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Comment les efforts de la zone euro pourraient rassurer les marchés financiers

La chronique Finances de Jacques de Larosière, de l’Académie des sciences morales et politiques

Le soutien européen aux banques espagnoles (samedi 9 juin 2012) permet à Jacques de Larosière, ancien président du FMI, d’offrir une analyse sur la situation et les persectives de la zone euro. Il rappelle les principales actions qui ont déjà été entreprises, explique pourquoi l’inquiétude demeure et à quelles conditions les marchés pourraient être rassurés.


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Jacques de Larosière, de l’Académie des sciences morales et politiques occupa -et occupe encore- d’importantes fonctions dans le monde des finances, ayant été, et pour ne citer que quelques-uns des postes qu’il a occupés, Directeur du Trésor, Directeur général du FMI, Gouverneur de la Banque de France.


Le texte ci-dessous retranscrit les propos de Jacques de Larosière enregistrés le 13 juin 2012.


Jacques de Larosière nous explique, tout d’abord, la situation de la zone monétaire européenne depuis la mise en circulation de l’euro en 2001/2002 et la replace dans son contexte. Les marchés financiers et les gouvernements ont fait une profonde erreur depuis la création de la zone euro et cela jusqu’à l’année 2009 : Les acteurs de marché et les gouvernements se sont comportés comme si la zone euro était totalement intégrée et ont donné aux pays qui avaient des fondamentaux problématiques les mêmes notes, les mêmes taux d’intérêts que les pays comme l’Allemagne qui ont un bon comportement économique.

Mais à la fin de l’année 2009, la fin de l’aveuglement sur les différences entre les États, a fait place à une grande inquiétude et à une prise de conscience sur la différenciation concernant les qualités de risques souverains en Europe. Les pays les plus vulnérables ont vu leur taux d’intérêts se tendre très brutalement et il a fallu qu’ils s’engagent dans des actions d’amélioration budgétaire car ils ne pouvaient pas continuer à emprunter à des taux très élevés. C’est alors que le cercle vicieux entre les souverains et leur banque s’est instauré. Plus le souverain a des problèmes budgétaires, plus les avoirs souverains détenus par les banques de ces pays deviennent problématiques, et plus les banques souffrent, plus les gouvernements risquent d’être obligés de renflouer les banques, ce qui contribuerait à aggraver leurs propres déficits.

Et pourtant, pendant cette période, beaucoup d'actions ont été entreprises pour améliorer les choses.

Sur le plan budgétaire, des actions de réduction de déficit ont été prises depuis 3-4 ans par certains pays comme la Grèce, l’Espagne, le Portugal, l’Irlande…. Il y a des pays qui ont réduit pendant un an leur déficit budgétaire de l’ordre de 2 points de PIB, ce qui est considéré comme très élevé.

En ce qui concerne, la(...)


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