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Nicolas Grimal : un égyptologue à Byblos, port phénicien

L’académicien des inscriptions et belles-lettres se penche sur les récentes découvertes du littoral libanais

L’égyptologue Nicolas Grimal, homme de terrain et professeur reconnu, s’intéresse ici à la ville de Byblos au Liban, particulièrement au IIe millénaire avant J.C (période dont est spécialiste notre invité), et à son port antique qui fut un lieu de rencontre et de commerce bien connu des Égyptiens. Énigmatique, cet antique carrefour commercial de Méditerranée orientale reste un mystère, notamment quant à son emplacement exact, malgré plusieurs campagnes de fouilles archéologiques dont nous parle avec enthousiasme Nicolas Grimal.


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Nicolas Grimal, égyptologue de renom, membre depuis 2006 de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, et professeur au Collège de France où il tient la chaire «Civilisation pharaonique, archéologie, philologie et histoire», raconte ici Byblos, haut lieu phénicien du commerce, qui eut, grâce à son port antique, d’étroites relations avec l’Égypte ancienne vers laquelle il exporta notamment les fameux bois du Liban.


Ayant « parrainé » lors de la séance de l’Académie des inscriptions et belles-lettres du 10 février 2012, une communication de Martine Francis Allouche sur les nouvelles recherches à Byblos, « Byblos et la mer », Nicolas Grimal se penche sur l’existence de cette ville, située au nord de Beyrouth, au bord de la mer.
Pourquoi un égyptologue s’intéresse-t-il à Byblos, l'une des plus anciennes cités du littoral libanais comme on le sait ?

Les Egyptiens avaient-ils une « marine » et cherchaient-ils sur la côte des mouillages ? Avaient-ils occupé cette partie de la côte méditerranéenne ? Y avaient-ils installé un comptoir ?


Les Egyptiens ont particulièrement fréquenté ce port de la façade orientale de la Méditerranée, puisqu’y transitaient de nombreux produits tels que le bois (le cèdre du Liban), les céréales, le miel ou encore les herbes aromatiques. Plate-forme économique indéniable, Byblos rivalisait alors avec les grands ports de Méditerranée : Ougarit, Beyrouth, Tyr ou Sidon. Tout à fait conscients de la position stratégique de leur cité en termes de « source » d’approvisionnement vis-à-vis de l’Egypte, les Princes de Byblos ont longtemps vécu « à l’égyptienne », en attestent la présence de nécropoles royales et d’interactions visibles avec les cultes égyptiens, contrairement à leurs homologues d’Ougarit par exemple.


Comment sont attestés les liens entre les deux civilisations archéologiquement ? Quelles sont les traces archéologiques qui prouvent un lien entre les Phéniciens et les Egyptiens, quelles sont les différents types de sources textuelles et matérielles ?


De nombreux témoignages écrits existent si l’on se penche sur la documentation égyptienne, et particulièrement sur les grandes annales royales comme celles datant d’Aménophis III qui, même si elles traitent avant tout de campagnes militaires et des relations diplomatiques, apportent des informations sur les échanges commerciaux et(...)


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