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Le temps, c’est de l’argent ! Est-ce toujours vrai ? La valeur du temps en question

La chronique Economie et finances de Jean-Louis Chambon, président du prix Turgot

Le XXI è siècle vient de s’ouvrir avec une succession de crises économiques et financières qui ont fait ressurgir de « grandes peurs » et rouvrir des blessures qui s’expriment à travers des mouvements sociaux assez nouveaux, sous formes de « printemps et autres révolutions de jasmin » qui fleurissent partout dans le monde.


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Le temps des remises en cause semble être venu tant pour l’organisation du monde que pour sa gouvernance, mais c'est aussi celui de nouvelles interrogations sur les questions essentielles que se posent les Hommes, tout au long de leur existence terrestre : Le sens de la vie et du travail, celui du bonheur... Faut-il préférer le B.N.B : le bonheur national brut si cher au petit royaume du Bhoutan, au P.I.B, érigé en dogme dans les pays dits avancés ?

La Liberté et la Démocratie sont-elles des valeurs universelles, faut-il accepter de mourir pour les défendre ?
Mais une autre question taraude nos intellectuels, les philosophes mais pas seulement, c'est celle du rapport au temps, à sa valeur en quelque sorte...


Quid de cette nouvelle forme de dictature, celle de l’urgence, s’interroge Gilles Finchelstein sous ce titre de son remarquable ouvrage paru chez Fayard ? (La dictature de l’urgence). Mais les économistes ne sont pas en reste : tour à tour, Hubert RODARIE, (Dettes et monnaie de singe chez Salvator) et André ORLEAN (L’empire de la valeur au seuil ) deux brillants auteurs nommés pour le 25ème prix TURGOT, contestent :


«Cette forme d’éradication du temps par l’adhésion à la croyance d'une identité parfaite entre le « prix de marché » et la valeur objective des biens et autres actifs.» Cette croyance en effet, censée traduire par ce prix de marché « dans le présent et de façon instantanée », les Etats futurs de tout ce qui fait l'objet de transactions, a montré son incapacité à produire « un prix juste » (Hubert Rodarie) : «Elle porte aussi une large responsabilité dans les dysfonctionnements et autres dérives des marchés financiers .»

L’homme ne peut donc, contrairement à ce que les financiers ont cru pouvoir enfin réaliser, oublier le temps et sa valeur : ainsi émerge la nécessité d’une nouvelle et plus réaliste conception du temps et du futur d’un point de vue philosophique sans doute, mais aussi pour d’autres(...)


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