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Félix Labisse (1905-1982) : Le monde des métamorphoses d’un surréaliste

Les peintres du XXe siècle : la chronique de Lydia Harambourg, correspondant de l’Académie des beaux-arts

L’historienne et critique d’art Lydia Harambourg consacre sa chronique à Felix Labisse, peintre surréaliste parmi les plus originaux et les plus indépendants du XXe siècle. L’occasion de plonger dans l’univers onirique et poétique d’un peintre transcendé par le pouvoir de l’image.


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Le magicien peintre, les années ostendaises : préliminaires à l’empire de ses rêves avec l’écriture, le cinéma et la peinture 1922-1933

Félix Labisse venu à la peinture en autodidacte commence sa carrière à Ostende où il se lie d’amitié avec James Ensor qui reconnaît dans ce novice un talent d’exception. Nous sommes en 1927. Il fréquente artistes et écrivains dans cette ville à forte inventivité artistique se lie avec Permeke, Spilliaert et le futur cinéaste Henri Storck avec lequel il fonde en 1928 le « Club du Cinéma d’Ostende» et en 1930 la revue littéraire et artistique Tribord. Il est en train de réaliser le pouvoir de l’image sur l’imaginaire et ses relations avec le rêve, le fantastique, déclencheurs d’un monde magique et ésotérique. Dès ses débuts, il mène de front peinture et écriture.

Poète, écrivain, chroniqueur, critique, scénariste, directeur de théâtre et de galerie, peintre et décorateur, rien n’est dissocié chez celui qui recourt aux mots comme aux images pour réaliser son univers poétique. Il écrit l’argument d’un court-métrage d’Henri Storck Pour vos beaux yeux dont il est un des acteurs avec sa sœur Ninette et le peintre Alfred Courmes. Nouvelle expérience cinématographique en 1933 avec Henri Stork, La Mort de Vénus, dans lequel il tient le premier rôle. Il ébauche un premier récit La Déesse dont il écrit trois versions entre 1930 et 1933. Il réalise les décors pour Liliom de Ferenc Molnar mis en scène par Raymond Rouleau au Théâtre Royal des galeries à Bruxelles.




Avec la peinture, le théâtre sera son autre passion au service de l’étrange. Il possédait un fauteuil à pieds et cornes de bouc qui appartenait à Anatole France et qui avait servi dit-on à des messes noires. Il tenait quotidiennement un almanach intitulé Le sorcier des familles. Chez lui la démonologie fait tôt son apparition. Sa peinture en exploitera les avatars. En 1928, son texte fondateur de la(...)


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