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L’essentiel avec... Jean-François Bach

Le Secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences répond aux sept questions essentielles de Jacques Paugam

Jean-François Bach est l’un des grands noms français de l’immunologie. Il est membre de l’Académie nationale de médecine depuis 1990 et membre de l’Académie des sciences depuis 1985, académie dont il a été élu vingt ans plus tard Secrétaire Perpétuel. A la fois médecin et chercheur, il partage ici sa passion pour la recherche mais aussi ses convictions personnelles profondes : l’hypocrisie en sciences ou les arguments irrationnels, les progrès en médecine et l’espoir d’une meilleure prévention. Rencontre avec un maître en science et en humanité.


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1- Dans votre itinéraire professionnel, dans votre carrière, quel a été à vos yeux, le moment essentiel ?

- J.-F. Bach : Je crois que le moment essentiel a été celui où j’ai choisi en quelque sorte mon orientation de recherche. J’avais fait des études tout à fait classiques, ordinaires, dans la voie que m’avaient ouverte les sciences, les mathématiques, la physique et la biologie. J’étais bon élève, je me suis retrouvé à Louis Le Grand, classe préparatoire aux grandes écoles scientifiques, j’ai fait maths sup comme on dit. Cela marchait bien mais je ne m’y suis pas senti particulièrement heureux. J’ai fait le choix d’abandonner ce domaine pour rentrer en médecine.
Pour quelle raison ? Je ne me sentais pas satisfaisait. C’était un peu aride peut être. Je n’avais pas accroché. Alors j’ai pensé à la médecine. J’ai refait des études que j’appellerais ordinaires, passé l’internat etc. et puis un jour (c’est là l ‘événement essentiel) j’ai rencontré un homme, qui était mon patron à l’époque, qui est devenu par la suite président de l’Académie des sciences et membre de l’Académie française, qui était Jean Hamburger. Il m’a ouvert la possibilité de faire de la recherche médicale dans l’esprit qui était le sien à l’époque, qui était totalement novateur. J'avais 28-29 ans donc assez tôt. Cela a été déterminant car ça m’a fait rentrer dans la recherche de la compréhension de la médecine, des maladies, la recherche du progrès médical. Je n'ai plus jamais abandonné cette orientation par la suite, et elle a été l’évènement principal à cette époque de ma vie.

- Est-il facile d’être à la fois un médecin et un chercheur ?
-Oui et non. Oui car certains le font. Nous avons par exemple à l’Académie des sciences plusieurs membres qui sont de très grands médecins et qui font de la recherche très novatrice. Non, parce que c’est très difficile : aujourd’hui les médecins sont accaparés par des horaires invraisemblables ; alors trouver le temps pour faire de la recherche et qui plus est de la bonne recherche, c’est très difficile.


-(...)


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