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L’origine et la nature de la Conscience : les approches matérialistes et spiritualistes

par Jean-François Houssais, biologiste, directeur de recherche au CNRS, lors du colloque Les états modifiés de conscience (4/6)
Retrouvez l’intervention du biologiste Jean-François Houssais, dont le propos s’intitule : "Approche scientifique élargie sur l’origine et la nature de la Conscience". Il s’exprimait lors de la deuxième journée du colloque organisé par l’association « Être humain » consacré aux états modifiés de conscience, avec le concours de l’Académie des Sciences et de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 mai 2012. Canal Académie vous propose d’écouter ce deuxième colloque, six conférences au total seront retransmises sur notre site.


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Référence : COL708
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/col708.mp3
Adresse de cet article :
Date de mise en ligne : 30 septembre 2012

Entrez grâce à Canal Académie au sein de l’Institut de France. Vous entendrez l’intervention du biologiste Jean-François Houssais, qui s’intéresse ici à l’articulation entre les différentes approches scientifique, philosophique, religieuse sur l’origine et la nature de la conscience.

Approche scientifique élargie sur l’origine et la nature de la Conscience

Par Jean-François Houssais, biologiste et ancien direction de recherche au CNRS

« Nous venons de voir dans les précédentes interventions, les grands questionnements philosophiques et religieux sous tendus par l’étude phénoménologique et expérimentale des états modifiés de conscience au regard de la nature humaine. Mais il y a aussi en écho les grands questionnements scientifiques des neurosciences, touchant à la neurobiologie de la conscience, et les conclusions de ces deux approches semblent parfois bien différentes, voir irréductibles. Il sera donc question de chercher s’il est possible d’unifier conceptuellement ces voies d’études distinctes dans une représentation commune, élargie au niveau des concepts, minimale dans sa formulation, mais avec une insertion dans le contexte scientifique qui demeurerait préservé. Une telle synthèse pourrait se révéler dynamisante, en termes de thématiques scientifiques et de coordinations des recherches.

Au long de ces derniers siècles, principalement dans la pensée occidentale, apparemment la plus analytique, deux représentations distinctes continuent à s’exprimer en ce qui concernent l’origine et la nature de la conscience, selon une apparente logique binaire, rationnelle, irrationnelle d’exclusion.

Nous avons ainsi le matérialisme scientifique strict, selon lequel la conscience et toutes les propriétés qui lui sont rattachées (l’aptitude cognitive à connaître, le soi, le non soi, l’esprit, la mémoire, les émotions, les sentiments, le ressenti) mais aussi sa part subconsciente qui occupe une place prépondérante (95% de la conscience), résultent exclusivement de l’organisation fonctionnelle, spatio-temporelle, des cellules du cerveau, principalement neuronales, au nombre d’environ 100 milliards et des millions de milliards de connexions.
La conscience a ainsi émergé durant les quelques 500 dernières millions d’années de l’évolution biologique, conséquemment à la mise en place des structures fonctionnelles du cerveau : le pro reptilien, le paléo mammifère, enfin le néocortex. Pour reprendre un terme utilisé par les tenants de cette thèse, cette représentation « naturalise » l’homme. Elle se dit moniste, avec une seule substance en cause (la matière). Les analyses et les interprétations des neurosciences sont principalement fondées sur ce point de vue.

Dans un autre côté, nous avons le spiritualisme, dans lequel le corps matériel n’est qu’une enveloppe, un véhicule habité par une essence de nature supérieure, intemporelle, immortelle, dotée d’une intelligence fusionnelle infinie, qualifiée d’âme, d’esprit, et dont la source est divine.
Cette représentation est dualiste, reconnaissant deux substances, l’une matérielle, l’autre divine. Les religions puisent leurs aspirations du spiritualisme. En philosophie, l’ontologie fonde ses réflexions sur le concept impersonnel de l’être.

Une telle antinomie ne serait-elle qu’apparente ? Le véritable enjeu en termes d’acquisitions de connaissances ne serait-il pas de bien déterminer les complémentarités ? » (...)

Écoutez la totalité de l’intervention de Jean-François Houssais.


Présentation de l’intervenant :

Jean-François Houssais est biologiste, ancien directeur de recherche au CNRS et ancien directeur scientifique adjoint Sciences de la vie du CNRS (stratégie scientifique).

Ne manquez pas prochainement sur Canal Académie la suite de la retransmission de ce colloque et des interventions des autres invités

Retrouvez dès à présent les premières interventions de cette seconde partie de cycle consacrée aux « états modifiés de conscience » :

- Les états modifiés de conscience et les phénomènes paranormaux dans l’histoire : le regard de la métapsychique
- L’état de sainteté génère-t-il un état modifié de conscience ?
- Que devient la conscience en état de mort imminente ?

En savoir plus :

- Consultez le site www.hommecontemporain.org pour retrouver les dates des prochains colloques.

- Écoutez la première partie de ce cycle consacrée également aux « états modifiés de conscience » :
- Les états modifiés de conscience et l’approche rationnelle de l’étrange (1/2)
- Comment les neurosciences voient-elles certains états modifiés de conscience (2/2)

Écoutez le premier cycle intitulé : "Émotions et santé, émotions et société" :
- Introduction de Bérénice Tournafond et communication de Jean Baechler de l’Académie des sciences morales et politiques : L’impact des émotions dans la société et la politique, par Jean Baechler, de l’Académie des sciences morales et politiques (1/3)
- Pierre Buser, neurobiologiste, membre de l’Académie des sciences : Cerveau, émotions et vie sociale (2/3)
- Yves Agid, neurologue, membre de l’Académie des sciences : Le traitement de troubles émotionnels par la neurologie (3/3)






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