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Le mythe Prométhée dans la musique, par Danièle Pistone, correspondant de l’Académie des beaux-arts

La musicologue évoque le mythe de Prométhée chez Listz, Halévy, Schubert et dans l’univers musical

Danièle Pistone, après avoir expliqué le Promotheus de Franz Liszt, évoque l’utilisation de ce mythe dans les compositions musicales de Franz Schubert ou encore Jacques-Fromental Halévy. Cette émission est la première d’une série présentant trois mythes grecs dans l’art, la littérature, la musique : Prométhée, Narcisse, Thésée. De nombreux académiciens, écrivains, peintres ou musiciens, se sont en effet servis de la mythologie dans leurs oeuvres.


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Franz Liszt a composé Promotheus entre 1850 et 1855. Ce poème symphonique était, à l’origine, une musique de scène pour le Prométhée délivré de Johann Gottfried Herder. Pour Danièle Pistone, ce poème symphonique est un geste typiquement lisztien de s’intéresser tout d’abord au malheur du personnage mythique puis à sa gloire. Liszt considérait Prométhée comme une des grandes figures du romantisme. D’ailleurs, le musicien aimait s’inspirer des univers mythiques comme il le fit avec le mythe d’Orphée, un mythe musical par excellence. En reprenant ce mythe, Liszt rend hommage à Christoph Willibald Gluck et au livret de son opéra Orfeo ed Euridice (Orphée et Euridice) en écrivant un poème symphonique de cette ouverture. Orphée est le mythe par excellence dans l’opéra car on est à l’époque de la musique des émotions, confie la musicologue.


D’autres compositeurs se sont tournés vers la mythologie. Par exemple, Jacques-Fromental Halévy, le compositeur de l’opéra historique La juive (1835), a également écrit, en 1849, une musique de scène sur le Prométhée d’Eschyle. C’est son frère, qui était bibliothécaire adjoint à l’Institut de France et qui savait traduire le grec, qui a traduit ce Prométhée enchaîné. En plus, note Danièle Pistone sur la composition d’Halévy, « c’est la première fois qu’on utilisait au XIXeme siècle, des quarts de tons imposés par les Grecs qui avaient des intervalles extrêmement petits, plus petits que notre demi-ton… »


Chez Wagner comme chez d’autres compositeurs de l’Europe de l’Est, il existe une grande attirance pour les légendes et les symboles. Danièle Pistone évoque le Prométhée de(...)


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