Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Lorsqu’un certain abbé Ratzinger assistait au Concile Vatican II...

Un recueil présenté par Eric Iborra, invité de Christophe Dickès

Spécialiste de l’oeuvre du cardinal Ratzinger (membre de l’Académie des sciences morales et politiques), Eric Iborra vient de publier les textes de ce dernier sur le Concile Vatican II dans un recueil intitulé Mon Concile Vatican II (Artège, 2011). En effet, entre chaque session du Concile, le futur pape donnait des conférences sur cet évènement qu’il vivait de l’intérieur en tant qu’expert aux côtés du cardinal Frings. Au delà de ces appréciations, il convient aussi de se poser la question de la continuité de la pensée de Ratzinger de 1965 à nos jours.


Bookmark and Share

Sera commémoré le 11 octobre prochain le cinquantième anniversaire de l’ouverture d’un évènement qui a littéralement bouleversé l’Eglise : le Concile Vatican II. Annoncé par le pape Jean XXIII en 1959, le Concile se termine le 8 décembre 1965. Ce jour-là, le soleil illuminait la place Saint-Pierre et le futur cardinal français Roger Etchegaray, membre actuel de l'Académie des sciences morales et politiques, se souvient : « Quel sentiment dominait en moi, je suis incapable de le dire. Peut-être simplement, le pressentiment de vivre une heure unique de toute ma vie chrétienne, sans pour autant préciser ce qu’elle sonnait. […] le sentiment majeur et quasi général était l’optimisme. Un optimisme prophétique fondé sur une foi revigorée en Dieu. » Pourtant, les lendemains du Concile révèlent une crise profonde qui commence à ébranler l’Église au point que Paul VI lui-même évoque à plusieurs reprises "les fumées de Satan" au sein même de l’institution ecclésiale.

Évènement complexe, le Concile Vatican II est aujourd’hui l’objet de plusieurs interprétations : certains le considèrent comme une rupture. Tandis que les traditionalistes voient cette rupture d’un mauvais œil, les modernistes louent de leur côté cette révolution inachevée dans l’Église et espère un Concile Vatican III. Cependant, dans un discours à la curie romaine à la fin de l’année 2005, soit quelques mois après son élection, le pape Benoît XVI a souhaité, lui, replacer le Concile dans la tradition de l’Église. De son point de vue, le Concile Vatican II n’est donc pas une rupture et se place donc une continuité historique et ecclésiologique. Or le pape Benoît XVI connaît son sujet puisqu’il fut expert et conseiller du cardinal Frings au cours du Concile Vatican II. Cette émission, premier volet d'un triptyque sur le Concile Vatican II, s'arrête sur cette participation de l’abbé Ratzinger, futur cardinal et futur pape. Quel fut son influence et son rôle au sein de la aula(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 23€, soit moins de 2€ par mois. abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires