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Jean-Jacques Rousseau dans son assiette...

Les plaisirs de la table au temps des Lumières, une exposition à l’abbaye de Chaalis (Oise)

Approchons-nous de Rousseau, le philosophe, par le plaisir des sens, c’est-à-dire la gourmandise. Rousseau, adepte du "bio" avant l’heure ? Mais oui ! Jean-Marc Vasseur, responsable du service culturel de l’Institut de France à l’Abbaye de Chaalis, présente son livre Jean-Jacques Rousseau dans son assiette, Les plaisirs de la table au temps des Lumières. Et si Jean-Jacques Rousseau et les cuisiniers des Lumières nous invitaient à table ?


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Dans son ouvrage , fruit de deux années de recherche et de réflexion, Jean-Marc Vasseur décrit les goûts alimentaires du philosophe à partir de sa correspondance et de son œuvre autobiographique ; il a cherché des indices dans La Nouvelle Héloïse et L’Émile ou De l’éducation, avant de donner un aperçu de la gastronomie au XVIIIe siècle. 
Si l’on savait déjà Rousseau botaniste et défenseur de la nature, on apprend quel visionnaire il fut en matière dalimentation : il prônait en effet –  la consommation de produits locaux suivant le rythme des saisons et faisait l’apologie d’une culture que l’on dirait aujourd’hui « raisonnée ». 
En matière de saveurs, l’homme se fiait à ses sens et appréciait les repas rustiques :
"Je ne connaissais pas, et je ne connais pas encore, de meilleure chère que celle d’un repas rustique. Avec du laitage, des œufs, des herbes, du fromage, du pain bis et du vin passable, on est toujours sûr de me bien régaler", écrit-il dans ses Confessions.

Omelette au cerfeuil, poisson d'eau douce, une bouteille de vin, des oublies et un café


L'omelette est la préparation culinaire la plus souvent citée par Rousseau. D'après Bernardin de Saint Pierre il se disait même un spécialiste de ce plat.
Jean-Jacques adorait les longues promenades en barque sur les eaux calmes des lacs et des étangs. Le marquis de Girardin l'avait surnommé « notre amiral d'eau douce ». Il pêchait et chassait mais « avec mesure ».
« À propos de vin, je vous remercie de celui que vous voulez me faire envoyer de Rouen ; mais je vous prie pourtant de le contremander, attendu que je n'ai pas plus confiance à du vin de Beaune venant de Rouen, qu'à du vin de Bordeaux venant de Dijon. Ce dont j'ai besoin n'est pas d'un vin très agréable à boire, mais très mûr et très naturel ; il ne conserve guère cette dernière qualité après de longs circuits. » ( Lettre à(...)


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