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L’histoire se raconte aussi par la gastronomie et les petits plats

avec le Dr Jean Vitaux, historien de la gastronomie, et une préface de Jean Tulard, gastronome averti !

L’histoire si elle a ses grandes portes, a aussi ses "petits plats". Elle se déroule dans les cuisines et à table autant que sur sur les champs de bataille ou les conflits sociaux ! Les petits plats de l’histoire, tel est le titre de l’ouvrage paru aux PUF, sous la signature d’un historien de la gastronomie, notre chroniqueur Jean Vitaux, avec une préface de Jean Tulard, autre gastronomie averti, de l’Académie des sciences morales et politiques.


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Nos auditeurs apprécient la rubrique "Histoire et Gastronomie" que Jean Vitaux anime sur Canal Académie parce que c'est en historien qu'il raconte les plats, les ingrédients, les moments et les personnages historiques à table. Que la table et la gastronomie soient intimement liées à l'histoire, toutes ses chroniques le démontrent et ce nouvel ouvrage, Les petits plats de l'histoire, plus encore que son célèbre "Que sais-je ?" et son Dictionnaire du Gastronome (PUF) le démontre à l'envi.

« Que d'événements s'expliquent par la table ! »s'exclame Jean Tulard qui admet que la gastronomie peut changer le cours de l'histoire et conclut sa préface en affirmant que ce livre est savoureux... Invitation à le déguster !

Et comme on ne saurait, dans cette émission, énumérer tous les événements historiques abordés et expliqués, on se contentera de quelques anecdotes, lesquelles, relatées par Jean Vitaux, nous mettent toujours l'eau à la bouche. En voulez-vous goûter quelques unes ?

- Le général Boulanger a préféré sa maîtresse à la marche sur l'Elysée ! Ministre de la guerre sous la IIIe République, il avait remplacé, dans l'armée, la gamelle par l'assiette et introduit la morue (le poisson bien sûr). Le soir de son élection à Paris, en 1889, il dînait au café Durand, place de la Madeleine avec son état-major, tandis que sa maîtresse, Marguerite de Bonnemain, dînait seule dans un salon voisin. Lorsque les résultats furent proclamés, une foule en liesse acclama Boulanger et ses partisans le supplièrent de marcher sur l'Elysée pour s'emparer du pouvoir mais le général, consultant sa maîtresse, préféra rester sur place... Il manqua ainsi son coup d'Etat et finit par s'enfuir avec elle à Bruxelles.

- Nul n'ignore, évidemment, que Napoléon fut exilé à Sainte-Hélène, petit îlot volcanique dans l'Atlantique. Si sa vie se déroula de façon monotone et solitaire, jusqu'au 5 mai 1821, il faut reconnaître que les Anglais la lui avaient rendue moins morose en faisant venir deux fois par an du vin de Constance (Constantia en Afrique du Sud), un vin moelleux parmi les plus appréciés au monde. C'était avant le phylloxera de 1885. Jean Vitaux en profite pour raconter l'histoire de ce vignoble qui doit beaucoup aux Huguenots français chassés par Louis(...)


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