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La Sainte Anne, l’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci

avec Jacques-Louis Binet, correspondant de l’Académie des Beaux-Arts : l’exposition au musée du Louvre jusqu’au 25 juin 2012.

Sous la direction de Vincent Delieuvin, conservateur au département des Peintures, l’exposition exceptionnelle "la Sainte Anne, l’ultime chef-d’œuvre de Léonard de Vinci", au Musée du Louvre depuis le 29 mars et jusqu’au 25 juin 2012, rassemble, pour la première fois, l’ensemble des documents liés au chef-d’œuvre de l’artiste italien, "La Vierge et l’Enfant avec Sainte Anne". L’occasion pour notre chroniqueur Jacques-Louis Binet de nous offrir une analyse fouillée et enthousiaste de ce tableau mystérieux à l’histoire tourmentée, véritable aboutissement de toute l’œuvre de Léonard de Vinci.


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Le tableau du Louvre a connu une longue histoire, fractionnée, commencée vers 1500 par le Carton de Burlington House (Londres, National Gallery), de l’« exploration du sujet» jusqu’au tableau, dont l’exécution a été l'objet « d’une incessante quête de perfectionnements» (le laissant inachevé) mais qui, finalement, par sa longue durée d’exécution, ses rappels de Mona Lisa à Léda et à Saint-Jean Baptiste, est devenu une sorte de testament de l'artiste.




En arrière[lan, on constate que le fond vient d’une étude géologique et graphique de rochers, dont les sommets sont plus hauts que la tête de Sainte Anne.
Elle renvoie aux travaux scientifiques de Vinci, ses raisonnements sur l’origine des montagnes et ses observations personnelles comme l’Explosion d’un massif rocheux par éclatement d’une veine d’eau (1508-1511).



Associée à l’omniprésence de l’eau, cette triade air, eau, rocher apporte une clarté lumineuse à l’air, une luminosité obtenue grâce à l'atténuation de l’azur, notamment par l'utilisation d'un bleu particulier (Blanc à l’horizon, bleu au dessus, « Montagnes plus bleues, plus de corpuscules d’humidité, dans l’ombre, moins ensoleillées, plus claires, avec moins d’air que vers l’horizon. »)
Ces fonds, que Vinci a appris dans l’atelier du Verrocchio (Madone à la grenade, 1469-1470, National Gallery of Arts, Washington) pour les transformer par la suite, se retrouvent dans toute l’œuvre de Vinci : la Madone à l’œillet (1473-1476, Alte Pinakothek, Munich), l'Annonciation de 1473 (Musée des Offices à Florence), où les rochers disparaissent dans le blanc, la(...)


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