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La nouvelle finance américaine

Jean-Louis Chambon présente le nouveau numéro de la Revue d’Economie Financière (mars 2012)

Où va la nouvelle finance américaine trois ans après la gigantesque crise financière mondiale pour laquelle elle porte manifestement une lourde responsabilité ? C’est à cette question que la Revue d’Economie Financière s’attache à apporter des éléments de réponse à travers un collectif de contributions assez exceptionnel sous la direction conjointe de Esther Jeffers, Paris VIII et de Jacques Mistral, professeur à l’Harvard Kennedy School avec en conclusion les observations de Paul A. Volcker. On peut difficilement faire mieux !


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C’est un sujet majeur en effet : l’Amérique qui n’était au XIXe siècle qu’une économie moyenne (2/3 du PIB de la Grande-Bretagne) est devenue pour une large part, grâce à sa finance, la superpuissance mondiale représentant ¼ du PIB de la planète. Certes cette place centrale de la finance lui a fait traverser nombre de crises et de bulles de tous types mais la société américaine a toujours accepté d’en payer le prix comme contrepartie à l’exceptionnel dynamisme qu’elle lui a apporté.
Ce sentiment s’est inversé à l’automne 2008 avec le quasi effondrement du système financier, Washington s’est trouvé contraint de revoir drastiquement ses choix en se résolvant au sauvetage de ses banques et en renonçant aux principes d’une régulation ultra légère à laquelle s’est substituée la loi Dood-Franck qui a, pour la première fois, mis en place une réforme simultanée des dispositifs de régulation et de supervision.
Si, concède Paul A. Volcker, « beaucoup a été fait pour reprendre le contrôle de la finance américaine, la tâche est encore à ce jour inachevée » ; un défi structurel reste posé au système financier : corriger l’impression ou la conviction, que les institutions financières très importantes sont devenues « trop grandes ou trop imbriquées » pour faire faillite. Certes les nouvelles interdictions faites aux banques de pratiquer le trading pour compte propre et les limitations du sponsoring, des hedge funds et des equity funds, sont des étapes importantes mais encore insuffisantes pour la prévention du risque systémique.

En l’espèce, l’importante question théorique et non résolue de l’application des normes aux shadow banks nécessite une coopération et une cohérence internationales pour éviter un arbitrage fiscal.
Les auteurs se montrent néanmoins confiants dans la capacité des Etats à coopérer pour donner un nouvel élan à un cadre international de la régulation de la nouvelle finance américaine et donc mondiale.

Remarquable de densité et de luminosité.



Chronique de Jean-Louis CHAMBON.
Président du Prix TURGOT.



La nouvelle finance américaine

Revue d’Economie Financière n° 105 – Mars 2012

344 pages(...)


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