien, en raison de la faiblesse statistique de l’association, des contraintes inhérentes aux caractéristiques de l’étude, de la non spécificité du symptôme fatigue. Aucun syndrome clinique spécifique n’est retrouvé associé à la vaccination avec des vaccins contenant un adjuvant aluminique. »




Plus récemment, les squalènes, émulsion naturelle d’huile de requin dans l’eau, font aussi l’objet de polémiques. Ces nouveaux adjuvants sont, en effet, au coeur du « syndrome de la guerre du Golfe », même si les anticorps anti-squalènes présents chez les vétérans de cette guerre se retrouvent aussi chez des gens qui n’avaient pas reçu de vaccins contenant de squalènes.


Mais, ce sont surtout, les restrictions recommandées par le Haut conseil de la santé publique pour les sujets dont le système immunitaire est immature (jeunes enfants) ou modifié (femmes enceintes, maladies de système et immunodéprimés) qui ont suscité l’inquiétude, alors qu’il ne s’agit que d’une mesure de précaution. En effet, dans des situations où l’on sait que de nombreux autres événements peuvent se produire (comme une grossesse, avec des fausses couches, des accouchements prématurés, des malformations foetales…) ou chez des sujets qui ont des maladies auto-immunes graves, évoluant par poussées (comme le lupus par exemple), on évite le risque de voir attribuer aux adjuvants des effets qui seraient probablement survenues sans la vaccination.


Enfin, la recherche de vaccins sans adjuvants est d’autant plus difficile que beaucoup d’antigènes vaccinaux ne sont pas capables à eux seuls de susciter une réponse immunitaire non seulement efficace, mais également prolongée dans le temps. La purification extrême des vaccins peut aboutir à la perte de certains antigènes primordiaux pour obtenir une réponse de défense adaptée au pathogène ; l’adjonction d’un adjuvant est donc d’autant plus nécessaire que le vaccin est très spécifique et purifié. Pour le moment, non seulement il n’est pas question de se dispenser des adjuvants, mais au contraire d’en trouver de nouveaux, à la fois efficaces et bien tolérés, notamment pour vacciner contre la grippe, le paludisme et la tuberculose.




Conséquences des oppositions vaccinales en France et en Europe. Comment maintenir une couverture vaccinale efficace en 2010 ? P. Bégué Rapport adopté le 11 mai 2010






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[1] Source : InfocVac (Suisse) n°2/2009 – Organisation mondiale de la Santé – Ministère de la Santé ; BEH, 16-17/ 20 avril 2009

[2] L’ Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI Alliance) est un partenariat public-privé unique qui a pour mission de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en élargissant l’accès à la vaccination dans les pays pauvres. GAVI assure la prévention de millions de décès, chez les enfants âgés de moins de 5 ans et contribue à réduire la mortalité infantile - 5,4 millions de décès ont été prévenus depuis sa création en 2000. L’Alliance réunit des acteurs clefs dans le but d`accélérer les progrès dans le domaine de la vaccination tel que les gouvernements donateurs, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé, la Banque Mondiale, la Fondation Bill et Melinda Gates, les industries pharmaceutiques, des institutions de santé publique ainsi que la société civile.

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