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Ernest-Antoine Seillière : "On n’est pas là pour se faire engueuler..."

Le credo optimiste de l’ancien président du MEDEF, invité de Jean-Louis Chambon

L’anticonformisme que l’ancien président du MEDEF affectionne, transparaît dans le titre de cette originale parution. Mais le ton humoristique qui l’accompagne n’enlève rien au sérieux de ce témoignage d’une intensité assez exceptionnelle tant par l’analyse qu’il propose de la crise financière que par sa vision résolument optimiste de la France et de l’Europe.


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Pour le président du groupe de Wendel, nos craintes -la mondialisation en marche, le capitalisme en crise, l’écologie en puissance- « se conjuguent pour une transformation positive de la planète ».


L’auteur croit à la force de notre jeunesse, à sa capacité à donner du sens à son action.
Au fil des pages, il apporte des témoignages originaux sur les grands évènements auxquels il a participé à travers « ses multiples vies », de diplomate, d’entrepreneur et de « patron des patrons ».

En gaulliste convaincu, il propose au passage une galerie de portraits des « grands hommes » qu’il a approchés, Chaban, Delors, Rocard, Jospin avec lequel il a partagé son bureau, Nicolas Sarkozy…sans pouvoir totalement pardonner à Martine Aubry ses 35 heures…


Servi par un style très vivant, l’auteur revient sur ses combats, ses réalisations et aussi ses blessures :

La refondation sociale, la création du MEDEF (sacrifiant simultanément le terme de patronat au profit de l’Entrepreneur), les tiraillements financiers familiaux, l’affaire Saint-Gobain etc. Le plus étonnant c’est la découverte de l’homme dans son intimité :
La fierté et le respect pour son grand[ère académicien (Ernest-Antoine Seillière, 1866-1955, historien de la littérature, de l'Académie des sciences morales et politiques et de l'Académie française), ses valeurs, (l’ouverture au monde et l’attachement à la liberté) et « le vertige » de la Culture, les moments de méditation dans sa propriété familiale.


Puis viennent des pages étonnantes sur la spiritualité, « sur les choses dont on ne parle pas ».

Sa foi irrépressible de catholique pratiquant qui est aussi « sa vérité », transgressant ainsi ce tabou français des convictions religieuses.
Se tournant vers l’avenir, Ernest-Antoine Seilliere appelle de ses vœux un retour dans l’entreprise, du dialogue social, « un capitalisme des talents » plaçant l’homme au cœur de l’organisation.

« La valeur du libéralisme avec ses défauts et ses excès reste l’appui du couple irremplaçable liberté-solidarité ».
Pour la France, le défi consiste à garder sa place dans le concert des grandes puissances et à participer à l’arrimage de l’Allemagne au pôle européen pour bâtir un vrai gouvernement de l’Europe. L’Europe sinon rien ! Par-delà les clichés voici révélé « le vrai Seillière ».(...)


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